Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
http://angouleme.catholique.fr/13-janvier-2018

13 janvier 2018

La question de l’avenir de l’Église en Charente est posée avec actuellement l’étude des réponses de la consultation diocésaine. Le doyenné d’Angoulême-ville s’est interrogé plus précisément sur son organisation le 14 janvier autour de la notion de communauté chrétienne.


La consultation diocésaine sur l’avenir de l’Eglise en Charente est entrée dans une nouvelle phase. Les réponses commencent à être largement lues et doivent être analysées de près. Parmi les grandes questions sur lesquelles les chrétiens de Charente pouvaient s’exprimer : « De quelles communautés fraternelles sommes-nous en attente ? » Une question qui s’impose et qui s’inscrit pleinement dans la réflexion lancée plus précisément pour Angoulême et le Grand Angoulême dimanche 14 janvier. Les chrétiens sur place se sont retrouvés pour plancher sur l’avenir et l’organisation de l’Eglise localement.
« C’est un peu indépendant de la consultation, cette réflexion est en lien avec le départ des chanoines. Ce qui compte, c’est que nous commencions l’année 2018 avec la prise en compte véritablement de la consultation qui a eu lieu au dernier trimestre 2017. Avec le conseil presbytéral, nous avons vu le déroulement, le calendrier pour que cette consultation nourrisse des décisions et permette l’élaboration d’orientations très précises. Ce mois-ci, le conseil épiscopal, le bureau du conseil pastoral doivent lire toutes les réponses. Nous allons travailler en équipe pour pouvoir vraiment bien analyser ce qui est remonté », insiste l’évêque.

« La messe n’est pas le tout de la vie chrétienne »

La réflexion sur l’avenir de l’Eglise à Angoulême et sur le Grand Angoulême s’est en quelque sorte imposée suite à l’annonce du départ des chanoines de la paroisse du Sacré Coeur. « La communauté a décidé de se recentrer sur la prière et de se regrouper à Montbron. Pour nous, cette situation n’est pas si simple, parce que ce changement nous oblige à revoir un peu le fonctionnement pour le centre-ville d’Angoulême. Mais plus largement, la quatrième question de la consultation : « De quelles communautés fraternelles sommes-nous en attente ? », est valable pour tout le diocèse que nous soyons en milieu urbain ou rural. »
« A savoir que les communautés chrétiennes existent lorsqu’elles se rassemblent pour célébrer, pour partager avec ou sans prêtre. Bien sûr, les communautés souhaitent se rassembler -et elles ont raison- pour pouvoir célébrer l’eucharistie qui est la source et le sommet de toute vie chrétienne. Mais la messe n’est pas le tout de la vie chrétienne. Il va donc falloir que nous lisions avec intérêt les réponses apportées à cette question. Même lorsque le prêtre est un peu loin, lorsque la messe n’est pas régulière, comment animons-nous la communauté fraternelle ? C’est valable en milieu rural quand le prêtre n’est pas présent, mais je crois que c’est la même exigence pour une paroisse de ville. Par exemple, à la Cathédrale, nous pouvons penser qu’il y aura toujours très régulièrement la messe. Cela n’empêche qu’il y a cette exigenced’animer les communautés chrétiennes qui ne peuvent pas simplement être consommatrices en disant : j’attends de l’Eglise qu’on me donne les sacrements que je demande lorsque je les demande », explique Mgr Gosselin.
« Il y a cette exigence, je pense, dans la Bible. Dans les actes des Apôtres après la Pentecôte, c’est la constitution de la première communauté chrétienne qui est une communauté fraternelle. Elle est certes centrée sur l’eucharistie avec donc la nécessité d’avoir un prêtre, mais pas forcément tout le temps. Dans l’histoire de l’Eglise, si on arrive dans une période un peu plus désertique où nous ne pouvons plus assurer partout les eucharisties, la communauté chrétienne continue à exister. »

« Il faut véritablement considérer un ensemble »

Dimanche 14 janvier, une messe de doyenné Angoulême-ville a été célébrée au Sacré Coeur avec l’ensemble des paroisses. « L’après-midi, une réflexion est prévue autour de : comment animer notre communauté alors même que les événements nous obligent à revoir un peu le fonctionnement, ce qu’on veut demander à un prêtre. Il n’est plus possible simplement de fonctionner en paroisse isolée. La paroisse du Sacré Coeur n’est pas un îlot pour lequel il faudrait absolument retrouver un prêtre. Elle est intégrée dans un territoire urbain, Angoulême-ville. Et il est normal que l’Eglise y fonctionne davantage en grand secteur d’où la réflexion : comment allons-nous être une communauté chrétienne dans le centre-ville avec des eucharisties dans les différents lieux de culte ? Mais il s’agit véritablement de considérer un ensemble et de prendre la question par le bon bout », éclaire Mgr Gosselin.
« Même si les chanoines de Saint-Augustin étaient restés, il y aurait forcément cette réflexion sur le centre-ville d’Angoulême. La réflexion est nécessaire du fait même de cette consultation. Nous ne venons pas dimanche (le 14 janvier), pour faire des annonces particulières, nous venons pour que la communauté elle-même se prenne en charge et formule des demandes à l’Esprit saint dans les échanges, les réflexions. Cette journée correspond à une assemblée de doyenné où les chrétiens se rassemblent pour discuter un peu de l’avenir et pour chercher ensemble la volonté de Dieu. »
Le dimanche 14 janvier, la journée du migrant et du réfugié était aussi célébrée au Sacré Coeur à Angoulême et partout dans le monde. « Le Pape affiche une forte volonté. On ne peut pas simplement penser que ce flux migratoire peut passer à côté de chez nous. Il y a cette obligation d’hospitalité. Rappelons-nous que, certainement, un certain nombre d’entre nous a pu vivre un exode à un moment ou à un autre de sa vie, même en France. La France a toujours eu une histoire comme la Charente avec l’accueil de réfugiés espagnols, portugais, polonais. Ce n’est pas nouveau et les chiffres annoncés aujourd’hui sont très infimes par rapport à ce qui s’est passé après la Guerre. Le Pape rappelle cette exigence. Quand on voit un pays comme Le Liban dont le tiers de la population est émigrée, je pense que nous sommes suffisamment bien lotis pour pouvoir accueillir des gens qui sont en insécurité liée à la guerre ou aux conditions économiques », conclut l’évêque.

Erica Walter

En savoir plus

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

adresse Mgr Hervé Gosselin
Secrétariat : 05 45 91 86 89
226, rue de Bordeaux
16000 Angoulême
Mgr Gosselin
Secrétariat de Mgr GOSSELIN

NB : Les mails envoyés à l’adresse eveque chez dio16.fr ne sont plus consultés





-