Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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3 février 2018

Mgr Gosselin a évoqué la fête de la Chandeleur et la dimension de soumission. Il a aussi récemment participé au Conseil pour les mouvements et associations de fidèles, l’occasion d’aborder certaines réalités.


Le vendredi 2 février, chacun pouvait fêter la Chandeleur, la fête des chandelles. « Nous sommes donc vraiment sortis de ce temps de Noël, 40 jours après le 25 décembre. La Chandeleur est une fête importante. Au départ, il s’agissait d’une fête romaine, la fête des chandelles pour le dieu Pan et elle a été christianisée. Le vieillard Siméon reconnaît, dans les bras de ses parents, Jésus comme la lumière du monde. C’est cette soumission réciproque qui, je pense, fait partie de toute relation, une relation d’amour, d’alliance entre les dieux et les hommes. D’une certaine manière, Dieu se fait aussi dépendant. »
« La soumission est un beau mot pour parler de la Chandeleur. Quand ils vont au temple, ils se soumettent à la volonté de Dieu. Siméon se soumet à ceux qui arrivent. Jésus se soumet dans les bras de ses parents. Le 2 février est aussi la fête de la vie consacrée. On se soumet à quelqu’un d’autre. La Chandeleur porte ce très beau message. Mais ce message est peut-être ce que nous avons le plus de mal à vivre aujourd’hui : être soumis à quelqu’un d’autre pour pouvoir se réaliser. Or, c’est capital dans la vie de l’Eglise. On peut entendre la soumission comme une forme d’esclavage, ce qui n’est pas le cas. Il faut l’entendre dans le sens d’être dépendant dans l’amour. C’est la fête de la consécration, c’est rendre sacré. C’est s’abandonner à la volonté de Dieu et à un amour qui développe et personnalise, plus que quelque chose pour contraindre et dominer. Soumission, je l’entends comme positif », affirme l’évêque.

« On engage plus que son mouvement, on engage l’Eglise »

Lundi 29 et mardi 30 janvier, Mgr Gosselin participait au Conseil pour les mouvements et associations de fidèles à Paris. Un thème guidait ces journées : « La prise de parole en public ». « Quand on est dans un mouvement ou une association de fidèles, prendre la parole en public n’est pas simplement parler en son nom, c’est parler au nom de son mouvement. Et quand on est un mouvement, il s’agit donc d’une parole d’Eglise. On engage plus que son mouvement, on engage aussi l’Eglise. L’idée, c’est de favoriser cette prise de parole dès qu’elle va dans le débat public et de voir les conditions dans lesquelles chacun peut parler en son nom personnel dans certains lieux et si on s’exprime au nom d’un mouvement, savoir qu’on représente plus que soi. C’est important non pas simplement pour se mettre des filtres mais pour pouvoir répercuter la parole de l’Eglise ».
« Il y a une diversité qui peut s’exprimer dans l’Eglise. Mais si quelqu’un veut dire en Eglise que Jésus n’est pas fils de Dieu, on est hors de ce qui nous rassemble tous. Différentes sensibilités peuvent quand même s’exprimer. Il y a vraiment une grande diversité dans l’Eglise, elle est voulue par Dieu et elle est aussi le signe de l’Esprit car Dieu diversifie d’une certaine manière. L’idée, ce n’est donc pas une pensée unique. En même temps, il y a le dogme qui n’est pas quelque chose de contraignant mais de libérant. Il y a donc cette idée de : on parle au nom de l’Eglise pour dire tous la même chose, mais il peut y avoir des sensibilités au sein même de l’Eglise », souligne l’évêque.

La diversité des mouvements

Certains évêques sont présents pour ce Conseil pour les mouvements et associations de fidèles. « Avec Mgr Scherrer, je suis chargé plus particulièrement du Renouveau. Nous donnons des échos et nous entendons aussi des attentes des mouvements que nous accompagnons. C’est un lieu où nous pouvons accueillir aussi la parole des aumôniers. Nous avons une rencontre où nous avons continué à développer le thème : la prise de parole en public. C’est un lieu aussi où tous les mouvements se rencontrent avec toutes ces réalités d’Eglise représentées. »
« Dans notre diocèse, je trouve qu’il manque des mouvements. Le scoutisme est par exemple une très grosse réalité en Charente. Mais le MEJ, mouvement eucharistique des jeunes, ou le MRJC, mouvement rural de jeunesse chrétienne, n’existent pas dans le diocèse. Il peut y avoir des mouvements dans lesquels on se sent plus à l’aise. Je crois que c’est important qu’il y ait cette diversité proposée à tous les chrétiens, également dans des mouvements d’adultes. Au niveau de la Conférence des évêques, nous repérons aussi qu’il y a une grande attente au niveau formation et accompagnement. Nous avons en effet des difficultés pour trouver des accompagnateurs et des aumôniers nationaux pour tous les mouvements. Cela pose le problème de l’accompagnement de ces mouvements et de la formation nécessaire. Les formations peuvent être assurées par les mouvements eux-mêmes mais on repère que, malgré tout, il y a des attentes. Comment faire ? Ce sont des questions que nous nous posons ensemble », conclut Mgr Gosselin.

Erica Walter

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226, rue de Bordeaux
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Mgr Gosselin
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