Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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20 janvier 2018

Mgr Gosselin a fait le point sur la consultation diocésaine et la phase d’analyse des réponses en cours. Il a aussi rappelé toute l’importance de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens et invité chacun à se saisir des questions de bioéthique dans le cadre de la révision de la législation.


Le conseil épiscopal et les bureaux du conseil pastoral et du conseil presbytéral ont commencé à se pencher de façon précise sur les retours de la consultation diocésaine centrée sur l’avenir de l’Église en Charente. Ils y ont consacré deux journées dans la semaine du 15 janvier. Au total, plus de 200 réponses collectives et individuelles, parfois très fournies, ont été renvoyées. « Il faut donc prendre le temps. Nous nous sommes mis en petites équipes et nous avons pris au sérieux tout ce que nous avons pu lire. Nous avons fait une première synthèse, ce qui ne veut pas dire que nous n’allons pas revenir aux textes originaux. Il y a des réponses très intéressantes. Je remercie vraiment les personnes et les équipes qui ont pris le temps de répondre, mais c’est inégalement réparti suivant les secteurs. Ce qui est un peu dommage pour ceux qui n’ont pas répondu. Les synthèses que nous pourrons formuler seront accessibles à ceux qui veulent voir tout ce qui s’est dit avec des idées très intéressantes. Suite à cette lecture, nous allons refaire un texte qui sera repris après par le conseil presbytéral et les différents conseils. Nous avançons bien, nous avons respecté notre calendrier. »
Pour l’évêque, à partir de cette consultation, le lien se fait facilement avec la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens qui se vit du 18 au 25 janvier. « Nous cherchons en effet à faire l’unité diocésaine. Avec la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, nous parlons de l’oecuménisme. Je crois que c’est une priorité que Jésus nous a donnée. Dans la prière sacerdotale (chapitre 17 de Saint Jean), nous lisons ce que Jésus dit avant de mourir : "qu’ils soient un comme nous sommes un, Père". Cette préoccupation de l’unité de l’Eglise est pour lui majeure. D’ailleurs il le dit : "Que tous soient un pour que le monde croie" », rappelle Mgr Gosselin.

« Il y a la diversité, mais il n’y a qu’un seul Dieu »

« Je crois que si nous voulons avoir une évangélisation féconde, il nous faut toujours chercher le chemin de l’unité. Les divisions avec nos frères protestants, nos frères orthodoxes sont des facteurs qui nuisent à la propagation de la Bonne nouvelle. C’est vraiment une nécessité que de rechercher l’unité. Cette Semaine de prière est faite pour nous rappeler cette priorité avec, par exemple, la remise des prix de la BD chrétienne et oecuménique. Pour nous en Charente, c’est aussi l’occasion de nous rencontrer davantage, mais il s’agit bien d’une question permanente. Rechercher l’unité nécessite de la part de tous les chrétiens une conversion. Si tout le monde regarde vers le Christ et va vers lui, nos divisions vont un peu disparaître. Il y a la diversité, mais il n’y a qu’un seul Dieu. Plus nous nous rapprochons, plus nos divisions diminuent. Mais nous devons vraiment prier pour l’unité, parce que l’unité est un don de Dieu. Il n’est pas question simplement de dire : on va se retrouver avec un médiateur, on va analyser nos conflits. Certes, il faut de la réflexion, mais ce qui est très important, c’est d’être abandonné à ce que le Seigneur veut faire en nous. C’est lui qui fera notre unité. »
A Jarnac, Barbezieux, Montmoreau, des groupes de chrétiens se retrouvent de façon plus ou moins régulière. Des initiatives qui satisfont l’évêque. « Il faut aller vers les autres chrétiens parce que ce qui nous réunit est plus fort que ce qui nous divise. Dans la vie de l’Eglise, il y a pu avoir des époques dramatiques où le frère était considéré comme un ennemi qu’il fallait faire disparaître. L’Esprit saint nous invite au contraire à nous rencontrer. Ce qui ne veut pas dire que nous devons nous retrouver sur le plus petit dénominateur commun. Mais nous devons aussi rendre compte au frère chez qui nous allons,de la richesse qui est en nous », insiste Mgr Gosselin.

« C’est une question de vie ou de mort »

Jeudi 18 janvier, le comité consultatif national d’éthique a lancé les états généraux sur la bioéthique avec des questions nombreuses et larges. « Il faut les aborder avec beaucoup de sérieux. Je pense que ces questions doivent intéresser tout le monde. Nous avons le devoir de nous informer parce que l’enjeu est excessivement important. S’il y a 5 ans, le législateur a dit : dans 5 ans, nous réviserons les lois pour voir si elles sont correctes, c’est qu’il sent bien que ces questions touchent à des dimensions essentielles. On touche à l’humain, à sa reproduction, à l’identité même de l’homme. C’est un sujet excessivement important. Nous ne pouvons pas laisser le législateur ou le scientifique décider pour nous. C’est une question de vie ou de mort. Engageons-nous donc aussi comme chrétiens. Nous avons une vision de l’homme qui nous a été communiquée par l’Evangile, par le Christ et nous voulons défendre tous les hommes y compris les plus fragiles. Quand vous faites la liste de tout ce qui est considéré dans la révision de la loi de bioéthique, chaque sujet mériterait d’être développé à part entière. Mais que va-t-on faire ? »
Des débats locaux, régionaux doivent être organisés sur le sujet. Le samedi 20 janvier, Mgr Gosselin participait à un séminaire de bioéthique à Paris. « Il y a une commission mise en place par les évêques pour ces questions. Des représentants de chaque diocèse se retrouvent au séminaire pour entendre les débats. C’est quoi la bioéthique ? C’est la vie. Que faut-il faire pour bien faire lorsqu’il est question de l’homme ? C’est capital. Ce sont des questions très importantes. Elles nous concernent chers frères et chères sœurs chrétiens. Il n’y a pas de bonne nouvelle et d’évangélisation sans qu’on prenne à bras le corps ces questions. »
« Peut-on attaquer l’homme dans ce qu’il est profondément ? Peut-on le changer génétiquement sans même savoir qui il est et faire des expériences sur l’homme, sur les embryons ? Tout est possible mais tout est-il permis ? C’est la question du bien et du mal, des choses qui sont bonnes ou pas. C’est cela l’éthique. Toute société, tout groupe détermine ce qui est bien et mauvais pour lui. D’où cette réflexion à laquelle nous sommes tous invités. L’Eglise n’est pas contre le progrès, il y a des progrès qu’il faut absolument encourager. Mais ce n’est pas parce que c’est scientifiquement possible qu’il faut que ce soit réalisé », conclut l’évêque.

Erica Walter

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