Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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2ème rencontre de Carême 2018

Rencontre le lundi 5 mars 2018 à Chasseneuil
« Se Lier »
Afin de mieux prendre conscience de nos stéréotypes et préjugés, et y réfléchir ensemble, nous proposons un jeu :
Par groupe de 2 ou 3 personnes, chaque équipe choisit un citron.
Chacun décrit les caractéristiques de « son » citron.


Vivre le carême 2018 avec le CCFD
Avec nos différences, tissons ensemble une terre solidaire

Rencontre le lundi 5 mars 2018 à Chasseneuil
« Se Lier »

Afin de mieux prendre conscience de nos stéréotypes et préjugés, et y réfléchir ensemble, nous proposons un jeu :
Par groupe de 2 ou 3 personnes, chaque équipe choisit un citron.
Chacun décrit les caractéristiques de « son » citron.
Une fois tous les citrons remis dans la corbeille, chaque équipe doit retrouver « son » citron avec ses caractéristiques.
Est introduit alors, un kiwi dans la corbeille au milieu des citrons.
-  Selon vous, que doit ressentir ce kiwi ?
-  Comment les citrons pourraient-ils l’accueillir ?
Cela permet de prendre du recul et de réfléchir à des situations où nous avons vécu cette discrimination, ou fait vivre à quelqu’un cette discrimination.

Selon vous que doit ressentir le kiwi ? Nous demandons une réponse perso avec le « je » :
• Je suis tout seul !
• S’il n’a pas de miroir, il ne sait pas comment il est…
• Un homme à la peau noire au milieu d’homme blanc.
• Comment aborder l’autre groupe ?
• J’ai de la chance, je suis différent (plein de poils)
• La peur de ceux qui m’entourent.
• Ils sont différents, pas comme moi… !
• « Que des étrangers sur le marché ; je me suis sentie seule, je suis partie ! »
• Je vais essayer : en écoutant, en discutant…
• Le kiwi marron va s’habiller en jaune…
• Je suis fier d’être différent, et insiste pour me faire accepter tel que !
• « Je suis joyeux et vous non !! » (faire ressortir ses qualités personnelles)
• Le sourire passe partout, même s’il semble « béat ou bête », même si nous ne parlons pas la même langue, le sourire passe bien.
• Je me sens inférieure

Comment les citrons pourraient-ils l’accueillir, le kiwi ?
o Il faut que le kiwi change !!
o Se poser la question : d’où il vient ? Pourquoi est-il là ?
o L’inviter à manger à la maison.
o Nous sommes tous d’une même famille : accueillir la différence de l’autre tel qu’il est.
o Trouver des points communs.
o Nous somme de la même Humanité même si nous sommes différents : c’est une richesse.
o L’inviter chez moi : manger, discuter pour connaitre nos centres d’intérêts communs !
o C’est au citron d’aller vers…
o Accepter nos différences et celles de l’autre.
o Accepter dans mon hameau, dans mon village, l’arrivée de nouveaux venus. Par exemple : les retraités de retour dans le village natal, les anglais ne parlant pas le français, les personnes d’un autre milieu social ou ayant une autre culture…
o Faire tomber les murs qui nous entourent…
o Ce sont les préjugés qui mettent la barrière. Ils sont construits par une culture qui fait peur. Dans certains établissements scolaires, les différences sont difficiles à accepter…
o Dans une famille, nous avons tous des points communs et des différences. C’est la vraie fraternité ! Avec le regard vers le Seigneur, nous sommes tous « créature » de Dieu. Si chacun ne se reconnait pas « créature », c’est difficile de s’accepter différents. Dans une communauté chrétienne, si on n’arrive pas à s’accepter les uns les autres, c’est encore plus difficile s’il s’agit d’un autre pays, une autre couleur de peau, une autre culture… Il est difficile d’aller vers ‘’l’autre’’, mais quand nous vivons des choses fortes entre nous, ‘’l’autre’’ sera attiré par quelque chose de bon.
o 2 Kiwis se trouvent ensemble ; les citrons disent « on est envahi ! »

Nous avançons dans la discussion, à travers des témoignages personnels :
 Des Serbes, orthodoxes, arrivés à Cellefrouin ont eu du mal avant d’être accepté (pneus crevés…)
 Un enfant avec des difficultés pour lire, jouer avec les autres est laissé de côté à l’école. Il est puni à cause de ses camarades. En groupe de caté, est abordé le thème de la justice…Les enfants ont été touchés... « On n’est pas gentils avec lui… »
Ils ont changé d’attitude.
 A l’épicerie sociale, j’ai travaillé avec un étranger pour dégermer des pommes de terre...Après un long silence, les échanges ont créé des liens : une amitié est née.
 Tout le monde ne peut pas faire çà : nous avons chacun nos tempéraments.
 La solitude est terrible. Nous pouvons mettre en relation une personne avec une autre. Et ainsi lui faire connaitre d’autres personnes.
 Des soirées en commun ‘’anglais – français’’ n’intéressent pas.
 Faire la « Fête des Voisins » permet de rapprocher voire lier. Dans mon village, après quelques années conviviales, des conflits ont stoppé cette fête originale.
 Malgré nos différences, en usine, il faut travailler ensemble pour que ça marche !
 J’ai habité 30 ans en Angleterre : on vivait isolés. On se recevait beaucoup entre français : nous n’avions pas la même culture.
 A Vietnam ou Cambodge ?... Accueillir : ça se passe très bien sans problème de langue
 Les préjugés, s’acquièrent en vieillissant, influencé par les évènements de la vie, par l’information des médias…
 Les jeunes sont l’avenir. Ils accueillent plus, car ils sont nés dans cet esprit où il y a plus d’étrangers, de mélange de cultures.
 Nous sommes plus ou moins ouverts, selon notre classe sociale, notre éducation. Ce n’est pas une question d’âge, ni de religiosité… ( ?)
 par notre instinct, on supporte peu naturellement les différences avec les autres. Notre culture chrétienne nous façonne avec un effort.
 On a été formaté comme ça : la société a du mal à accepter l’étranger ! Il y a la mondialisation. Le Populisme augmente : les français d’abord !
C’est une question d’être : sa personne
 Etre chrétien : c’est se poser la question !
 Comment Jésus a accueilli l’étranger ?
 La place de la Parole de Dieu.
 Le problème n’est pas qu’on rejette l’étranger.
On nous impose d’accepter leur culture et leur religion. Les extrémistes montent en flèches.
« Nous ne sommes pas ouverts, nous ne sommes pas bons »on nous donne le mauvais rôle ! On se cache derrière le problème de l’étranger ! Dans certains quartiers on ne rentre pas sans voile et si on ne parle pas arabe ; les forces de l’ordre n’y rentent pas ! Aujourd’hui, on nous impose des imams qui ne parlent pas le français sur le territoire français ; une école coranique se monte…
 Si la religion reste ancrée dans son berceau, on peut partager entre nos différentes cultures.
 Nous avons tous une histoire d’une civilisation ancienne.
 « Pierre, Mohamed , David et les autres » : mettre en œuvre des projets culturels, des projets éducatifs et des actions citoyennes permettant de sensibiliser un maximum de publics, pour un meilleur vivre ensemble dans le respect des religions et des opinions politiques de chacun ; instaurer un dialogue entre personnes de générations et cultures différentes ..
 En ville, c’est une autre vie : il faut accepter la culture et les différences, mais pas tout accepter.
 Les valeurs évangéliques créent des rencontres. Sur KTO, un prêtre ouvrier paysan de la mission de France à Tibhirine en Algérie, continuent d’être présent.
 C’est une présence aimante du Christ en Algérie
 Ex : une femme française de 52 ans travaillant dans la magistrature quitte son marie dans la gendarmerie. Sans ressource, elle retourne chez sa mère de 92 ans. Elle trouve du travail dans un cabinet médical comme femme de ménage. Malade, elle ne peut payer ses soins. Lorsqu’elle demande une aide auprès de la mairie, on lui répond que l’aide n’est que pour ceux qui ont une carte de séjour. Elle a été retrouvée morte…
 Savoir être fier de ses racines, et aller plus loin.

 Le CCFD n’est pas là pour défendre des causes perdues, mais croire en l’homme !! par des chrétiens missionnés pour faire du développement dans les racines de ce monde. Adriana, brésilienne viendra témoigner, défendre « La Souveraineté Alimentaire » avec une interprète portugaise à St Claud le vendredi 23 mars à la salle municipale à 18 h.
 Pour moi, le kiwi, c’est le Christ Jésus !

Prochaine rencontre lundi 12 mars à 17h 30
à la salle paroissiale de Roumazières : « Se donner » et « s’élever »

Rencontre salle municipale le vendredi 23 mars à 18h à 20h avec Adriana,
une responsable brésilienne de l’agro-écologie
de l’organisation AS-PTA, partenaire du CCFD-Terre Solidaire.
« La souveraineté alimentaire »
Avec un pique-nique tiré du sac.

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adresseParoisse de Notre-Dame des Terres en Haute-Charente
05 45 71 12 44
paroisse.notredamedesterres chez orange.fr
Adresse Postale :
Rue de la Chapelle
16270 ROUMAZIERES-LOUBERT
Curé : Père Martial Leblanc

Permanence de Chasseneuil sur Bonnieure :
Mercredi et Vendredi de 8h30 à 12h

05 45 71 12 44
Mireille Maury
14, place de l’église
16260 CHASSENEUIL-SUR-BONNIEURE

Permanence de Roumazières :
Mardi et Jeudi de 8h30 à 12h

05 45 71 12 44
Mireille Maury
Rue de la Chapelle
16270 ROUMAZIERES-LOUBERT

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