Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Homélie du dimanche 12 novembre 2017

Homélie du dimanche 12 novembre 2017

"Nous avons à prendre notre part pour collaborer ensemble, baptisés, évêques, prêtres et diacres, à la construction de l’Église que le Christ veut pour notre territoire et pour notre temps"


Il est des fois où la Parole de Dieu semble bien éloignée de ce que nous vivons. Et il est des jours où elle vient rencontrer et éclairer ce que nous avons à vivre, où elle encourage et motive les disciples que nous sommes.
Le récit de ces jeunes filles insouciantes et prévoyantes dans l’Evangile, le livre de la Sagesse que nous avons reçu en première lecture, viennent nous stimuler et enraciner nos soucis d’Eglise dans la profondeur de la Parole. Ils viennent nous redire notre responsabilité, et rappelle notre capacité, celle que Dieu lui-même a mise en nous, pour participer à la construction du Royaume. Il y est question de tant de choses que nous sommes invités à vivre ensemble au cours des jours et des semaines qui viennent : de prévoir, de discerner… de rencontre avec l’époux….
Car le point d’orgue, le but de ces pages est sûrement la rencontre avec l’époux. Il nous donne rendez-vous. Et si nous ne connaissons ni le jour ni l’heure, nous comprenons qu’il s’agit d’être prêt pour ce rendez-vous ici et maintenant, car c’est là, ici et maintenant, que l’époux vient à notre rencontre. Le repas des noces est prêt. Le sommes-nous ? C’est le problème des jeunes filles insouciantes. Non pas de ne pas avoir d’huile, mais, à cause du manque d’huile, de ne pas être au bon endroit au bon moment, et de louper l’époux.
Vous avez vécu il y a 15 jours une expérience peu ordinaire pour nous : celle d’une prière dominicale sans prêtre. J’ai entendu les échos de cette expérience, et me réjouis profondément de votre foi, de votre audace, de votre fraternité, de votre simplicité. C’est vraiment l’œuvre de l’Esprit qui s’accomplit par vous et par nous, et cela est vraiment beau ! Il n’y avait donc pas de prêtre dimanche dernier, et le dimanche précédent, nous apprenions le départ prochain de deux prêtres sur Angoulême. Dans le même temps, notre évêque nous invite à prendre la parole, et tant demain après-midi que mardi soir et encore le dimanche 3 décembre au cours d’un « petit dej’ actu », nous allons prendre le temps, comme l’ont fait les enfants ce matin au catéchisme, de recevoir et de répondre à cette grande consultation diocésaine. C’est avec ce « paysage d’Eglise », que nous vivons et dont nous devons toujours davantage prendre conscience, que nous avons à prendre notre part pour collaborer ensemble, baptisés, évêques, prêtres et diacres, à la construction de l’Église que le Christ veut pour notre territoire et pour notre temps. Une construction qui sera toujours en mouvement et en changement, certainement, mais qui vit aussi, parfois, et nous y sommes, des moments de rendez-vous plus importants.
Nous sommes invités à devenir ces jeunes filles prévoyantes pour ne pas céder à l’inconstance et à l’irresponsabilité des insouciantes. Il nous revient, en paroisse, en doyenné, en diocèse, de prendre le temps de nous poser pour savoir où nous allons et où nous voulons aller. « Lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever » (Luc 14, 28) dit ailleurs Jésus. Non pas d’abord pour nous-mêmes, pour notre confort d’organisation ou la survivance de nos structures, mais pour l’homme de notre temps, pour tous ceux qui ont besoin de réconfort et d’attention, pour ceux qui ne partagent pas notre espérance, pour ceux qui luttent pour la justice et la dignité. Car le but de l’Église n’est pas de créer ou de préserver des structures, mais de vivre et de témoigner de la douceur et de la joie de l’Evangile, de rappeler la présence de Dieu à nos côtés, d’accompagner l’Homme dans sa croissance en humanité.
La Parole de Dieu nous rejoint dans nos préoccupations. Et elle nous rappelle l’essentiel : demander la Sagesse. Celle qui est « resplendissante », qui se « laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment et se laisse trouver par ceux qui la cherchent. » Celle qui n’est pas loin : elle est « assise à la porte ». A chacun d’ouvrir cette porte et de la laisser entrer et travailler en nous. La Sagesse, figure de Jésus-Christ, venant ouvrir notre cœur et notre intelligence, libérant notre audace et notre créativité, ravivant les flammes de notre foi, de notre espérance et de notre charité.
Ne loupons pas ce rendez-vous que l’Epoux nous propose, pour retrouver avec lui la joie des noces. Nous avons l’immense chance de participer à ce moment de l’histoire et à cette dynamique de l’Église en Charente. Le temps de la rencontre est venue, la rencontre entre nous pour vivre la rencontre avec Lui, et ensemble entrer toujours davantage en rencontre avec nos frères et sœurs en humanité.
Que l’Esprit Saint Lui-même nous guide sur les chemins de la nouveauté, de la vie, de la noce.
Amen.
P. Benoît Lecomte

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Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire

Livre de la Sagesse 6,12-16.
La Sagesse est resplendissante, elle ne se flétrit pas. Elle se laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment, elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent.
Elle devance leurs désirs en se faisant connaître la première.
Celui qui la cherche dès l’aurore ne se fatiguera pas : il la trouvera assise à sa porte.
Penser à elle est la perfection du discernement, et celui qui veille à cause d’elle sera bientôt délivré du souci.
Elle va et vient à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle ; au détour des sentiers, elle leur apparaît avec un visage souriant ; dans chacune de leurs pensées, elle vient à leur rencontre.

Psaume 63(62),2.3-4.5-6.7-8.

Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,

terre aride, altérée, sans eau.
Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :

tu seras la louange de mes lèvres !
Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;

la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 4,13-18.

Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance.
Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.
Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis.
Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord.
Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur.
Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,1-13.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :
« Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :
les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”
Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »


- Participez à la consultation diocésaine

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