Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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16 décembre 2017

Dans le cadre de la démarche de consultation diocésaine en cours, Mgr Gosselin a souligné le sens du 3ème thème. Il a donc évoqué la diminution du nombre de prêtres et les pôles missionnaires.


A la veille du 3ème dimanche de l’Avent, l’évêque aborde à nouveau le sens de cette période et la façon de bien vivre ce temps de préparation. « Noël est un lundi, ce qui veut dire que la 4ème semaine de l’Avent est très courte. Ce 3ème dimanche de l’Avent nous invite à continuer nos préparations, à faire évoluer nos crèches et à nous préparer intérieurement à cette venue du Sauveur. Il y a des événements dans les paroisses à droite ou à gauche comme l’accueil de la lumière de Bethléem dimanche (le 17 décembre). L’idée, c’est d’accueillir cette lumière comme on accueille le Sauveur, cette lumière de Bethléem qui traverse le monde et les siècles. Il est donc important pour nous de l’accueillir comme de se rassembler à Soyaux pour l’inauguration de la crèche. Un peu partout, il y a des événements qui nous montrent que nous évoluons et que nous nous préparons à Noël. »
La première étape de la grande consultation, portée par le diocèse auprès des chrétiens de Charente, s’achève. Les questionnaires devaient en effet normalement être remplis avant le 15 décembre. « Comme nous sommes généreux et miséricordieux et que votre avis nous intéresse, vous pouvez toujours mais rapidement nous envoyer votre questionnaire. Nous les attendons parce que toutes ces réponses doivent être reprises. Les deux premiers grands thèmes de la consultation sont un peu généraux, sur la parole de Dieu, l’importance de la prière. Il est question aussi de nous enracinés dans le Christ. Car comme nous le dit le Psaume 1 : si l’homme n’est pas enraciné en Dieu, il est comme un arbre qui se dessèche. Dans ce Psaume, nous voyons que l’arbre qui est près de la souche reste toujours vert quoi qu’il arrive. Restons donc greffés sur le Christ. En ce qui concerne la question 2, nous sommes appelés à travailler ensemble. D’où la question 3, pour une Eglise vivante, il nous faut partir des pôles missionnaires », éclaire Mgr Gosselin.

« Dans un territoire, comment organiser notre vie ecclésiale ? »

« On sent bien la raréfaction des prêtres. C’est vrai que le visage des communautés et de l’Eglise a beaucoup changé. Dans le diocèse, il y a 30 prêtres de moins de 75 ans en 2017, il n’y en aura que 24 en 2022. Face au nombre de prêtres qui diminue comment allons-nous réagir ? C’est une grave question, celle des vocations. Il y a encore des séminaristes heureusement, car l’Eglise est fondée sur l’eucharistie. Il n’y a pas d’Eglise sans eucharistie, il n’y a pas d’eucharistie sans prêtre. Ceci dit, dans un territoire, comment organiser notre vie ecclésiale ? En proposant, car c’est vital, que tous les chrétiens puissent participer à la messe. Cependant, il n’y aura plus cette proximité, parce qu’il n’y a plus assez de prêtres. En même temps, la communauté chrétienne se réunit pour l’eucharistie, mais pas uniquement. Elle doit aussi s’organiser et s’animer elle-même. Tout n’est pas à considérer en fonction du nombre de prêtres. Cela reste évidemment ma grande préoccupation que de permettre à tous les chrétiens de Charente, dans le meilleur des cas, de pouvoir aller pas trop loin pour assister à une messe. »
« Le maillage du territoire ne peut plus être assuré en proposant une messe sous chaque clocher. Ce n’est pas possible. Et serait-ce raisonnable de demander au Seigneur un prêtre pour une assemblée de 20 personnes ? C’est un droit des chrétiens que d’avoir la messe. Mais je pense que, quand on est suffisamment nombreux, il y a une vitalité aussi et c’est beaucoup plus appelant en termes de missions et de vocations. Nous sommes dans un virage de la vie de l’Eglise et il nous faut avoir ces pôles missionnaires qui ne sont pas tournés uniquement sur la présence d’un prêtre. Pourtant, il faut gérer cette question du manque de prêtres. Nos rassemblements aujourd’hui nous permettent-ils de vivre notre foi ? Quelles évolutions acceptons-nous de vivre ? Si on est prêt à faire 20 km pour aller au cinéma ou au supermarché, il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas le faire pour aller à la messe. En même temps, quand on n’a pas de voiture et qu’on ne peut pas bouger, il faut peut-être que les chrétiens s’organisent pour se déplacer. Quelles évolutions sommes-nous appelés à vivre et quelles solidarités pouvons-nous vivre dans tout le diocèse ? Cette question des pôles missionnaires est vraiment très importante pour avoir des centres qui rassemblent, qui soient vivants et appelants », insiste l’évêque.

Deux séminaristes admis pour le diocèse d’Angoulême

Pour cette consultation et l’analyse de ces questionnaires remplis par les chrétiens de Charente, un calendrier est établi. « Les bureaux des conseils presbytéraux, pastoraux vont partir avec toutes ces copies pour cette fin d’année. C’est en quelque sorte leur travail de Noël. Il va falloir que nous parcourions les résultats de ces questionnaires. Nous nous réunissons mi-janvier pour pouvoir élaborer déjà un premier texte d’orientation qui sera repris après le premier conseil presbytéral et qui sera envoyé à tous les délégués des paroisses. Les prêtres seront en effet chargés de choisir ces délégués qui participeront à la rencontre du 5 mai. Il y a donc un processus de remontée pour pouvoir élaborer un texte d’orientation qui va faire un autre aller-retour sur le territoire. Nous souhaitons ainsi aboutir le 5 mai à quelque chose de judicieux et qui donne des orientations précises. »
Samedi 16 décembre, deux séminaristes ont été officiellement admis pour le diocèse d’Angoulême. Il s’agit d’une étape dans leur parcours. « Avant les 6 ans de séminaire, il y a d’abord une année de propédeutique. Elle est obligatoire d’après les consignes romaines parce qu’elle permet au candidat de se poser des questions et d’avoir la formation de base. Après il y a l’entrée au séminaire et, une fois que le candidat a fait deux ans, il peut demander à faire son admission. L’évêque peut alors le reconnaître comme candidat officiel pour devenir prêtre. C’est donc ce que je vais faire, reconnaître François-Xavier Grandpierre et Maxime Petit comme des candidats officiels au cours d’une messe. Ils vont ensuite continuer leur formation, continuer leur discernement. C’est une réjouissance. Nous avons évoqué le manque de prêtres et j’annonce que deux séminaristes vont faire leur admission. Il y un autre séminariste qui est rentré en 1ère année à Bordeaux après une propédeutique en Bretagne et un autre séminariste à Orléans. Il y a donc 4 séminaristes actuellement en formation pour le diocèse d’Angoulême. On espère que d’autres vont suivre parce que les communautés chrétiennes ne peuvent pas se passer de prêtres. Nous demandons au Seigneur de nous envoyer les prêtres dont le diocèse a besoin », conclut Mgr Gosselin.

Erica Walter

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226, rue de Bordeaux
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Mgr Gosselin
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