Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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17 juin 2017

A l’occasion d’une rencontre avec les diacres, Mgr Gosselin aborde ce ministère. Il a aussi rappelé le sens de différentes fêtes en juin, notamment la Fête du Saint-Sacrement.


Samedi 17 juin, l’évêque a partagé du temps avec l’ensemble des diacres près de Cognac. « On se voit très régulièrement, au moins deux fois par an. C’est vraiment l’occasion d’un partage qui peut à la fois être libre et circonstancié dans la mesure où nous pouvons parler des événements de la vie de l’Eglise de Charente. Les diacres font partie de la diversité des ministères. Il s’agit-là d’un ministère de service qui montre l’importance du Christ serviteur par sa parole et aussi auprès des pauvres. Il ne représente pas simplement la célébration de la vie sacramentelle tournée vers le Seigneur, il y a aussi cette dimension concrète, pratique, d’accueil des pauvres et de prise en charge de ces pauvretés dont le Pape nous parle très souvent. Le diaconat s’exprime à travers les différentes histoires de chacun, par exemple dans un milieu professionnel ou dans l’accueil de ceux qui sont un peu plus aux périphéries. Ce diaconat a été mis en valeur par Vatican II, je crois qu’il y a une attention particulière à avoir pour ce ministère important ».
« Ce ministère peut être amené à évoluer mais pas dans le sens de remplacer les prêtres. Les diacres n’ont pas cette mission. Bien sûr, ils peuvent célébrer des mariages, des baptêmes. Il est important aussi que le diacre ait un ministère de prédication par les homélies. Il peut donc vraiment aider les prêtres de manière très concrète. Ceci dit, ce n’est pas un prêtre de substitution qui ne le serait pas tout en l’étant. C’est là où il y a toute une recherche aussi sur le diaconat, sur l’identité même du diacre, sa mission qui est complémentaire. Je rappelle que tous les prêtres et évêques sont ordonnés diacres au départ. Et cette dimension de service, nous devons la vivre. Mais, nous pouvons être appelés à vivre les choses autrement. Le diaconat rappelle donc aussi, au cœur même de la vie de l’Eglise, cette dimension de service auprès des plus pauvres. L’image toujours qui correspond, c’est le lavement des pieds. Les diacre se met au service de ses frères ».

« Avoir cet esprit d’adoration »
Le dimanche 18 juin, l’Eglise catholique était invitée à célébrer la Fête-Dieu ou Fête du Saint-Sacrement. « Juste après la Pentecôte, on peut voir combien on reste dans cette esprit de fête. Le temps dit ordinaire est ponctué, au moins au départ, par un certain nombre de fêtes. Peut-être que certains d’entre nous, plus âgés, ont des souvenirs comme moi. Dans les rues de Nantes, on fleurissait la chaussée, on faisait des parterres et le Saint-Sacrement, l’hostie consacrée à la messe, était emmené en procession. Nous le posions dans des reposoirs et chacun venait adorer le Seigneur. C’était aussi culturellement marqué par une époque. »
« Il peut y avoir encore aujourd’hui des processions du Saint-Sacrement et des reposoirs. L’important, c’est d’avoir cet esprit d’adoration. L’eucharistie ne va pas de soi dans la vie du chrétien. Que ce qui se donne à voir, à savoir un bout de pain et qu’on proclame : Jésus-Christ est Seigneur, il est là ressuscité. Avouez quand même que cela ne va pas de soi, ce n’est pas si simple. Or, je crois que c’est au cœur même de notre foi chrétienne. Dans la tradition de l’Eglise, il s’agit donc d’une fête tout particulière que cette Fête-Dieu parce que, d’une certaine manière, dans l’eucharistie, c’est la synthèse de tous les grands mystères du Christ. ll est venu parmi nous, il s’est fait l’un de nous, il a donné sa vie. Il y a donc la dimension de sacrifice. Il s’est fait nourriture pour que nous puissions manger et l’accueillir en nous. C’est aussi pour cette raison qu’il y a beaucoup de premières communions. Nous sommes dans la suite de la résurrection et du don de l’Esprit, donc de Pâques et de Pentecôte. Il faut célébrer cette grande fête avec beaucoup de joie. J’invite vraiment à avoir des temps d’adoration, de rester devant le Saint-Sacrement qu’il soit dans le tabernacle ou qu’il soit exposé. C’est vraiment toujours des lieux de grâce. On le voit, notamment dans les sanctuaires, combien le saint-sacrement exposé est source de beaucoup de paix, de joie. Le Seigneur ressuscité, nous le croyons dans la foi est présent et c’est donc une belle rencontre à faire vivre. Ceci dit, il faut que nous soyons de bons disciples et que nous continuions à nous former ».

« Il n’y a pas d’Eglise sans célébration de l’eucharistie »
« En lien avec les nominations qui sont déjà connues pour la rentrée, j’entends ce que disent les communautés : nous voulons l’eucharistie, c’est à dire la messe. Je crois que c’est très sain et très saint. L’eucharistie fait l’Eglise et l’Eglise fait l’eucharistie, il n’y a pas d’Eglise sans célébration de l’eucharistie. Tout ce qui tourne autour de la Fête-Dieu est vraiment essentiel à la vie de l’Eglise. C’est une fête particulière et on s’en réjouit. On pense que c’est en Jésus ressuscité, là, présent sur l’autel sous les espèces du pain. C’est donc adorer le Seigneur, on ne peut que l’adorer quand on est dans l’Esprit saint. Quand on adore Jésus ressuscité sur l’autel sous les espèces du pain, on se rappelle que, à la messe, on dit : par lui, avec lui et en lui, et que Jésus, lui, est toujours en offrande à son Père. A toi, Dieu le Père tout puissant, toute honneur et toute gloire, on s’adresse à Dieu ».
Le dimanche d’avant, le 11 juin, l’Église catholique célébrait la Fête de la Sainte Trinité. « Elle nous pousse à bien célébrer l’eucharistie. On peut voir dans la messe qu’il y a des moments où on s’adresse au Père, au Fils et à l’Esprit. Et pourtant, ce n’est qu’un seul Dieu. Lorsqu’on est en adoration, on adore le Dieu unique en trois personnes : Père, Fils et Esprit. Par le Fils présent, le Saint Sacrement, on adore le Père dans l’Esprit. C’est très complet. Vendredi (23 juin), ce sera la Fête du Sacré-Coeur. Là, on insiste davantage sur le cœur qui a tant aimé les hommes, c’est le cœur miséricordieux, le cœur ouvert de Jésus. On est dans la dynamique de cette spiritualité du cœur de Jésus. J’aime, dit Dieu et nous sommes invités, nous-mêmes, invités à reconnaître cette amour que Dieu a pour nous ».

Propos de l’émission de RCF Charente recueillis par Erica Walter

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226, rue de Bordeaux
16000 Angoulême
Mgr Gosselin
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