Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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            Dimanche 1er janvier 2017 : Sainte Marie, Mère de Dieu

Dimanche 1er janvier 2017 : Sainte Marie, Mère de Dieu

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« Que le Seigneur te bénisse et te garde, que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! »


Quelle est douce, cette Parole ! Pleine de la douceur d’une mère pour son enfant. On imagine tellement bien cette présence humble et sereine de Marie auprès de Jésus, berçant le nouveau-né avec tendresse, murmurer dans le fond de son cœur les paroles apprises sur les genoux de sa propre mère, ces paroles transmises de générations en générations, venues du lointain temps de Moïse : « Que le Seigneur te bénisse et te garde, que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » Cette mère devenue Mère de Dieu et notre mère, aujourd’hui encore porte ces mots à ses lèvres en regardant chacun de nous dans une confiance infinie… et répète, dans le secret de son cœur, toute éprise de l’Amour du Père : « Que le Seigneur te bénisse et te garde, que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! »
Qu’elles sont belles ces paroles, au moment d’ouvrir une nouvelle année qu’on voudrait tellement plus belle et plus joyeuse que la précédente !
Quels beaux cadeaux Dieu nous offre-t-il dans ces paroles, en cette journée mondiale de la paix… Journée mondiale qu’on ne voudrait pas de 24h, mais de tous les jours, pour que 2017 devienne l’année mondiale de la Paix !
Et viennent à l’esprit les dernières phrases du pape François dans le message qu’il adresse aujourd’hui même à tous les hommes de bonne volonté : « Tous nous désirons la paix ; beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes ; nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire ». En 2017, engageons-nous, par la prière et par l’action, à devenir des personnes qui ont banni de leur cœur, de leurs paroles et de leurs gestes, la violence, et à construire des communautés non-violentes, qui prennent soin de la maison commune. « Rien n’est impossible si nous nous adressons à Dieu dans la prière. Tous nous pouvons être des artisans de paix ».
On retiendra de 2016 les horreurs et les crimes, les enfermements politiques et la montée des peurs en tous genres, ici et ailleurs.
Mais que ferons-nous de l’année qui s’ouvre à nous ?
A l’aube de l’année qui naît, chacun se prend à rêver de paix, de santé, d’amour. Devant l’année qui arrive, une bouffée d’altruisme, un souffle d’harmonie, un parfum de confiance titille les hommes, et nous nous souhaitons tous les meilleurs vœux du monde.
A cette heure, à cette aube, la page est vierge.
Et l’aventure nous attend. Elle nous attend avec la liberté que Dieu nous offre, et la responsabilité qui nous incombe. La liberté et la responsabilité de tous les jours, de l’humble quotidien, de l’artisan de paix qui remet chaque jour le métier à l’ouvrage, patiemment, comme une mère avec son enfant.
Comme cet Enfant, qui vient de naître, couché dans la mangeoire, et que les humbles du pays viennent adorer. Comme cet Enfant pour qui l’avenir est ouvert, page blanche… Comme cet Enfant, Lui, l’Artisan du Père, qui vient nous ouvrir l’avenir.
Et si nous étions, tout au long de cette année, comme nous y invitent le pape et l’évangile, des ouvriers de paix ? Des hommes et des femmes vivants de l’Esprit reçu de Dieu, « l’Esprit de son Fils envoyé dans nos cœurs, cet Esprit qui crie en nous « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Et qui fait de nous des fils et des filles, des héritiers de Dieu lui-même ? C’est là l’œuvre de Dieu », explique Saint Paul aux Galates. Et si nous nous souhaitions les uns les autres de laisser Dieu faire son œuvre en nous ?
Et si 2017 devenait grâce à nous l’année de la confiance ? Dans nos familles, dans nos communautés chrétiennes et humaines… L’Évangile nous fait commencer cette année à Bethléem, dans une crèche, dans le silence du cœur de Marie, dans la tendresse d’une naissance, par l’accueil des plus petits et des plus humbles – les bergers. Et si 2017 devenait pour chacun de nous le moment favorable pour vivre cette confiance et cette simplicité évangélique ? Dans la joie de la louange pour les merveilles que Dieu fait !
La page est vierge. Elle se noircira bien vite de belles rencontres et de petits riens, de grands événements, de drames aussi, sûrement. La scène de la crèche ouvre nos cœurs à ce qui sera invisible à nos yeux, et qu’il nous faudra prendre le temps de cueillir et de recueillir, dans la méditation silencieuse et le partage fraternel. La scène de la crèche ouvre nos cœurs à la présence mystérieuse de Dieu au milieu de nous, dans l’ordinaire de notre humanité, chair de notre chair, vivant de notre vie. N’est-ce pas l’Esprit de Dieu en nous qui nous donne de reconnaître en ce fils de Marie le Fils de Dieu fait Homme ? N’est-ce pas l’Esprit de Dieu en nous qui nous donnera de reconnaître ce Fils devenu frère, compagnon de chaque jour et pour l’éternité ? N’est-ce pas l’Esprit de Dieu en nous qui nous offre cette Mère universelle, figure de douceur, par qui nous pouvons confier nos joies et nos misères, et toutes nos prières ?
Que cet Esprit de Dieu habite chacune de nos journées, en cette nouvelle année. Pour que l’œuvre de Dieu se révèle à nos yeux à travers tout ce que notre monde vivra. Pour qu’un chant de louange ne cesse de monter de notre terre, et que la prophétie du poète se réalise enfin :
« Que son visage s’illumine pour nous ; et ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations. Que les nations chantent leur joie, car tu gouvernes le monde avec justice ; sur la terre, tu conduis les nations. La terre a donné son fruit ; Dieu, notre Dieu, nous bénit. Que la terre tout entière l’adore ! » (Ps 66)
Bonne Nouvelle année !
Amen.
P. Benoît Lecomte

Livre des Nombres 6,22-27.

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël : “Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !” Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. »

Psaume 67(66),2b.3.5abd.7.8b.

Que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que la terre tout entière l’adore !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4,4-7.

Frères, lorsque est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,16-21.

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

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