Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Espérance et vie

Espérance et vie

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Mouvement chrétien pour les premières années du veuvage. Accompagner chaque veuf ou veuve dans sa spécificité afin de l’aider à se reconstruire.


Accueillir les nouvelles personnes qui sont confrontées à la perte de leur conjoint

Espérance et Vie aide à affronter les premiers temps du veuvage offrant à chacun/chacune de continuer à vivre. C’est une démarche pascale qui vise le passage de la mort à la Vie.

Espérance et Vie est animé et géré par des veuves et des veufs.

Aux côtés de ceux et de celles qui vivent et traversent l’expérience cruelle du deuil, Espérance et Vie propose pour chaque situation :

- un accompagnement individuel,
- des groupes de paroles,
- des week-ends,
- des sessions à thèmes,
- des rencontres régionales,
- des rencontres nationales,
- des rencontres de jeunes veufs et veuves,
- des outils de réflexion (publications, cassettes, bulletins de liaison)

Le mouvement ne demande pas de cotisations. Etant un mouvement de passage, les membres ne restent à Espérance et Vie que le temps qui leur est nécessaire pour se reconstruire.

Notre mission est d’accueillir les nouvelles personnes qui, chaque jour, deviennent veuves ou veufs.

Témoignage de Michèle Taupin, sur eglise.catholique.fr :

« Dans le veuvage, le soutien de la communauté chrétienne est indispensable »

Michèle Taupin était jusqu’à très récemment Présidente d’ « Espérance et Vie », mouvement chrétien pour les premières années du veuvage. Elle est auditrice au Synode des évêques sur la famille (Rome, 5-19 octobre 2014). Elle explique dans quel esprit elle y participe.

Quelle (s) expérience(s) de la famille apportez-vous au Synode ?

Celle d’une femme ordinaire, plutôt gâtée par la vie et de nature optimiste, essayant cependant d’être ouverte à ce qui peut être vécu autrement et parfois douloureusement : par mes relations (amis, voisins) et mes engagements successifs (Service Diocésain des Vocations, catéchèse, Cler, Mej, accueil paroissial). Après 32 ans de mariage heureux, l’accident de voiture qui a tué mon mari, par la faute d’un inconscient, a été l’occasion d’une réflexion poussée sur la responsabilité individuelle et le pardon. Devenue veuve, j’ai compris que ma place dans l’Eglise serait désormais aux côtés de mes frères et soeurs d’infortune, sans que ma vie se résume à cela. J’ai éprouvé les bienfaits d’un accompagnement humain et spirituel, au sein de ma paroisse, que je souhaiterais voir généralisé.

Quelles convictions avez-vous acquis dans votre responsabilité ?

Il y a certes des situations particulières auxquelles l’Eglise se doit d’être attentive et accueillante, pour que personne ne se sente exclu ou rejeté. Mais le deuil est une expérience quasi universelle, dont les conséquences à moyen et long terme sont parfois sous-estimées. En général, les premiers temps du deuil, avec notamment la célébration des obsèques, sont bien entourés et accompagnés. Puis chacun reprend ses occupations, alors que la souffrance de l’endeuillé empire et dure bien au-delà de quelques mois ou quelques années. Les sentiments d’injustice, de révolte, de culpabilité, d’abandon, d’inutilité que l’on ressent alors ont besoin d’être exprimés, reconnus, élucidés. Face à la tentation de l’isolement, du repli sur soi, le soutien de la communauté chrétienne et l’appel à y rester actif sont indispensables.

Comment vous êtes-vous préparée au synode ?

Je me suis préparée par une disposition d’esprit faite d’humilité et de confiance, de disponibilité, de curiosité, sans a priori. Je suis consciente de la chance que j’ai d’y participer, d’approfondir ma réflexion, de rencontrer d’autres laïcs d’horizons si divers. J’essaie de m’informer de bonne source et de lire ce qui paraît sur les enjeux du Synode. J’ai aussi reçu des livres sans les demander…

Qu’en attendez-vous ?

Je ne suis porte-parole de personne ! Je n’attends rien de précis, dans la mesure où je ne suis pas spécialiste des questions abordées, et où le synode ne doit pas prendre de décisions. Je souhaite que l’action de l’Esprit Saint et un parti-pris de bienveillance mutuelle permettent d’avancer dans certains débats de façon sereine, notamment sur la question des divorcés-remariés. Je sais que l’équilibre recherché entre la fermeté doctrinale et le réalisme pastoral sera long et difficile à atteindre. Je prie pour qu’on y parvienne. L’annonce du synode et les commentaires faits depuis ont suscité beaucoup d’espoirs. Ce serait dramatique qu’ils soient tous déçus.

En savoir plus

Contact  : Pour plus de renseignements
Anne Letertre, 71, rue Waldeck Rousseau 16000 Angoulême
Tel : 05 45 92 85 41 ou 06 28 22 18 32. Mail : Anne Letertre

En savoir plus : http://www.esperanceetvie.com/

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