Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Arménie 28 juin - 26 juillet 2017



L’emblême de l’Arménie : le Mont Ararat


Un séjour exceptionnel du 28 juin au 26 juillet à Etchmiadzin (Arménie) : un mois de découvertes, de rencontres

Découvertes d’un peuple marqué par son histoire :

- Guerres, conflits, occupations. Les derniers qui sont dans tous les esprits sont :
le génocide arménien qui s’étend sur plusieurs années mais dont la date a été fixée au 24 avril 1915. Il est présent partout (musée, écoles, sur tous les bâtiments publics du fait du 100ème anniversaire de sa commémoration, toutes les familles ont des victimes du génocide)
l’occupation russe a duré près de 70 ans, elle s’est terminée par l’indépendance de l’Arménie (date définitive le 21 septembre 1991).

- Saint Grégoire l’Illuminateur
C’est Saint Grégoire l’Illuminateur qui le 1er a apporté la Bonne Nouvelle de l’Évangile au monde, en Arménie (vers l’an 300).
Les monastères nous indiquent les traces de son passage en particulier le monastère de Khor Virap où il fut enfermé pendant 13 ans dans une fosse. Nous y sommes allés, certains sont descendus dans cette fosse verticale, profonde de 9m, accessible par des échelons fixés dans le rocher.

- Par l’Église apostolique arménienne.
Malgré les guerres, les conflits, l’occupation russe, elle a su garder ses traditions, ses rites qui nous ont parfois surpris, déroutés.

Nos découvertes :

- le soleil brille fort en été (47° dans la plaine d’Érévan, Etchmiadzin)

- le mont Ararat toujours présent même lorsqu’il est voilé. Il est en Turquie (5150m) mais il demeure l’emblème de l’Arménie. Les arméniens l’appellent Masis.

- pays de montagnes volcaniques. Les coulées de laves ont laissé des roches basaltiques aux couleurs variées qui ont servi à construire les monastères. Les torrents de ces montagnes alimentent le grand lac Sevan (2000m d’altitude)

- l’eau coule en abondance. Elle est présente :
• dans toutes les rues des grandes villes sous forme de petits jets ce qui permet à chacun de se désaltérer, de se rafraichir.
• dans les jardins très verts avec légumes et fruits. Elle sert aussi à arroser le sol des terrasses, des garages afin d’apporter un peu de fraicheur (climatisation sans frais).

- son pain (lavash) fait dans des fours aux parois verticales

- ses monastères disséminés partout : certains datent du VIIème siècle, ils font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ils sont accrochés au flan de la montagne, perchés sur des pitons rocheux face à des paysages splendides, …… (Kor Virap, Gueghard, Noravank, Tatev,…)

- ses églises toujours ouvertes sont très visitées :
• la cathédrale d’Etchmiadzin (301-303 mais aussi profondément restaurée)
• les églises sainte Hripsimé, sainte Gayane, Sainte Mère de Dieu à Etchmiadzin
• les églises d’Ambert et du lac Sevan, ……….
• la cathédrale Saint Grégoire à Erevan inaugurée en 2001, en présence du pape Jean Paul II

- son alphabet et son inventeur Saint Mesrop Machtots (405) (Ochakan, musée du Maténadaran (Erevan)

- ses Khatchkars (croix de pierre dressées) un peu partout mais principalement concentrées au monastère de Noravank

- sans oublier : les abricots (l’Arménie est le 1er pays producteur d’abricots), la musique et les danses

- l’état d’abandon de l’Arménie :
des bâtiments abandonnés, vitres cassées recouvertes de plastique, des tôles partout, le soir quelques lumières apparaissent dans ces grands ensembles délabrés.
des écoles dans le même état
des routes pratiquement toutes défoncées : aucun entretien. Elles sont sous la chaleur l’été et l’hiver soumises à des températures très basses (-30° à Erevan)

Des rencontres : elles furent très riches et variées

- Nous étions hébergés dans une famille aussi nous avons d’abord rencontré les membres de la famille : accueil très chaleureux, très démonstratif, on se serre fort dans les bras, les portes sont toujours ouvertes quelle que soit l’heure pour un café, un thé, des abricots, du fromage, de lavash, ….. Jusqu’au 12 juillet, nous étions 13 à la maison. Ils se sont serrés en dormant par terre, à plusieurs dans les 2 lits qui leur restaient.

- La famille élargie  : belle-famille, tontons, tatas, taties, cousins, cousines, …… Comme les familles sont nombreuses, quelque fois recomposées, on s’y perd un peu. Mais partout le même accueil très chaleureux avec barbecue et vodka. Nous avons souvent fait « kenat et anouch » (chin-chin et bonne santé), mais aussi échangé.

- les amis, les voisins

- les fêtes  : chants, danses

- l’église arménienne
• lors de célébrations auxquelles nous avons participé
• lors des rencontres de Ter Sargis (prêtre arménien) à la maison et dans sa paroisse (Abovian, 40km de notre lieu de « résidence »)

Nous sommes rentrés heureux de cette expérience, nous nous sommes sentis adoptés, faisant partie de leur famille. La barrière de la langue a pu gêner quelques échanges à des moments importants, loin de nos interprètes. Si nous n’avons pas compris les paroles dites nous en avons compris le sens par la souffrance qui se lisait sur le visage.
Le pays est très pauvre, pas d’industrie, pas de richesse minière (un peu de cuivre),... peu de travail, mais des petits boulots. Ce n’est pas la pauvreté qui nous a le plus impressionnés mais l’état d’abandon de ce pays qui possède des trésors d’humanité.

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