Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Carême 2018 1ère rencontre

rencontres paroissiales

Vivre le carême 2018 avec le CCFD
Avec nos différences, tissons ensemble une terre solidaire

Rencontre le lundi 26 février 2018 à Saint Angeau
« S’approcher » et « se laisser toucher »


Vivre le carême 2018 avec le CCFD
Avec nos différences, tissons ensemble une terre solidaire

Rencontre le lundi 26 février 2018 à Saint Angeau
« S’approcher » et « se laisser toucher »

« S’approcher : »

Avec un photolangage « prenons le temps de découvrir l’autre »

- L’ombre d’une famille face au mur qui fait penser à une famille de migrants ;
- La caravane qui s’avance dans le désert …vers l’eau.
- Le verre de l’amitié : ils s’approchent ensemble ; s’ils se rapprochent, il y a une distance ; ça me fait penser aux noces de Cana et à la Cène.
- La femme seule qui est sortie de chez elle pour aller vers … Seule face à la rivière. Il y a une distance à franchir. Elle observe. Il lui faut trouver un pont. Elle s’est approchée du bord de l’eau.
- Le trombone qui est seul, étranger à ce groupe d’autres trombones. Il va falloir que les uns bougent pour rencontrer l’autre.
- Les 2 jeunes filles qui s’approchent mais gardent une certaine distance. S’approcher, c’est se faire proche, ça me fait penser au petit prince (s’apprivoiser)
- Les mains qui se tiennent avec la couleur de peau blanche et noire. Il faut faire un effort pour aller vers l’autre.
- Les différentes cuillères remplies de céréales de différentes couleurs rappellent les différentes cultures.
- Le repas avec les autres, ça se partage.
- L’image des gens dans la rue : C’est dans la rue qu’on fait les plus belles rencontres ; on est naturel.

Quelles craintes ont pu naitre en moi ? :

C’est le premier pas qui coûte ; après c’est plus facile ! Il faut accepter de laisser tomber ses craintes.

Témoignages :
• C’était le 21 juin la fête de la musique. Cinq ans après mon ordination j’étais en clergyman avec 7 ou 8 jeunes dans la rue. Un homme torse nu, tatoué de partout m’interpelle. « Tu es un curé » et il m’emmène dans un coin, là où il y avait une petite fille et il lui dit : « C’est un gars de Dieu et il ne peut pas dire de mensonge. Dites lui que je l’aime plus que tout au monde » et la petite fille a couru dans les bras de son papa.

• En tant que catéchiste, aller à la rencontre des parents « Votre Dieu, s’il existait, ça ne se serait pas passé ! » On découvre des gens blessés qui attendent de cheminer avec le Seigneur. Le premier pas, c’est toujours le plus difficile. Dans la communauté paroissiale, j’avais du mal à aller vers les autres. Les personnes ont besoin d’écoute.
• Deux agriculteurs retraités, après un court moment d’hésitation, prennent un jeune en autostop. Ils font un bout de chemin ensemble. Le jeune arrive d’un périple à travers plusieurs pays. Ils échangent et le jeune surpris dit : « et bien aujourd’hui j’aurai appris quelque chose ! » Les 2 agriculteurs ont été très heureux de ce moment de partage.
• Faire le premier pas vers l’autre n’est pas toujours facile dans son pays mais faire le premier pas en Allemagne où je devenais l’étranger : c’est faire l’expérience d’être étranger.
• En arrivant au « Temple » dans ce nouveau village, « un petit père » est venu nous voir et ce vieil homme m’avait fait du bien en terre inconnu. C’était un protestant. Dans ce village, on a été accueilli comme des amis par des gens simples. Ils nous apportaient des légumes. C’était un accueil simple mais chaleureux.

Mon regard sur l’autre a-t-il évolué ?

 La rencontre avec l’autre fait tomber des a prioris. J’ai porté 2 fois le sacrement des malades à l’hôpital à des personnes que je connaissais bien. Je l’appelle par son prénom, il sourit, il ouvre un œil. Je lui prends la main et je lui dis « tu vas recevoir le sacrement des malades ». S’approcher, se toucher, en prendre sur soi et parfois se détacher et puis, après, tout se passe paisiblement…
 Ma fête de la musique avait pris une autre couleur après la rencontre de cet homme torse nu dans la rue. Il m’est venu cette phrase « Tout homme est une histoire sacrée, l’homme est à l’image de Dieu » Moi ça m’invite à une prudence respectueuse. Voilà comment mon regard a évolué.
 A « l’épicerie solidaire » avant d’y aller régulièrement, j’avais une idée toute faite des gens en difficulté (qui ont peu de capacité …) Ce regard a beaucoup évolué. On s’aperçoit que ce sont des personnes qui ont plein de qualités : Voilà la richesse des échanges.
La position professionnelle change notre regard ; maintenant ce n’est plus le professionnel, c’est moi.

« Se laisser toucher »

Quand on se laisse toucher, on est obligé de changer.

Témoignages :

 Accueilli dans une famille de non-voyant avec des enfants voyants. Les parents m’ont demandé de me toucher le visage afin de me connaitre. Se laisser toucher par l’autre et nous on doit accepter de se laisser toucher.
 Lorsque je distribue la communion dans les mains, c’est la création du Seigneur. Je ressens les personnes à travers les mains. On touche aussi les gens.
 Les mamans qui se laissent toucher par leurs petits enfants, c’est très beau et ça me touche beaucoup.
 Les personnes âgées en maison de retraite, « se laisser toucher », c’est l’autre qui a la première place. C’est s’ouvrir et accueillir, on prend des risques.
 Nous aussi on est des êtres humains, la timidité empêche d’aller vers l’autre.
 « Nul n’est prophète dans son pays. »
Se laisser dépouiller par plein de choses qui nous encombrent et c’est grâce à notre pauvreté qu’on rencontre l’autre, qu’on va vers lui.
 Dans notre société on n’a pas le droit d’être faible.

En quoi me laisser émouvoir pour plus de solidarité

Dans notre société, chez les parents, la place de l’argent est très importante.
En général, on dérange beaucoup lorsqu’on parle de ce qui nous touche pour plus de solidarité.
Après leurs études, les jeunes partent à l’aventure dans d’autres pays et reviennent différents. Il y a des réseaux et c’est plus facile.
S’émouvoir à la pauvreté, à la misère de l’autre, nous ouvre à l’autre.
Une info chasse l’autre…les migrants, la guerre… Il y a de plus en plus de gens qui s’engagent.
S’engager aussi dans la prière : La prière a arrêté des guerres !
Le pape François nous y invite.
Emouvoir, bousculer, c’est franchir quelque chose, poser des actes.

Nous terminons par la prière du Notre Père.

Prochaine rencontre lundi 05 mars à 17h 30 au presbytère de Chasseneuil : « Se Lier »

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