Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
http://angouleme.catholique.fr/Dimanche-22-janvier-2017-3eme-dimanche-TO-A

Dimanche 22 janvier 2017 : 3ème dimanche TO A

  • Télécharger l'article au format PDF Imprimer cet article
  • réagir

Par son appel et notre réponse, Jésus fait naître aussi l’Église. Une communauté. Celle des Douze, et aussi la notre. Appelée à la joie de croire en Dieu, appelée à suivre le Fils jusqu’au bout de l’amour, appelée à vivre de l’Esprit qui offre à qui veut le recevoir le don de l’unité.


Voilà Simon, André, Jacques et Jean partis à la suite de Jésus. Premiers appels, premières réponses, qui en inaugurent bien d’autres : les Douze, et tant de disciples, et tant et tant de chrétiens, des millions depuis 2000 ans sur toute la surface de la terre, et jusqu’à nous.
Simon, André, Jacques et Jean sont des pécheurs. Ils ont au moins ce point en commun. Mais on sait que d’autres qui les rejoindront viendront d’autres horizons, d’autres cultures, d’autres histoires, d’autres lieux, d’autres professions, d’autres idées politiques et religieuses… étonnante diversité que Jésus réunie dans le même appel lancé à chacun : « Suis-moi »
Voilà l’Église. Peuple bigarré répondant à l’invitation de Jésus. Et peuple rassemblé par l’action de l’Esprit. Étonnante histoire que le pèlerinage ininterrompu de ce peuple multiséculaire.
L’unité n’est pourtant pas chose aisée ! Paul se fâche vis-à-vis des Corinthiens : leur communauté est divisée. « Frères, je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ : ayez tous un même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions. Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, par les gens de chez Chloé, qu’il y a entre vous des rivalités. Je m’explique. Chacun de vous prend parti en disant : « Moi, j’appartiens à Paul », ou bien : « Moi, j’appartiens à Apollos », ou bien : « Moi, j’appartiens à Pierre », ou bien : « Moi, j’appartiens au Christ ». Le Christ est-il donc divisé ? »
La semaine de prière pour l’unité des chrétiens, au cœur de laquelle nous sommes, nous redit la fragilité de cette unité communautaire. Et l’individualisme ambiant, auquel nous participons tous, qu’on le veuille ou non, ne nous aide pas toujours à vivre pleinement en communauté et en fraternité avec déjà celles et ceux qui sont chrétiens autour de nous. C’est pourtant un enjeu important d’une vie paroissiale. Comment comprenons-nous, vivons-nous, avons-nous conscience de notre appartenance à une communauté particulière, à laquelle nous manquons quand nous sommes absents ? Il ne s’agit pas de nous forcer à être hyper investis, et beaucoup se mettent déjà au service du Corps entier de bien des manières. Pourtant, comment faire toujours grandir la fraternité au sein d’une communauté paroissiale ? Nous vivons parfois des rencontres, nous faisons des réunions, nous prenons même le temps de prier ensemble, en petits groupes… mais après ? Savons-nous nous inviter mutuellement, prendre des nouvelles, fêter les anniversaires, s’inquiéter de ceux qui deviennent absents ? Où en sommes-nous de l’attention aux autres, de la gratuité, de la relation simple et chaleureuse ? Comment accueillons-nous nos différences et la nouveauté que l’autre apporte ? « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples », dira Jésus à l’autre bout de son ministère, aux mêmes qu’il a appelé aujourd’hui. Comment vivons-nous cet amour entre nous, nous ici réunis dans cette église ce matin, et nous tous, les habitants des quartiers de la paroisse Saint Jean-Baptiste en solidarité avec tous les habitants du monde ?
« Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. A partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » » L’enjeu est bien celui d’une conversion. De tous les jours, de tous les instants, de tous les événements.
Jésus appelle. Il appelle à la conversion pour faire advenir le royaume de Dieu, il appelle des hommes à le suivre, pour que ces hommes grandissent en humanité, comme nous-mêmes grandissons dans la connaissance de nous-mêmes et de notre humanité en répondant à son appel et en le suivant. Mais par son appel et notre réponse, Jésus fait naître aussi l’Église. Une communauté. Celle des Douze, et aussi la notre. Appelée à la joie de croire en Dieu, appelée à suivre le Fils jusqu’au bout de l’amour, appelée à vivre de l’Esprit qui offre à qui veut le recevoir le don de l’unité.
Etudiants ou ex-étudiants de l’école de la foi, votre présence ce matin ici, et votre préparation de cette célébration, peut être un exemple pour nous de cette réponse à la Parole de Dieu. Vous avez accepté de répondre positivement à l’appel de l’Église qui vous demandait d’aller suivre cet exigent parcours de formation. Et là, vous mettant à la suite de Jésus et vous laissant faire par l’Esprit, vous êtes nés à une communauté. Communauté chrétienne venant de tout le diocèse, mais vous voilà liés les uns aux autres au point que vous décidez de garder contact et de continuer de vous retrouver, pour vous soutenir les uns les autres, pour prier et pour aider d’autres communautés à prier. Histoire d’appel, de conversion, de réponse et de naissance… histoire d’Evangile, Bonne Nouvelle pour chacun de nous et pour l’humanité. Et nous rendons grâce avec vous ce matin pour le chemin que vous avez parcouru, et pour le témoignage que vous portez autour de vous !

Que notre unique baptême, notre unique Seigneur, que l’unique Esprit qui nous anime et l’unique foi qui nous rassemble nous donnent de répondre avec toujours plus d’entrain et de joie à l’invitation de Jésus : « Suis-moi, et devenez pour le monde ‘pêcheur d’hommes’ ! »
Amen.

P. Benoît Lecomte

Livre d’Isaïe 8, 23b - 9,1, 3.

Dans un premier temps, le Seigneur a couvert de honte le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ; mais ensuite, il a couvert de gloire la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain, et la Galilée des nations. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane.

Psaume 27 (26)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie.

Mais, j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,10-13.17.

Frères, je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ : ayez tous un même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions. Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, par les gens de chez Chloé, qu’il y a entre vous des rivalités. Je m’explique. Chacun de vous prend parti en disant : « Moi, j’appartiens à Paul », ou bien : « Moi, j’appartiens à Apollos », ou bien : « Moi, j’appartiens à Pierre », ou bien : « Moi, j’appartiens au Christ ».
Le Christ est-il donc divisé ? Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? Le Christ, en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine, ce qui rendrait vaine la croix du Christ.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4,12-23.

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : ‘Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.’
À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.




Toutes les rencontres à venir