Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Homélie du 14 novembre 2015

« Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Tu m’apprends le chemin de la vie »


Syrie, Beyrouth, tant et tant de lieux, et maintenant, à nouveau, Paris.
« L’Apocalypse », racontent les témoins.
Quand l’ordre a disparu. L’amour, aussi. Et l’humain. Et son prix. Et la vie.
Quand la fin semble être là, si proche.
Quand la mort et la violence enflamment tout sur leur passage.
Violence des hommes. Violences faites aux hommes. Violences intérieures de l’Homme. De chaque homme.
« Le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. » Nuit terrible...
Fou, comme une phrase peut résonner avec tant d’actualité 2000 ans plus tard !
« Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. »
Résistance. Force. Puissance de la Parole : celle de Dieu, qui se dit dans le silence.
Dans le silence de l’incompréhension.
Dans le silence des blessures, des disparitions et des larmes.
Dans le silence des portes ouvertes, des solidarités, de l’unité plus forte.
Dans le silence de l’ouverture et de la communion.
Dans le silence de l’espérance, enfouie, qui vacille, peut-être, mais ne cède pas.

Que faire ? Que dire ? Toute parole ne semble plus que rajouter du bruit au brouhaha... la vérité est que nous n’avons pas de mot.
La dignité ne se trouve plus que dans la Présence. Silencieuse. Silencieuse de la plénitude de la Présence : « le Fils de l’homme est proche ». Et il est là. Où serait-il ailleurs ?

« Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Tu m’apprends le chemin de la vie », disait le psalmiste.
Faisons nôtre cette prière. Pour nous, pour ceux qui sont partis, pour ceux qui sont pris dans la violence extrême, pour notre humanité.
Faisons nôtre cette prière. Croyons que le Fils de l’homme est là. Et portons le bruit et l’inquiétude de notre humanité, dans son Silence, sa Présence et sa Paix.
P. Benoît Lecomte

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Trente-troisième dimanche du temps ordinaire

Livre de Daniel 12,1-3.
En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges, celui qui se tient auprès des fils de ton peuple. Car ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent, jusqu’à ce temps-ci. Mais en ce temps-ci, ton peuple sera délivré, tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre.
Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance éternelles.
Ceux qui ont l’intelligence resplendiront comme la splendeur du firmament, et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais.

Psaume 16(15),5.8.9-10.11.
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
A ta droite, éternité de délices !

Lettre aux Hébreux 10,11-14.18.
Dans l’ancienne Alliance, tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint pour le service liturgique, et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais enlever les péchés.
Jésus Christ, au contraire, après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu.
Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds.
Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie.
Or, quand le pardon est accordé, on n’offre plus le sacrifice pour le péché.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 13,24-32.
En ces jours-là, après une pareille détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ;
les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées.
Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire.
Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.
Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.

1 réaction


17 novembre 2015 19:48, par Chambon

j’ai beaucoup apprécié le temps de prière silencieuse où le P. Benoît, à genoux , au milieu ce l’allée priait en silence avec toute l’assemblée. Silence profond de communion dans la prière !

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