Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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6 janvier 2018

En ces premiers jours de l’année, Mgr Gosselin a présenté ses vœux, évoqué évidemment l’Épiphanie. Il a aussi éclairé sur le pèlerinage à Notre-Dame de Pontmain vécu avec d’autres évêques.


L’évêque a commencé sa première intervention de 2018 en présentant ses vœux. « Quand on est chrétien, on doit aussi se dire : comment allons-nous vivre cette année ? Je souhaite une sainte année à tout le monde. En cette période, je reçois beaucoup de cartes de vœux des administrations et principales instances. Il y a forcément un côté un peu formel mais ce début d’année est aussi l’occasion de se retrouver et de pouvoir communiquer, de se communiquer les uns aux autres nos principales orientations en fonction de nos responsabilités. Ces cérémonies de vœux représentent souvent des lieux d’échange et de partage. En effet, tout au long de l’année, chacun est pris dans son secteur. Il y a cet aspect fraternel, dans le sens général du terme, qui est intéressant. »
Ce début d’année pour les chrétiens est évidemment marqué par l’Épiphanie, fêtée le 6 janvier. « Un jour qui représente la manifestation de Jésus au monde à travers les mages. Cette histoire est bien connue. Elle n’est pas seulement amusante, elle est symbolique et très intéressante. Nous sommes encore dans le temps de Noël. Le 1er de l’an est une fête civile et, en même temps, pour les chrétiens, il correspond à Sainte-Marie Mère de Dieu. Une solennité qui a pu être fêtée dans les différents lieux. Notre année a donc commencé avec la Vierge Marie. Ce qui est pas mal non plus pour se souhaiter, les uns aux autres, les vœux et de passer par le Cœur immaculée de Marie », souligne Mgr Gosselin.

Défis, réformes, turbulences...

Des évêques avaient proposé de se retrouver pour prier ensemble au début de l’année 2018. Ils ont donc vécu ensemble un pèlerinage à Notre-Dame de Pontmain dans la Mayenne. « Avec ce très beau pèlerinage, nous avons donc commencé notre année en tant qu’évêque en confiant tous les défis qui concernent nos diocèses, la vie de l’Eglise comme la bioéthique. Nous avons présenté aussi les réformes que nous pouvons connaître. Dans tous les diocèses, nous sommes dans de grandes turbulences liées au changement des temps et autres. Nous avons vraiment confié tout cet ensemble dans la prière et Pontmain est un très beau lieu pour le faire. »
L’histoire de Pontmain est un peu moins connue que celle de Notre-Dame de La Salette ou bien évidemment de Lourdes. « En 1871, une apparition de la Vierge a eu lieu à Pontmain dans un contexte difficile puisque les Prussiens étaient arrivés jusqu’à Laval. Il y avait donc des menaces de guerres, de massacres. Tout le monde était dans la terreur. Un jour, après les vêpres, le curé a demandé qu’on chante un chant à la Vierge Marie. La chorale a dit : « Nous sommes fatigués de prier. Cela ne sert à rien ce que nous faisons n’est pas entendu du ciel. Nous ne chanterons donc pas cet hymne à la Vierge Marie. » En fait deux jours après, la Vierge Marie est apparue en reprenant les principaux signes qui auraient dû avoir lieu deux jours avant et qui n’ont pas eu lieu parce qu’il y a eu ce refus », raconte l’évêque.
« Il y a eu un très beau message. La Vierge Marie est apparue, comme elle le fait souvent, à des enfants, pendant 5 heures. La Vierge Marie est accueillante avec une espèce de mont d’or qui l’entoure. Quatre bougies s’allument, celles qui n’ont pas été allumées au moment des vêpres. Je vous donne cette phrase qui est le fondement même du message qui s’est inscrit sur une banderole : « mais, priez mes enfants, mon fils se laisse toucher. Il vous exaucera dans peu de temps. » Ce message nous a été rappelé. Je crois en cette période un peu de disette, difficile, un peu extrême, qu’il faut se dire : la prière est efficace. Ne nous lassons pas de prier, Dieu répond, Dieu exauce... pas toujours comme on l’entend. En tout cas il y a vraiment cette insistance de Notre-Dame de l’espérance et de la prière. C’est de cette façon qu’elle est évoquée à Pontmain. Dans cette période un peu difficile que nous vivons, il faut se dire : ne lâchons pas la prière. En Charente, la consultation qu’on dépouille n’est pas simplement d’une aventure humaine, il faut absolument que ce soit une aventure spirituelle. Il y a ce fondement de la prière pour que l’on puisse se sortir correctement de la situation. A Pontmain, les Prussiens n’ont jamais dépassé Laval. Deux jours après, ils ont fait demi-tour. Aucun des enfants de Pontmain n’a été tué à la guerre. Ce qui est assez miraculeux avec une protection réelle qui montre bien que quand on fait confiance au Seigneur et à la Vierge Marie, les choses changent. »

Des valeurs universelles

Le 20 janvier prochain, l’Eglise de France organise un séminaire de bioéthique. En ce début d’année, le journal La Croix a publié un sondage où les Français et les chrétiens s’expriment sur ces grandes questions. « En 2013, le législateur a demandé que les lois soient révisées 5 ans après. Voyant l’importance des sujets, il s’est dit : nous ne pouvons pas légiférer pour toujours. C’est une vraie sagesse de la part du législateur. Cette année, il y a donc beaucoup de sujets qui sont sur la table : la procréation médicalement assistée (PMA) la grossesse pour autrui (GPA), l’intelligence artificielle, le transhumanisme, l’euthanasie. Tous ces sujets sont très importants et touchent à la vie quotidienne. Les résultats du sondage sont donc un peu étonnants concernant notamment le regard des chrétiens », s’interroge Mgr Gosselin.
« La question est aussi : peut-on faire des enfants hors-sol qui finiraient par être sans père, sans mère. Il y a des valeurs universelles qui ne sont pas simplement défendues par les chrétiens ou les hommes religieux. Toutes les religions sont en effet un peu d’accord sur ces questions parce que Dieu est créateur mais chacun peut aussi se dire : que voulons-nous vivre pour demain ? Ces questions seront abordées localement en espérant que les moyens de réfléchir seront vraiment donnés, parce que c’est essentiel. Que voulons-nous transmettre ? Voulons-nous défendre les droits de l’enfant ? Je fais partie de la commission des évêques pour accompagner ces questions-là. Pour ce séminaire de l’Eglise de France, les évêques ne seront pas seuls à participer. Tous les diocèses peuvent avoir deux représentants pour se former. Il n’est pas si simple d’avoir une juste opinion sur ces questions qui sont tellement techniques. Nous avons un devoir en Eglise d’informer et de voir les conséquences des actes que nous pouvons poser. Car toutes ces questions ne peuvent pas être décidées soit pas les scientifiques, soit par les politiques. Nous devons être concernés par ces questions. Il ne faut laisser personne décider à notre place », conclut l’évêque.

Erica Walter

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226, rue de Bordeaux
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