Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Comment définit-on un être humain ?

Comment définit-on un être humain ?

Vendredi 4 mai, Jean-Claude Guillebaud tentait de répondre à cette question devant près de 200 personnes à Angoulême.


Dans le cadre des réflexions auxquelles nous sommes invités à la faveur du débat national sur l’évolution des lois en matière de bioéthique Jean Claude Guillebaud, écrivain, essayiste, journaliste et chroniqueur était l’invité du diocèse le 4 mai dernier sur le thème : « comment définit-on un être humain ? »

Devant près de 200 personnes, l’ancien grand reporter et correspondant de guerre, s’est tout d’abord référé au tribunal de Nuremberg qui, lors de ses jugements sur les médecins nazis, avait pris le soin de déterminer en préambule, les quatre frontières qui délimitent l’humain :

L’homme n’est pas un animal (même si nous avons des gènes proches de celui du singe, n’oublions pas que nous avons au moins 50 % d’ADN commun avec la banane !).
L’homme n’est pas une machine.
L’homme n’est pas une « chose », une marchandise.
L’homme n’est pas réductible à la somme de ses organes.

Il n’est pas inutile de rappeler ces principes, connus aujourd’hui sous l’appellation de code de Nuremberg, car ils revêtent une grande actualité au moment où on parle d’homme augmenté, d’intelligence artificielle, de gestation pour autrui etc…

Certes le monde des années 2000 connait 5 grandes mutations :
Mondialisation : ce qui est interdit ici est autorisé là-bas, à portée de mains.
Géopolitique : l’occident n’est plus le centre de tout dans un monde devenu multipolaire.
Numérique : avec l’existence d’un sixième continent : Internet
Génétique : l’homme maitrise son patrimoine génétique. Ce patrimoine doit il être mis sur le marché ?
Ecologique : nous devons remettre en cause nos habitudes de vie.

Mais une sixième mutation est en cours : la mutation spirituelle. On ne se moque plus de la spiritualité qui est reconnue aujourd’hui plus que jamais comme une dimension essentielle de l’homme.

Tous ces éléments doivent nous servir de garde-fous dans les débats en matière de bioéthique. Nous ne devons pas être timorés et intimidés. Que la science déclenche des enthousiasmes est normal, mais qu’elle crée des emballements qui bousculent les frontières de l’humain est un risque fort qu’il faut combattre.

Le nouveau monde est une idée ringarde ! La vraie modernité c’est bien celle qui place l’humain au cœur de sa réflexion.

Jean-Paul Tourvieille

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