Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Homélie du 20 décembre 2015

La puissance de Dieu ne s’arrête pas à cela. Il vient, du dedans, que rien n’arrête. Puissance de vie, de naissance, de création... et de joie !
Etonnante réponse de Dieu aux questions si dures de l’homme de notre temps et de tous les temps !


Samedi 19 et dimanche 20 décembre 2015
4ème dimanche de l’avent – C
Saint Jean-Baptiste – Ma Campagne

Elisabeth, la stérile, l’inféconde.
Marie, la vierge.
Et dans leur ventre, au cœur de leur chair, en leur creux intérieur, deux enfants tressaillent.
Ils sont là,
vivants,
naissants d’où ne peut venir aucune vie !
Tressaillants, et tressaillants d’allégresse !
Et cela ne vaut pas seulement pour Marie, la servante du Seigneur, la disponible à l’action de l’Esprit, et l’enfant Jésus, le Fils du Dieu vivant, le fils du Père, celui pour qui, après tout, tout serait possible.
Cela est vrai aussi d’Elisabeth et de son fils Jean. L’une d’entre nous, comme vous et moi, pauvres hommes, pécheurs et bien limités. Nous pourrions comprendre un tel miracle, à la rigueur, pour Marie, et pour Jésus, qui sont si exceptionnels ! Mais pour Elisabeth et Jean ? Et pour nous, vous et moi ?
Quelle bonté de Dieu ! Quel mystère de confiance et d’amour pour nous !
Et notre main se porte alors naturellement vers notre ventre. Pour entendre et sentir, nous aussi, l’enfant tressaillir.
La main sur le ventre de notre corps,
Sur le ventre de notre Église, porteuse en sa chair de la promesse d’Alliance et de vie,
Sur le ventre de notre monde, porteur de la beauté de toute la création...
Ce corps, cette Église, ce monde que nous trouvons parfois stériles, désorientés, morts à toute vie, trop vieux comme Elisabeth, ou trop vierge comme Marie...
Mais la puissance de Dieu ne s’arrête pas à cela. Il vient, du dedans, que rien n’arrête. Puissance de vie, de naissance, de création... et de joie !
Etonnante réponse de Dieu aux questions si dures de l’homme de notre temps et de tous les temps !
Sa réponse est si simple, et si unique : le vie.
Sûrement, seules les femmes enceintes comme Elisabeth et Marie peuvent en parler, mieux que quiconque.
Mais la bonne nouvelle de ces deux femmes, leur joie, leur étonnement, leur capacité d’accueil arrive jusqu’à nous. Non pas comme une histoire de plus. Mais comme le récit de notre propre histoire.
Savons-nous l’accueillir, et en vivre jusqu’en son profond mystère ?
Dieu vient naître en toi.
« Tu n’as voulu ni offrande ni sacrifice, mais tu m’as formé un corps », dit le Christ. Il vient prendre corps.
Et ce corps, c’est le tien. Le mien. Il ne prend pas un autre corps que celui que tu lui offres, comme Marie et Elisabeth ont osé le faire. Il prend corps en toi. Et par toi. Réellement. Son Alliance est charnelle. Il ne veut pas uniquement notre esprit, ou notre âme diraient certains, ou l’intelligence, ni même uniquement le cœur, il veut aussi s’unir à nous en notre corps. À nous totalement. Dieu, en chair et en os.
Pour que changent nos vies,
Pour que change le monde,
Par lui, et par nous.
Et nos corps peuvent tressaillir de joie à l’annonce de cette Nouvelle. « L’enfant a tressailli d’allégresse en moi »... « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Joie !
Joie de la naissance en préparation,
De notre propre naissance jamais finie,
Toujours renouvelée.
Responsabilité toujours à rechoisir, en nous laissant transformer par cette naissance en nous,
Et par cette joie, de Dieu, en nous.
Amen.
P. Benoît Lecomte

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Quatrième Dimanche de l’Avent

Livre de Michée 5,1-4a.
Ainsi parle le Seigneur :
Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.
Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera... celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël.
Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,
et lui-même, il sera la paix !

Psaume 80(79),2ac.3bc.15-16a.18-19.
Berger d’Israël, écoute,
resplendis au-dessus des Kéroubim,
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

Dieu de l’univers reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu’a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l’homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n’irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

Lettre aux Hébreux 10,5-10.
Frères, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps.
Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ;
alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.
Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir.
Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.
Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,39-45.
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

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2, bld Jean Moulin
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