Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Parole à notre évêque, 3 mars 2018

Parole à notre évêque, 3 mars 2018

Le travail à partir de la consultation des chrétiens en Charente se poursuit. Un texte est en cours d’écriture. Mgr Gosselin a expliqué le sens du titre qui lui a été donné : Pour que rien ne se perde.


Mardi 27 et mercredi 28 février, le conseil presbytéral et le conseil pastoral se sont retrouvés ensemble à la Maison diocésaine. Avec l’évêque, tous les membres ont travaillé sur la réflexion concernant l’avenir de l’Eglise. « C’est un travail en commun avec la volonté de faire des passerelles. Cette rencontre représentait une étape importante. Suite à la consultation diocésaine et à la synthèse, une première rédaction de texte avait été faite et avait été proposée. Cette rencontre a été un moment d’appropriation du texte, puis de discussions, de réflexions, d’amendements. Il faut en effet revoir la copie, en la reprécisant. »
« Il s’agit d’un moment important, dans le cadre de la consultation diocésaine, que de pouvoir parvenir à des orientations diocésaines précises. Nous pensons y arriver dans l’année avec des orientations en application à partir de septembre. La prochaine étape consiste à ce que les prêtres puissent donner le texte des orientations à des délégués pour chaque secteur. Ils seront invités à répondre à un questionnaire sur des applications pratiques. Leur travail sera remonté pour la journée du 5 mai pendant laquelle se vivra un temps diocésain rassemblant des délégués et des prêtres. La journée se conclura à la Cathédrale pour tout le diocèse avec la réception de ce texte d’orientations qui aura été mûri à partir de ce que les chrétiens ont pu formuler de leurs attentes, espérances et souffrances », éclaire Mgr Gosselin.

« Il faut développer ce que nous avons reçu »

Un nom, provisoire ou définitif, a été donné à ce texte : Pour que rien ne se perde. « Cette phrase se trouve dans l’Evangile de Matthieu à propos de la multiplication des pains lorsque Jésus demande de ramasser tous les morceaux qui traînent pour que rien ne se perde. J’ai trouvé que ces mots font réfléchir. Ce texte et ce titre doivent permettre de trouver vraiment un élan missionnaire pour que, justement, rien ne se perde. Ne rien faire, laisser les choses en l’état, c’est prendre le risque que les choses s’épuisent et disparaissent. Je crois qu’il y a une richesse dans la tradition de l’Eglise et dans celle de Charente. Et notre responsabilité, aujourd’hui, revient à faire en sorte que rien ne se perde et que, au contraire, nous développions ce que nous avons reçu. »
« Rien ne peut se faire sans la participation, sans l’engagement de chacun selon son état de vie qu’on soit prêtre, laïc, marié, célibataire, en activité professionnelle ou pas. Je pense que la vitalité de l’Eglise dépend de l’engagement de chacun. Pour que rien ne se perde, il faut que tout le monde l’entende. Nous prenons ensemble cet appel comme un appel du Seigneur et nous voyons comment il doit s’appliquer, de manière très concrète, dans la vie de chacun. Avec ce titre, je crois qu’il y a vraiment une belle méditation spirituelle. On recherche aussi une forme d’efficacité. Quand Jésus demande que les morceaux soient ramassés dans des corbeilles, il y a des choses qui sont à rassembler aussi. On retrouve cette idée de mettre en commun, de mutualiser », souligne l’évêque.
« Suite à la consultation, je crois qu’il y a un grand axe qui a été révélé par le peuple de Dieu. Il y a vraiment cette dimension de proximité et le fait que la fraternité se vive dans tous les lieux du diocèse et de différentes réalités. Cela suppose la dimension de rencontre, de respect mutuel dans nos différences, dans des questions de sensibilité, de dialogue, de respect. Il est important que nous puissions créer un climat à la fois de confiance et d’espérance partout. Il ne faut pas se dire : les choses diminuent et c’est la faillite. Non, au contraire, il faut que nous puissions réveiller ce sens missionnaire. Nous sommes dans un diocèse rural, avec un territoire étendu. Comment du coup faire en sorte que, partout, on n’oublie aucune église, on n’oublie aucun chrétien et que ce qui existe ne s’éteigne pas, mas qu’il soit attisé. »

« Comme il est bon de vivre ensemble »

« Il faut réveiller le feu qui soit un feu missionnaire qui permette aux chrétiens d’entretenir leur foi, mais pas uniquement. “Pour que rien ne se perde”, l’idée, c’est de donner au monde, donner à ceux vers qui nous sommes envoyés une nourriture consistante qui va leur permettre de trouver des réponses à leurs questions, de progresser dans leur vie spirituelle. Il faut se dire que ce qui compte le plus, c’est cette proximité, la vitalité des communautés chrétiennes là où elles sont dans un sens aussi de mission. “Pour que rien ne se perde”, donnez, c’est ce que le Seigneur nous dit. Il faut avoir en tête l’importance de la mission, d’aller vers les autres. Plus on donne, plus cela fait fructifier la richesse même du don qui nous est fait de la bonne nouvelle », affirme Mgr Gosselin.
« Je pense que nous manquons de fraternité à tous les niveaux. Le fondement même de l’acte d’évangélisation, c’est : “Regardez comme ils s’aiment”. Comme il est doux, il est bon de vivre ensemble, d’être unis, d’être heureux. La communauté chrétienne évangélise à partir du moment où elle entretient la dimension communautaire. Il ne s’agit pas seulement de la messe du dimanche, même si évidemment célébrer est essentiel. Il faut aussi savoir partager, partir en voyage, faire un pèlerinage, se retrouver pour un repas paroissial. Nous ne devons pas vivre une fraternité uniquement spirituelle. La vraie fraternité selon l’Evangile passe par une fraternité toute humaine, de rencontre, de respect et d’amour mutuel. »
Dans la consultation diocésaine, cette dimension ressort visiblement fortement. « Le souhait est que nous arrivions à mieux fonctionner ensemble, à mieux nous rencontrer. C’est valable entre chrétiens, laïcs et prêtres, diacres, religieux, religieuses. C’est perçu comme un manque et formulé comme tel. Il est intéressant que nous puissions nous dire que c’est le fondement même de ce que nous voulons mettre en place comme orientations diocésaines et comme réformes, avant même les organisations et les structures dont nous avons parlé aussi. Les structures telles que nous allons les mettre en place seront au service de la fraternité. La vie des communautés n’est pas au service de l’organisation », conclut l’évêque.

Erica Walter

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226, rue de Bordeaux
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