Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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            Dimanche 15 janvier 2017 : 2ème dimanche TO A Laudato Si

Dimanche 15 janvier 2017 : 2ème dimanche TO A Laudato Si

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Le texte du pape nous invite à passer à l’action, l’Évangile nous invite à regarder le Christ et à nous laisser sauver par lui

Deux faces d’une même médaille, celle de notre Baptême


« L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Cette petite phrase dite un peu trop vite donne toujours le tournis, et si on sait que l’homme dont il s’agit est Jésus, on ne sait en revanche plus trop où il est. Déjà dans le livre d’Isaïe on lisait qu’ « il m’a façonné dès le sein de ma mère », et « qu’il fait de toi la lumière des nations, pour que son salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » De l’infiniment caché à la lumière universelle. Devant, derrière, au plus profond et au plus large : Dieu est partout et sa manifestation en Jésus-Christ ne le limite en rien. Nous voudrions le ranger dans une petite boite, ou même une plus grande, qu’il s’en échapperait aussitôt pour reprendre sa place. Il ne s’enferme pas à un moment de notre histoire, quand tout va bien, ou au contraire quand tout va mal. Il ne se laisse pas réduire par nos prières, nos rites et nos liturgies. Il est partout, en tout lieu, en tout cœur, en toute action, en toute initiative, en toute pensée, en toute parole, en tout temps, en tout. Liant absolument tout dans une solidarité infinie. « Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas », avançait le météorologue Edward Lorenz en 1972, montrant les implications de toute action, la plus minime soit-elle, sur tous les événements du monde. Cette réalité est vraie dans bien des domaines : économie, relations humaines, relations internationales, écologie, règles sociales, vie de l’Église, etc., etc. La journée mondiale des migrants et des réfugiés aujourd’hui nous redit l’importance de ces implications à tous les niveaux. Avec, au cœur et au sommet de toutes ces réalités : la dignité de l’homme, sa capacité à vivre bien, et à vivre en réelle fraternité.
Dans son encyclique « Laudato Si », le pape vient sûrement nous rappeler cela : tout ce que vous faites a des conséquences au-delà de ce que nous en voyons et de ce que nous en verrons, alors tout ce que vous faites, faites-le dans l’amour, dans le Christ Jésus. Permettez-moi de citer quelques phrases de ce grand texte que nous avons redécouvert ce matin avant la messe, quelques passages indiquant cette solidarité étroite de tous les hommes entre eux et des hommes avec toute la création, unis dans le même projet divin, partageant tous le même destin.
« Le défi urgent de sauvegarder notre maison commune inclut la préoccupation d’unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral, car nous savons que les choses peuvent changer. Le Créateur ne nous abandonne pas, jamais il ne fait marche arrière dans son projet d’amour, il ne se repent pas de nous avoir créés. L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune. » (LS 13)
« Dire “création”, c’est signifier plus que “nature”, parce qu’il y a un rapport avec un projet de l’amour de Dieu dans lequel chaque créature a une valeur et une signification. La nature s’entend d’habitude comme un système qui s’analyse, se comprend et se gère, mais la création peut seulement être comprise comme un don qui surgit de la main ouverte du Père de tous, comme une réalité illuminée par l’amour qui nous appelle à une communion universelle. » (LS 76)
Le Nouveau Testament montre Jésus comme ressuscité et glorieux, présent dans toute la création par sa Seigneurie universelle : « Dieu s’est plu à faire habiter en lui toute plénitude et par lui à réconcilier tous les êtres pour lui, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Col 1, 19-20). Cela nous projette à la fin des temps, quand le Fils remettra toutes choses au Père et que « Dieu sera tout en tous » (1Co 15, 28). De cette manière, les créatures de ce monde ne se présentent plus à nous comme une réalité purement naturelle, parce que le Ressuscité les enveloppe mystérieusement et les oriente vers un destin de plénitude. Même les fleurs des champs et les oiseaux qu’émerveillé il a contemplés de ses yeux humains, sont maintenant remplis de sa présence lumineuse. » (LS 100)
« Voici l’Agneau de Dieu, annonce Jean le Baptiste, qui enlève le péché du monde. » Celui qui vient sauver non seulement les hommes mais toute la création en la libérant du mal et du malheur, du péché et de la mort, de la division et de la haine. Celui qui vient, par la puissance miséricordieuse de son amour, tout réconcilier en lui, tout embrasser, tout unir, tout réunir, tout porter dans la lumière du Père éternel. Baptisé dans l’eau, plongé dans l’élément de la création le plus important pour qu’il y ait de la vie, il prend sa place dans l’histoire du monde pour emmener le monde avec lui dans la vie de l’Esprit. L’Évangile est cosmologique, parce que Jésus est cosmique, dans l’élargissement total de ses bras ouverts. « C’est lui le Fils de Dieu. » Et il n’y en a pas d’autre. Et vous pouvez mettre toute votre confiance en lui.
Le texte du pape nous invite à passer à l’action, l’Évangile nous invite à regarder le Christ et à nous laisser sauver par lui. Sûrement l’une et l’autre invitations sont-elles les deux faces d’une même médaille, celle de notre baptême, celle du don de Dieu qui devient aussi responsabilité de notre part pour les hommes. Que le baptême que nous avons reçu fasse de nous des vivants du Christ et non seulement des témoins mais des acteurs de sa Bonne Nouvelle, en toute chose, et pour tous les hommes de tous les temps.
Amen.

P. Benoît Lecomte

Livre d’Isaïe 49,3.5-6.

Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

Psaume 40(39),2abc.4ab.7-8a.8b-9.10cd.11cd.

D’un grand espoir
j’espérais le Seigneur :
il s’est penché vers moi.
En ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

Vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
J’ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,1-3.

Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre. À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,29-34.

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

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