Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Charente FM - L’histoire des radios libres en Charente

Charente FM - L’histoire des radios libres en Charente

A l’occasion de ses 25 ans, RCF Charente édite un livre non seulement sur sa propre histoire mais aussi sur l’histoire de toutes les radios libres de Charente depuis 1981 parce que, comme le dit notre slogan, « la joie se partage »...


Ce livre est aussi un travail patrimonial. En effet, les radios emblématiques aujourd’hui disparues ou transformées (Marguerite, Feuille de Vigne, Renaissance, quartier Orange, Coulgens, etc.) n’ont pratiquement gardé aucune archive. Interroger aujourd’hui les acteurs de l’époque, c’est garder pour demain la mémoire de cette époque. Ce livre de 150 pages fourmille d’anecdotes et retrace l’incroyable effervescence et l’envie de communiquer que l’on a connu à cette époque, au début des années 1980.
Il paraît quelques jours avant la fête de des 25 ans de RCF Charente, qui aura lieu le 24 juin.
Il est vendu au prix de 20 euros.
On peut se le procurer directement à RCF, 226 route de Bordeaux à Angoulême - Tel 05 45 95 54 95 et dans toutes les bonnes librairies.


Table des matières

I. Préface Pourquoi une radio, et une radio chrétienne, en Charente par le père Michel Boullet

II. Le tour des ondes en 80 lignes (et un peu plus...) par Jean-Louis Née

III. De Radio Accords à RCF Charente, la joie partagée par Erica Walter et Denis Charbonnier

IV. Angoulême : de la foi des pionniers à la loi du marché - Fréquence 92, RLC, Radio Marguerite. Passions et luttes d’influence par Jean-Paul Tourvieille
- Radio 102, Renaissance... L’aventure d’une bande de copains par Laurent Maurin
- Quartier Orange. Un ADN associatif par Jean-Louis Née

V. Cognac : la politique donne de la voix - Feuille de vigne, la radio qui ne cache rien - Cognac FM89, radio inter-associative - Tonic Fr.quence Saintonge, la TSF qui voit grand par Jean-Louis Née

VI. Radio Coulgens aimait les gens par Jean-Louis Charrier

VII. Petite histoire de la radiodiffusion et des radios par Jean-Louis Née

VIII. Faire de la communication un outil de partage et de fraternité - Avenir de la culture dans l’explosion du monde m.diatique par le père Michel Boullet
- Communication et miséricorde, une rencontre féconde - Communiquer l’espérance et la confiance en notre temps extrait de textes du pape François

IX. Annexes

Nous proposons ci-dessous un chapitre du livre qui résume toute l’histoire, racontée dans les autres chapitres, beaucoup plus en détail, radio par radio.

Résumé  :
Le tour des ondes en 80 lignes (et un peu plus...)

Impossible de traiter dans ce livre l’histoire complète des dizaines de radios associatives qui se sont succédées en Charente depuis 1981. Nous avons choisi de raconter en détail l’histoire de celles qui ont laissé le plus de traces dans la mémoire collective.
Voici pourtant un rappel rapide de quelques dates et quelques noms.
En Charente, c’est Fréquence 92, une radio téléguidée en sous-main par le député-maire socialiste Jean-Michel Boucheron qui ouvre le bal des « radios libres » à une date symbolique, voulue par Jean-Michel Boucheron lui-même : le 21 mai 1981, jour de la cérémonie d’investiture du nouveau président socialiste François Mitterrand, qui va déposer une rose au Panthéon... La presse quotidienne régionale ne tarde pas à réagir. Dès le 13 juin, La Charente Libre, propriété du groupe Sud-Ouest ouvre un émetteur à son tour sur 101 MHz, avec, cependant un simple programme de musique ininterrompue pour « rester dans le cadre de la loi et (…) marquer leur présence (…) face à d’autres initiatives anarchiques ». Dans la partie d’échecs qui se met en place, l’opposition locale de droite ne reste pas non plus inactive. Le 29 juin, une nouvelle radio, Radio 102 apparaît à l’initiative de Gilles Mounier, patron d’un journal gratuit d’annonces et de Patrick Mangou, candidat malheureux de l’UNMUDF aux législatives précédentes, qui explique benoîtement vouloir créer une radio parce qu’il est « passionné de rock » (sic). Radio 102 accouchera un peu plus d’un tard d’un enfant non désiré : Radio Renaissance créé le 3 mai 1982 par des dissidents à la tête desquels on trouve Guillaume Levesque du Rostu et surtout Jean-Luc et Betty Maury-Laribière, fils et belle-fille de Michel, patron des tuileries TBF à Roumazières, emblématique vice-président du CNPF dont l’enlèvement par un couple de jeunes délinquants avait fait grand bruit quelques années plus tôt.Puis, plus tard encore, en 1986, de Zig Zag, une radio, au programme résolument rock soutenue par la Fédération Léo-Lagrange qui succède à Radio 102 sur la fréquence éponyme, avec, jusqu’en février 1990 des émissions aux titres iconoclastes : Zig Zig" (émission de libre antenne inspiré de la radio parisienne "carbone 14"), "Noir c’est noir", "Il n’y a plus d’espoir", "Le bal des nazes" ou "Le casque et l’enclume". Le programme enregistré est confié à "Bob la manette", double platine K7 de 120 minutes. Les chansons sont entrecoupées de vignettes sonores, extraits de films, archives et bruitages, qui donnent une couleur décalée à l’antenne. Zig Zag annonce en 2017 qu’elle pourrait renaitre de ses cendres dès cette année sous forme de web radio. Le gouvernement tente sans conviction de brouiller ces radios pas encore autorisées, mais il y met fin dès août, et le conseil des ministres adopte le projet de légalisation des radios privées le 9 septembre 1981. La loi est définitivement adoptée le 9 novembre 1981. A la Charente Libre et au groupe Sud-Ouest, on considère cette émergence de nouveaux medias comme un véritable enjeu pour la presse. Louis-Guy Gayan, patron de la Charente Libre et directeur du développement du groupe Sud-Ouest rêve d’une fréquence 100 que l’on pourrait suivre de l’entrée nord en Charente jusqu’à la frontière espagnole. Une sorte de RDS du groupe Sud-Ouest avant l’heure, espoir très vite douché par le caractère très restrictif en termes de zone et de puissance d’émission, des premiers textes législatifs de novembre 1981. Sur place, à Angoulême, le directeur général de la Charente Libre, Loïc Hervouët s’active et crée une association pour porter la radio locale du groupe Sud-Ouest en Charente. Cette association sera l’Adiac (association pour le développement de l’information audiovisuelle) et la radio s’appellera RLC (radio locale charentaise) qui ouvre ses émissions le mardi 24 novembre à 6h30 sur la fréquence 100 « réservée » depuis juillet. L’antenne est tenue chaque matin par une journaliste permanente, Marie-Paule Lang secondée par un journaliste volontaire de « La Charente Libre » ou de « Sud-Ouest » et du journal agricole « La Vie Charentaise ». Après une paix des braves, Fréquence 92 et RLC se rapprochent pour créer quelques mois plus tard, Radio Marguerite qui deviendra Europe 2 en mai 1987 avant de disparaître complètement en 2008. La Radio Locale Charentaise (RLC) du groupe Sud-Ouest a été précédée, non seulement par Fréquence 92, mais aussi, le 6 novembre 1981 par Radio Eva (108MHz), spécialisée dans le sport, installée quartier Victor Hugo à Angoulême, 18 rue de la Mutualité, à l’initiative de radios amateurs et d’un comptable, Patrick Duruisseau qui rêvait de devenir radio-reporter sportif. Eva se rapprochera ensuite de Radio Coulgens. Les radios se multiplient. On peut citer l’éphémère « Radio Pagnac » (104 MHz) créée en décembre 1981 à L’Isle d’Espagnac dans la chambre à coucher de l’un d’entre eux, par une bande d’amis dont la moyenne d’âge est de … 17 ans, ! Le 18 mai 1982, c’est la naissance de Radio Lhoumeau, crée par la famille Cheminade et une quinzaine de copains du fils, Bruno, 17 ans également. Les copains sont âgés de 16 à 20 ans et, comme Bruno, ont mis tout leur argent de poche dans l’affaire. Puis, le 23 octobre 1982, Radio Quartier Orange (98,4 MHz) 43 rue de Genève, ouvre son antenne à l’initiative de deux MJC. La radio existe encore aujourd’hui sous le nom de radio Attitude. STR 101 (Super Tonus Radio), émet sur 101 MhZ à Coulgens à partir du 20 mars 1982. Le créateur de cette radio improbable est Marcel Bureau, 52 ans, ancien apprenti électricien, exforain, qui s’amusait déjà à faire de la radio à Mansle dans les années 50 ! Cette radio connaitra ensuite une invraisemblable série d’aventures, disputes, saisies, procès, dignes de la série américaine « Dallas ». Et un lointain descendant de cette radio existe encore à Coulgens sous le nom de RdC.
En novembre 1982, juste avant la promulgation de la loi et avant l’examen des demandes de dérogation par la Commission Galabert en janvier 83, neuf radios co-existent en Charente : Radio Maguerite, Radio 102, Radio Eva, Radio Renaissance, Quartier Orange, Radio Lhoumeau, Feuille de Vigne, Cognac FM89, STR Super Tonus Radio.Toutes obtiennent la précieuse dérogation début 84 (dont radio Eva sous le nom de Horizon FM) Un peu plus tard, à Ruffec, un vendeur-réparateur de radio télé, Raymond Brothier qui avait déjà émis depuis Nanteuil-en-Vallée sur ondes courtes 25 ans plus tôt (« qu’est-ce qu’on s’amusait », se souvient-il), retrouve sa passion de jeunesse. Il installe une antenne au-dessus de son magasin de la rue du général Leclerc et lance le 2 janvier 1984, Ruffec Radio (92,2 MHz). En prise à des difficultés financières liées notamment à un rappel de TVA et d’URSSAF sur trois ans pour l’organisation de thés dansants, Radio Ruffec est mise en liquidation en mars 1996.

Cognac : Feuille de Vigne ouvre le banc

A Cognac la première radio est « Feuille de Vigne » (95MHz) créée à l’initiative de Futur libre, une association politique de droite qui s’est constituée à l’automne 1981 en réaction à l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République. Jean-Luc Valadié, président de la commission communication de Futur Libre et de la radio et Jack Drounau président de Futur Libre, sont les chevilles ouvrières de cette nouvelle radio. La réaction de la gauche locale ne se fait pas attendre : FM 89, qui a choisi son nom pour célébrer les valeurs républicaines et la révolution française ouvre son antenne le … 14 Juillet 1982. En radio comme en politique, il y a rarement de hasard sur les dates ! FM 89 deviendra ensuite Crystal 89 après une AG où les fondateurs sont mis en minorité. D’autres radios ont fonctionné à Cognac parmi lesquelles Douce France et Arc-en-Ciel. Douce France est créée début 83 par André Lachaise (qui avait aidé Feuille de Vigne à ses débuts pour la partie technique), associé à Robert Guillemier et François Bardeau. Douce France se fixe comme mission de diffuser de la chanson française « parce que la France est un beau pays avec de belles chansons » Arc-en-ciel naît en 1985 à Rouillac avant de s’installer peu après à Cognac. Elle devient, en 1998, Mixx FM, une radio qui existe toujours sur le créneau Dance Music et émet sur sept fréquences dans les deux Charentes à Angoulême, Cognac, Confolens, Jonzac, Ruffec, Saintes Royan, Saint-Jean-d’Angely -Ile d’Oléron

Etat des lieux en 1984

Au JO du 26 février 1984 neuf associations disposent d’une autorisation officielle d’émettre. Il s’agit de Angoulême Radio 102, 7 rue Massillon à Angoulême (102,10 MHZ), Radio Marguerite, 16 Bd Berthelot à Angoulême, (99,9 MHz), Quartier Orange, 43 rue de Genève (98,1 MHz), Horizon FM, 18 rue de la Mutualité à Angoulême (96,9 MHZ), Radio Lhoumeau, 7 rue Gaudillaud à Angoulême (95,8 MHz), Renaissance FM, 2 place du petit Beaulieu à Angoulême (90,2 MHz), Feuille de vigne, 14 rue du Port à Cognac (98,7 MHz), FM 89 Radio Cognac, 8 rue Lamartine à Cognac, (88,6 MHz), STR 101 à Coulgens (100,5 MHz). Tableau complété par Confolens FM créé par l’association Loisirs et Culture de Confolens qui émet à partir du 16 décembre 1984 sur 95 MHz, ce qui créé quelques remous politiques, car on est à quelques mois d’élections cantonales et Loisirs et culture est étiqueté à gauche, mais un accord est finalement trouvé pour éviter la création simultanée d’une seconde radio à Confolens !.

Et en 1995...

En octobre 1995, cinq radios proposent des programmes locaux sur la bande FM en Charente. Il s’agit de Sud-Radio (94,7 MHz), qui offre des décrochages locaux depuis peu, Europe 2 (96,8, 106,5 et 93,9 MHz), Quartier Orange (98,3 et 104,1 MHz), Chérie FM (97,9 et 96 MHz) et Radio Accords (96,8 et 104,1 MHz)
Dans les premiers temps, les puissances autorisées par la réglementation sont souvent largement dépassées. Mais les sanctions sont rares. Il faut attendre mai 1992 pour voir Fun FM (ex-Renaissance) condamné à 5 jours de suspension d’émission : elle émettait à 6 KW pour une puissance autorisée de 0,5 KW, douze fois moins ! Le CSA fera finalement un grand ménage en 1992 avec une réattribution complète des fréquences. Un drame pour certaines radios à qui on refusera le droit de poursuivre comme Radio Venus à Chasseneuil (qui émettait depuis mai 1987) ou TSF à Cognac (arrivé à Cognac depuis la Charente-Maritime après la disparition de Feuille de Vigne et de Crystal 89) Le choix d’un partenaire recalé au niveau national (TSF) ou un retard de dépôt du dossier (Venus) leur aura été fatal. La question qui préoccupe pratiquement toutes ces radios est celle du financement avec, bien sûr, le débat sur la publicité. Ce thème est au centre des discussions du 3ème festival de la FM qui rassemble un millier de délégués de radios libres début juin 1984 à La Rochelle. Mais, même avec la publicité, faire vivre une radio locale relève de la gageure : Radio Marguerite soutenue par un grand groupe de presse, puis par une antenne nationale quand elle est devenue Europe 2, n’a réussi à s’autofinancer qu’en 1990. Et encore, cet autofinancement n’a été qu’éphémère, puis qu’Europe 2 a disparu à son tour dans les années 2000. Finalement, parmi les pionnières, n’ont survécu que les plus associatives des radios associatives : Quartier Orange et Coulgens (sous ses différentes appellations...) Radio associative, elle aussi, RCF est cependant plus jeune. Elle est née le 2 juillet 1992 sous le nom de Radio Accords. C’est aujourd’hui la radio locale associative leader sur le département. A partir de la fin des années 1990, apparaissent également de très nombreux émetteurs pour des radios commerciales nationales ou de la grande région : Nostalgie, RFM, RMC, Rires et chansons, Win FM, Forum, Alouette....
En novembre 1997, 23 stations émettent sur la bande FM angoumoisine. Aujourd’hui, on compte 27 stations et 66 fréquences autorisées dans le département, dont seulement 3 radios associatives.

2 réactions


24 juillet 08:34, par Lane

Bonjour Comment se procurer le livre ?il n’est pas au Cultura Angoulême merci

- repondre message

  • 25 juillet 09:08, par Sylvaine Lacrouts

    Bonjour,
    On peut se procurer le livre directement à RCF, 226 route de Bordeaux à Angoulême - Tel 05 45 95 54 95 ou chez Cosmopolite

    -  répondre

 

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