Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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18 novembre 2017

Mgr Gosselin est revenu sur le vol dans le Trésor de la cathédrale d’Angoulême et sur ce qu’il provoque. Il a également mis en valeur le projet de renouveau de l’Abbaye de Bassac.


Dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 novembre, des voleurs ont pénétré dans la cathédrale d’Angoulême pour accéder au Trésor. Sur place, ils ont volé la couronne de Notre-Dame d’Obezine et d’autres objets. Un acte qui a largement surpris. « Les voleurs ont cassé des vitraux à l’intérieur de la cathédrale. Il y a donc vraiment une transgression dans un lieu qui, pour nous, est sacré. On peut donc parler de sacrilège surtout que le vol semble avoir été très ciblé sur cette fameuse couronne de Notre-Dame d’Obezine. Pour les Charentais, elle représente une valeur. Evidemment, il y a la valeur marchande, mais surtout la valeur affective et spirituelle qu’il ne faut pas négliger. C’est par cette mutualisation, cette offrande des Charentais que cette couronne a pu être élaborée par un orfèvre avec des bijoux de famille, de l’or de famille. Ce vol provoque du coup vraiment un traumatisme pour beaucoup qui ont eu l’occasion de découvrir ce Trésor. Un lieu qui était vraiment centré sur la vierge-Marie et les atours que les Charentais voulaient lui donner ».
« Nous avons appris que c’est la 5ème couronne qui a été dérobée cette année en France, la plus réputée étant celle de Fourvière à Lyon en mai dernier. Nous ne savons pas si c’est un réseau, un collectionneur. L’enquête de police suit son cours. En tout cas, cette irruption dans un lieu sacré de manière un peu violente, avec de la casse (vitraux, vitrine), est traumatisante. Il y a vraiment le non-respect d’un lieu inauguré il y a un an seulement. Nous pouvons prier pour que cette couronne revienne parce qu’est sa place à Angoulême. Si c’est un collectionneur, il s’agit peut-être d’une bonne nouvelle parce qu’elle serait restée intacte », explique l’évêque.

« L’Eglise engagée dans cette aventure »

Dimanche 12 novembre était célébré le renouveau de l’Abbaye de Bassac à l’occasion des mille ans de sa consécration. Des dizaines de personnes étaient réunies avec les différents acteurs qui oeuvrent pour ce site. « Nous avons pu faire mémoire des fondateurs : un couple enterré dans l’abbatiale de Bassac. Il a favorisé l’érection de cet édifice et de cette abbaye avec, ensuite, la présence des moines pendant des siècles. Et comme ce site avait été fondé par l’évêque de Charente et de Charente-Maritime, nous nous sommes retrouvés avec Mgr Colomb. Nous avons tous pu entendre l’Association des amis de l’Abbaye de Bassac mais aussi la société civile immobilière qui permet d’être propriétaire d’un lieu... Et nous étions là pour la création d’une Fondation qui doit permettre de récolter des fonds pour la rénovation de ce lieu ».
« L’Eglise de Charente est engagée dans cette aventure, pas dans l’achat, ni dans la réfection et la rénovation du lieu, mais dans l’animation culturelle et spirituelle. Le diocèse participe à ce renouveau. Aujourd’hui, on parle de l’Abbaye de Bassac, Demeure du Temps. Ce thème du temps recouvre à la fois le temps qui passe, celui qu’il ne faut pas perdre, celui qui permet aux choses de venir à maturité et puis il s’agit aussi de prendre le temps soi-même pour pouvoir se poser et se reposer. Ce dimanche, toute une réflexion a été présentée. Un projet culturel permettra d’aborder ce thème du temps et, en même temps, une équipe porte la dimension de spiritualité avec notamment le couple Troucelier qui a été envoyé en mission pour pouvoir faire une présence d’Eglise aussi dans ce lieu. Parce que je pense que si cette Abbaye de Bassac a une âme, il ne s’agit pas seulement de faire des animations, mais de conserver cette âme en y mettant de l’Esprit. Il ne s’agira pas forcément d’un lieu de culte, mais de retraite, de rassemblement. Tout un projet est encore en réflexion que le diocèse suit avec beaucoup d’attention comme partenaire et partie prenante. Dimanche, la célébration dans l’abbatiale a aussi évoqué ce renouveau possible. S’il y avait des moines qui avaient été prêts à venir, nous aurions été ravis. Nous voulons dans tous les cas que cette Abbaye garde une âme et une âme chrétienne d’adoration, d’accueil, de réflexion », insiste Mgr Gosselin.

« Continuer les efforts... »

Le conseil presbytéral se tenait les mardi 21 et mercredi 22 novembre... « dans la prolongation de tout ce que nous vivons déjà depuis plusieurs mois. Depuis septembre, ce qui est nouveau, c’est le lancement de la consultation diocésaine que nous avons voulu faire suite au dernier conseil presbytéral. Tous les chrétiens de Charente et plus largement ceux qui attendent quelque chose de l’Eglise peuvent répondre à un questionnaire sur le site du diocèse. Cette consultation est une partie importante de cette réforme que nous mettons en place. Mardi et mercredi, l’ensemble des prêtres en responsabilité et des représentants des prêtres retirés, nous allons travailler, accueillir le comité de pilotage avec le conseil pastoral pour écouter leur diagnostic et leurs préconisations. »
« Beaucoup d’améliorations sont en cours, nous voulons les poursuivre et continuer les efforts pour ne pas vivre au-dessus de nos moyens comme il semble que nous le faisions depuis des années. Un bilan financier sera présenté avec des suggestions du comité de pilotage. Mais ce n’est pas le comité de pilotage qui décide. Il nous met devant nos responsabilités avec des choix à faire, en particulier au niveau de l’immobilier avec peut-être des bâtiments qui ne servent pas assez pour pouvoir les rentabiliser. Il est question aussi des frais de fonctionnement où il faut se serrer un peu la ceinture, de mettre ensemble des moyens financiers, il faut encore renforcer cette dimension », souligne l’évêque.
« Les choix se font avec les différents conseils autour de l’évêque et ces conseils sont éclairés par l’avis de tous les chrétiens. Mais le plus important reste la mission de l’Eglise qui s’élabore avec le conseil presbytéral. Malgré tout nous ne pouvons avoir d’initiatives si nous ne sommes pas réalistes. Il faut qu’on mette en regard nos dépenses et les moyens que nous avons. Le but, c’est d’avoir de plus en plus de moyens pour faire de mieux en mieux en fonction de nouveaux profils, de nouveaux contextes du monde, de l’Eglise, de toutes les forces et faiblesses que nous avons. C’est une analyse que nous voulons avoir. Cette situation concerne tout le monde, j’encourage les chrétiens de Charente et ceux qui ont avis sur la vie de l’Eglise à donner leur avis grâce à un questionnaire pour participer à cette réforme », conclut Mgr Gosselin.

Erica Walter

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adresse Mgr Hervé Gosselin
Secrétariat : 05 45 91 86 89
226, rue de Bordeaux
16000 Angoulême
Mgr Gosselin
Secrétariat de Mgr GOSSELIN

NB : Les mails envoyés à l’adresse eveque chez dio16.fr ne sont plus consultés





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