Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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25 novembre 2017

Le conseil presbytéral s’est réuni pendant deux jours et a travaillé sur la situation économique du diocèse. Mgr Gosselin a participé à l’assemblée générale du Renouveau le 26 novembre, jour où l’Eglise fêtait le Christ Roi.


Les 21 et 22 novembre, le conseil presbytéral s’est réuni comme il le fait deux fois dans l’année. Il rassemble, autour de l’évêque, les prêtres en responsabilité avec des représentants des prêtres retirés. L’ordre du jour était le bilan économique de la vie du diocèse présenté par un comité de pilotage extérieur qui aide et conseille l’Eglise de Charente. Le conseil pastoral, les différents responsables de service donc, était aussi présent pour entendre ce bilan et les préconisations. « Nous vivions au-dessus de nos moyens. Nous n’avons donc plus de réserve et il y a donc une nécessité d’agir très rapidement. Ce qui a été un peu facile d’économiser a déjà été fait. Maintenant, il faut rentrer dans des actions un peu plus difficiles au niveau des structures, de l’équipement. Nous pouvons espérer que, avec cette belle lancée, nous puissions d’ici deux ans remettre les comptes à l’équilibre. Il s’agit de ne pas dépenser plus que nous gagnons. Nous espérons que le diocèse arrivera à cette équilibre dépenses-recettes en dépensant moins et en essayant aussi que les chrétiens se sentent plus responsables pour partager davantage pour la vie de l’Eglise ».
« Le comité de pilotage nous a fait des préconisations pour envisager encore des économies possibles. Il est notamment question de savoir si l’équipement correspond bien à nos besoins. On a fait un budget pour 2018 avec des dépenses maîtrisées et nous avons désormais des indicateurs pour nous alerter. Ils ont été mis en place par le service comptabilité et gestion du diocèse avec un travail remarquable. Tous les 3 mois, nous pouvons ainsi évaluer nos actions pour ensuite ralentir ou accélérer. Tout est organisé de telle manière que nous puissions davantage se donner à la mission, à l’évangélisation, à toutes les activités pastorales. Tout ce qui est fait dans le diocèse est ordonné. C’est ce que disait Jean-Paul II : l’Église existe pour évangéliser. Nous voulons évangéliser et toutes nos structures sont dans le but d’adapter nos moyens au but que nous nous fixons », explique Mgr Gosselin.

Des décisions à prendre après réflexion

« Des mesures ont déjà été prises. Des actions ont été un peu gelées, mais nous ne pouvons pas le faire trop longtemps. Il faut aussi que nous reprenions des investissements, des travaux d’entretien. Nous les avions freinés pour pouvoir trouver les économies possibles, par exemple, sur des bâtiments qui pourraient ne pas trop servir. Il vaut peut-être mieux que nous les vendions parce qu’un bâtiment a une valeur. Mais une fois qu’on l’a vendu, nous ne l’avons plus, en revanche, nous n’avons plus les charges liées à ce bâtiment : compteurs, assurances, impôts. C’est à évaluer. Le conseil presbytéral a accueilli ce bilan, les préconisations du comité de pilotage. Nous réfléchissons sur ce que nous devons faire et nous attendons la consultation de tout le peuple de Dieu pour croiser l’ensemble des éléments pour que les conseils puissent arriver à prendre des décisions. Les financiers et le comité de pilotage ne décident pas. Ils disent : voilà ce qui est possible, à vous de choisir quelles économies et dans quel but. Rappelons que nous faisons des économies pour dépenser mieux après. »


Mgr Gosselin participait les 25 et 26 novembre à l’assemblée générale du Renouveau charismatique à Nouan-le-Fuzelier dans le diocèse de Blois. Au niveau de la Conférence des évêques de France, il est nommé au conseil des mouvements et association de fidèles et plus particulièrement chargé de l’accompagnement du Renouveau avec Mgr Scherrer, évêque de Laval.

« Nous avons beaucoup insisté, lors de la dernière assemblée à Lourdes, sur le fait que ces activités extérieures de nos diocèses font vraiment partie intégrante de la vie d’un évêque. Elles élargissent aussi les horizons et permettent de travailler avec d’autres évêques. Le Renouveau charismatique est comme un monde, c’est une très grande réalité à tel point que l’Eglise la reconnaît en demandant à des évêques de l’accompagner. Le Renouveau a fêté ses 50 ans à la Pentecôte 2016 à Rome avec le Pape François et représente aussi bien des groupes de prière charismatique que des grandes ou petites communautés. Toutes ces réalités se retrouvent une fois par an pour une assemblée générale. Le Pape rappelle que le Renouveau charismatique n’est pas un mouvement, mais c’est la grâce qui est donnée à toute l’Église ».

Etre présent auprès du Renouveau et le représenter

« Comme sur tous les autres mouvements et réalités de la vie de l’Église, les évêques sont chargés de veiller sur le Renouveau, ce qui ne signifie pas inspecter ou surveiller. Cela signifie simplement être présent, représenter l’Église hiérarchique, rappeler l’ecclésiologie, peut-être entendre aussi, s’émerveiller de tout ce qui se passe. Ma mission donc consiste à être, au nom des évêques, présent auprès du Renouveau charismatique. Il s’agit aussi, en assemblée d’évêques, de représenter le Renouveau charismatique et de pouvoir dire à mes frères : voilà ce qui se passe, voilà peut-être des problèmes et des signes importants de l’Esprit saint dans la vie de l’Église aujourd’hui. C’est ce double mouvement. »


Le dimanche 26 novembre, l’Eglise fêtait le Christ Roi. Mgr Gosselin a pris le temps de situer le sens de cette fête.

« Je crois que ce qui est important, c’est de bien finir l’année liturgique. Nous allons jusqu’à la fin et nous fêtons le Christ Roi, autrement dit nous fêrons la victoire du Christ et la victoire de l’amour sur tout ce qu’on voit d’un peu déprimant, d’un peu inquiétant voire angoissant. Il faut se rappeler que le Christ est victorieux de tout cela. Cette victoire est effective, même si nous n’en mesurons pas forcément son ampleur. Mais il est important de bien célébrer cette fête. Quand on est chrétien, on sait que l’histoire se termine bien. Nous croyons que l’amour aura le dernier mot. Et l’amour ne disparaîtra jamais comme le dit Saint Jean. C’est très pédagogique : on termine l’histoire et après on recommencera au début pour reprendre un peu tous les événements. Tous les textes nous orientent vers les fins dernières car ce monde passe. Un jour le monde s’arrêtera, mais en fait il ne s’arrêtera pas, car je crois que quelque chose nous attend. C’est ce que le Christ est venu nous apprendre. Alors réjouissons nous et célébrons la victoire du Christ ! Le Christ Roi n’est pas une royauté qui écrase, mais le roi de gloire que nous adorons, c’est celui qui s’est mis au service de tous en donnant sa vie sur la croix. Et la semaine prochaine, on recommence l’histoire avec joie avec l’Avent », conclut Mgr Gosselin.

Erica Walter

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Secrétariat : 05 45 91 86 89
226, rue de Bordeaux
16000 Angoulême
Mgr Gosselin
Secrétariat de Mgr GOSSELIN

NB : Les mails envoyés à l’adresse eveque chez dio16.fr ne sont plus consultés





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