Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Homélie du 1er juillet 2018

Les enfants vont partir avec des cahiers de vacances. Prenons notre part de travail, nous aussi, tout au long de l’été, en nous exerçant, encore et encore, à aimer. Simplement aimer.


« Dieu n’a pas fait la mort. Il a créé tous les êtres vivants pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie ». Voilà la Bonne Nouvelle ce matin, frères et sœurs. Voilà la Nouvelle qui est portée à notre méditation et qui vient nous réchauffer le cœur et remettre les pendules à l’heure, s’il le fallait, dans notre rapport et notre relation à Dieu !
Dieu est Créateur de toute chose, de l’univers visible et invisible. De toute chose, mais pas de la mort. Il est le Dieu de la vie, de la vie infinie, de la vie toute puissante, de la vie de toujours à toujours, de la vie du présent infiniment donnée. De la vie qui traverse la mort, qui traverse les morts, toutes les morts de notre quotidien et de nos existences. De la vie qui traverse – et c’est là qu’est son infini.
Toute la Parole de Dieu ne cesse de le proclamer, en ce jour. Joyeusement !
A toi qui croules sous les souffrances,
A toi qui es au prise avec les doutes,
A toi qui es à terre,
A toi qui pleures dans les larmes ou en silence,
A toi qui vis dans la peine,
A toi dont le cœur est lourd,
A toi qui es pris de colère,
A toi dont la solitude est trop lourde,
Dieu te rejoint pour te faire vivre. Pour apaiser tes souffrances, te redonner confiance, te relever – comme le dit le psaume, pour sécher tes larmes, te redonner courage, alléger ton cœur, éclairer tes obscurités, marcher avec toi en ami. Il est, Dieu, tout ce qui est Vie parce qu’il est la Vie. La Vie d’Amour, l’Amour vivant, l’Amour qui donne Vie, la Vie qui donne l’Amour. « Frères, puisque vous avez tout en abondance, la foi, la Parole, la connaissance de Dieu, toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous, qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux », clame Saint Paul.
Cette expérience, la vieille femme et la jeune fille de l’Evangile la font dans leur chair et dans leur cœur, chacune à sa façon. Cette expérience, le père de la jeune fille, chef de la synagogue, la fait aussi. Cette expérience, Pierre, Jacques et Jean, les apôtres autorisés à suivre Jésus, en sont les témoins privilégiés et ils pourront la raconter après la résurrection, à la Lumière de l’événement de Pâques. La vie qui fuyait de cette femme et de cette fille, le sang et le souffle qui s’échappaient de leur existence, leur sont rendus par Jésus Christ. Pour qu’elles vivent. Gratuitement. Sans contre-partie sauf celle de la foi : « Ne crains pas, crois seulement. » Et c’est là le seul but de notre foi : vivre, et vivre d’amour. Parce que la foi est confiance, et que la confiance en Dieu est confiance en la vie et en l’amour… autrement dit, confiance en ce dont nous avons besoin pour vivre.
Cette confiance en Dieu, cette confiance en Christ, nous n’avons pas à la garder secrètement pour nos rites et nos liturgies, pour nos cultes et nos prières. Il nous faut partager ce don, le donner à tous, en vivre au quotidien. « Ce que vous avez en abondance comblera les besoins de ceux qui sont dans la gêne, et ce qu’ils ont en abondance, viendra combler vos besoins », dit encore Saint Paul. Partage de vie, partage d’amour, fraternité nouvelle reliant tous les hommes entre eux, les plus lointains et aussi les plus proches, ceux que nous croisons tous les jours, ceux à côté de qui nous sommes assis ce matin. Les connaissons-nous ? Vraiment ? L’amour, la circulation de vie commence là, à côté de soi, juste à côté. Ce « à côté » que nous aurons à élargir l’an prochain avec les paroisses voisines, avec d’autres habitudes, d’autres sensibilités, d’autres histoires, d’autres façons d’exercer le ministère de prêtre… Mais déjà que nous avons à vivre aujourd’hui, en ce début d’été.
Les enfants vont partir, peut-être, avec des cahiers de vacances. Prenons notre part de travail, nous aussi, tout au long de l’été, en nous exerçant, encore et encore, à aimer. Simplement aimer, parce que nous avons peut-être plus de temps, parce que les journées sont plus longues, parce que le rythme est plus lent, parce que les rencontres sont plus faciles… Apprenons à aimer, à donner la vie de Dieu, à rendre grâce pour ceux que nous croisons, à apaiser notre cœur. Soyons des agents et des ouvriers non de mort, mais de vie, fidèles disciples de Jésus qui, tels leur maître, va d’une personne à l’autre en redonnant la vie et la force d’amour.
« Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ; il a fait resplendir la vie par l’Evangile », disait l’antienne de l’Evangile. Soyons des Christs pour ce monde, pour notre monde, là où nous sommes… pour que cet été brille du soleil du ciel, et de la lumière du Christ.
Amen.
P. Benoît Lecomte

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Treizième dimanche du temps ordinaire

Lecture du livre de la Sagesse

Dieu n’a pas fait la mort,
il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.
Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ;
ce qui naît dans le monde est porteur de vie :
on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir.
La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,
car la justice est immortelle.

Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,
il a fait de lui une image de sa propre identité.
C’est par la jalousie du diable
que la mort est entrée dans le monde ;
ils en font l’expérience,
ceux qui prennent parti pour lui.

– Parole du Seigneur.

Psaume
(29 (30), 2.4, 5-6ab, 6cd.12, 13)

R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (29, 2a)

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé,
tu m’épargnes les rires de l’ennemi.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie.

Que mon cœur ne se taise pas,
qu’il soit en fête pour toi,
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce !

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
puisque vous avez tout en abondance,
la foi, la Parole, la connaissance de Dieu,
toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous,
qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !
Vous connaissez en effet le don généreux
de notre Seigneur Jésus Christ :
lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous,
pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne
en soulageant les autres,
il s’agit d’égalité.
Dans la circonstance présente,
ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins,
afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance
puisse combler vos besoins,
et cela fera l’égalité,
comme dit l’Écriture à propos de la manne :
Celui qui en avait ramassé beaucoup
n’eut rien de trop,
celui qui en avait ramassé peu
ne manqua de rien.

– Parole du Seigneur.

Évangile
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)

En ce temps-là,
Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
– elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –
… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,
le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots,
dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.

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2, bld Jean Moulin
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Accueil à la paroisse du 1er juillet au 15 août uniquement les vendredi de 16h30 à 18h30



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