Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Homélie du 17 décembre 2017

"Le Christ est la vraie Lumière, qui éclaire et réchauffe les hommes. Moi, je ne suis que témoin de cette Lumière, je lui prépare le chemin, je lui ouvre la voie et j’annonce sa venue."


Cet après-midi, à Ma Campagne, une lumière va arriver. Elle vient de Bethléem, la ville où Jésus est né. C’est une petite bougie, allumée par un enfant il y a quelques jours. Cette petit bougie a voyagé jusqu’en Europe, jusqu’en France, et elle arrivera jusqu’à nous. En voyageant, cette petite bougie non seulement ne s’éteint pas, mais elle se propage, elle se diffuse : à partir d’elle, on allume d’autres bougies, qui allument à leur tour d’autres bougies, et ainsi de suite, éclairant petit à petit le plus de maison possible partout en Europe et dans le monde… éclairant et réchauffant le plus de cœurs possible. En arrivant au milieu de nous, il ne s’agira pas de l’éteindre, mais bien de l’accueillir et, à notre tour, de la partager avec tous ceux que nous rencontrerons, jusqu’à Noël.
Cette petite lumière est attendue. Si vous faites l’expérience de la partager, ne regardez pas la bougie ou la flamme, regardez les yeux de la personne qui la reçoit : ils brillent. Ils sont joyeux. Le regard est beau, doux, attentif, plein d’espérance. Cette petite lumière fait du bien à ceux qui la reçoivent.
Mais cette lumière ne pourrait pas se déplacer toute seule de maison en maison. Elle a besoin de nous, de nos mains, de nos pieds, de nos yeux pour voyager et être transmise. Nous ne sommes pas la lumière, mais nous sommes porteurs de la lumière, et nous la proposons, nous l’annonçons. Un peu comme Jean Baptiste, dans le désert, alors qu’il baptise les foules qui viennent à lui. On le questionne : « Qui es-tu ? Es-tu le Messie, celui que nous attendons tous ? » Et il répond : « Je ne suis pas le Christ. Je ne suis pas la Lumière. Le Christ est la vraie Lumière, qui éclaire et réchauffe les hommes. Moi, je ne suis que témoin de cette Lumière, je lui prépare le chemin, je lui ouvre la voie et j’annonce sa venue. »
Ce qui est beau, c’est de voir combien cette lumière fait du bien, à nous et à ceux qui la reçoivent. Elle vient comme répondre à une attente, à une recherche profonde. Vous remarquerez que nous passons beaucoup de temps à chercher : avant, dans les bibliothèques, maintenant sur les moteurs de recherche, et en se posant mille et mille questions sur nous-mêmes, sur les autres, sur le monde, sur Dieu… Nous passons tellement de temps à chercher (vous avez remarquez comment on se connecte vite sur internet pour trouver une réponse à la question qui se pose immédiatement, quelque soit la situation où nous sommes !) que nous en oublions parfois de vivre pleinement et d’accepter de ne pas savoir, de ne pas tout maîtriser, de consentir à ce qui est, à ce qui vient, à ce que nous avons à vivre ici et maintenant. Toute cette recherche dit quelque chose des vides et les manques que nous avons en nous, et de notre soif de les remplir. Et cette Lumière, étonnamment, apporte avec elle une paix du cœur qui vient combler nos attentes.
Cette Lumière n’est pas qu’une bougie ou une petite flamme au bout d’une mèche. C’est le Christ, Jésus, celui que nous recevons à notre baptême et à Noël. Ce Christ dont nous pouvons oublier ou nier l’existence en nous, cette part de divinité qui nous habite et qui habite chacun, nous invitant à voir en chacun un visage de Dieu. Saint Paul, dans sa lettre, nous dit : « N’éteignez pas l’Esprit ». N’éteignez pas l’Esprit, comme on peut éteindre une bougie. N’éteignez pas l’Esprit, la vie de Dieu qui souffle en vous, mais laissez-là grandir comme grandit la flamme d’une lampe. « Soyez toujours dans la joie, rendez-grâce en toute circonstance. » C’est là l’œuvre de Dieu en vous, c’est là le fruit de cette Lumière que nous recevons, fruit de la rencontre de Celui qui vient à nous.
Le premier dimanche de l’Avent, nous étions invités à rester éveillés pour ne pas louper les rencontres. Le deuxième dimanche, nous étions invités à vivre des conversions pour être « présents » aux rencontres à vivre. Ce dimanche, nous comprenons qui vient à notre rencontre : Dieu, en Jésus Christ. Et nous comprenons aussi qu’il compte sur nous pour aller vers chacun, vers tous ceux qui ont besoin de paix et de présence, qu’il compte sur nous comme des porteurs de Sa Lumière auprès de tous, un peu comme nous l’avons entendu dans les contes que nous avons écouté tout à l’heure avant la messe. Chacun, à sa façon, disait comment Dieu était présent dans nos aventures et sur nos chemins, alors même qu’on ne le sait pas toujours.
En cette dernière semaine avant Noël, que nos cœurs s’ouvrent toujours davantage à la rencontre avec Jésus, présent en chacun de nous. Préparons nos vies comme nous préparons nos crèches, pour l’accueillir. Il vient crécher en nous. Il vient réchauffer nos cœurs et nous assurer de sa présence et de sa confiance. Il vient mettre sur nos lèvres les paroles du prophète Isaïe que Marie a chanté en son temps et que nous avons repris tout à l’heure : « Mon âme exalte le Seigneur, Le puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son Nom ! »

Amen
P. Benoît Lecomte

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Troisième Dimanche de l’Avent

Livre d’Isaïe 61,1-2a.10-11.

L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération,
proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur, et un jour de vengeance pour notre Dieu, consoler tous ceux qui sont en deuil,
Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux.
Comme la terre fait éclore son germe,
et le jardin, germer ses semences,
le Seigneur Dieu fera germer la justice
et la louange devant toutes les nations.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,46b-48.49-50.53-54.
« Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 5,16-24.
Soyez toujours dans la joie,
priez sans relâche,
rendez grâce en toute circonstance : c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus.
N’éteignez pas l’Esprit,
ne méprisez pas les prophéties,
mais discernez la valeur de toute chose : ce qui est bien, gardez-le ;
éloignez-vous de toute espèce de mal.
Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers ; que votre esprit, votre âme et votre corps, soient tout entiers gardés sans reproche pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.
Il est fidèle, Celui qui vous appelle : tout cela, il le fera.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,6-8.19-28.
Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

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