Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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La miséricorde (suite)

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Que serait une personne divorcée qui se contenterait de répéter que Dieu l’aime…sans essayer de faire la vérité sur ce qui s’est passé, ce qui a amené à cette débâcle, sans chercher à prendre sa part de responsabilité ?


Depuis le concile Vatican II, l’Eglise a recentré notre regard sur Jésus et nous a fait sortir de cette idée du Dieu justicier. Mais ne sommes-nous pas entrés dans une autre idée, à l’opposé : Dieu pardonne tout !
A la limite, cela devient un Dieu permissif.

Or, il ne peut y avoir miséricorde sans vérité et sans justice, sans choix quelquefois difficiles pour grandir, réparer, se faire pardonner. Que dirait-on d’un père ou d’une mère dont l’amour consisterait à tout passer à leurs enfants, à les laisser faire ce qu’ils veulent ? On dirait que ce ne sont pas de bons parents et même qu’ils font le malheur de leurs enfants ; on dirait même qu’ils ne les aiment pas vraiment.

La miséricorde de Dieu n’est rien si elle n’est pas reçue. Que représente en effet un amour qui ne va que dans un sens et qui ne trouve jamais de réponse ? C’est l’enfer.

Notre certitude de la miséricorde peut n’être qu’un slogan : « Oui, Dieu nous aime, il est bon, il pardonne tout ! ».
On en fait alors un « papa » gâteau » qui n’a plus aucune consistance. Son amour, on l’affirme, mais l’a-t-on vraiment découvert ? Et comment peut-on voir qu’on l’a découvert ? Saint Jean nous le dit : « Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements » (Jean 14,15). C’est donc seulement s’il y a une réponse concrète de notre part. Il faut que ça passe par nos entrailles !
Que serait une personne divorcée qui se contenterait de répéter que Dieu l’aime…sans essayer de faire la vérité sur ce qui s’est passé, ce qui a amené à cette débâcle, sans chercher à prendre sa part de responsabilité ? (Père Guy de Lachaux)

• Trois questions pour préparer notre rencontre :

o Y a-t-il des textes, des rencontres, des événements qui vous ont aidés à comprendre et à accueillir cette miséricorde ?
o Quelles conséquences y a-t-il eu dans votre vie de vous être senti objet de la miséricorde de Dieu ?
o Est-ce que la miséricorde reçue change mon regard sur autrui et mon attitude envers les autres ?

• Nous partagerons autour de l’Evangile (Lc 24, 13-32)

Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »

• Pour poursuivre notre réflexion :

« Pourquoi ces souffrances »

Dieu miséricordieux et tout-puissant, je ne comprends vraiment pas pourquoi tu m’as imposé ces souffrances.
J’ai pourtant toujours essayé de suivre tes commandements, de prier et de vivre en m’inspirant de l’Esprit de Jésus-Christ.
Pourquoi ne m’as-tu pas évité cette souffrance ? Tu es pourtant tout puissant ! Pourquoi ne m’as-tu pas, dans ta grande miséricorde, protégé de la douleur.
Je sens en moi la tentation de me fermer à toi : « Tout cela n’a aucun sens. » « T’adresser des prières ne servira à rien. »
« Il arrivera de toute façon ce qui doit arriver. »
Mais je ne veux tout de même pas t’abandonner. Mon histoire avec toi a trop d’importance pour moi,
Et je ne peux t’abandonner et m’éloigner de toi.
Je me comporte comme les juifs pieux, qui t’accusent, mais qui ne peuvent cesser de s’adresser à toi dans leur souffrance.
Ainsi, je crie, moi aussi, ma souffrance. Ecoute-moi et adoucis ma peine.
Ne cache pas ton visage devant moi ! Envoie-moi ton Esprit Saint,
afin que je ne renonce pas et que je puisse continuer mon chemin.
Montre-toi à moi dans ta bonté et ta miséricorde.
Transforme ma souffrance, et à travers mes larmes,
je te reconnaitrai comme celui qui ne m’a jamais abandonné,
celui qui m’a toujours accompagné sur mon chemin.
Amen

Anselm Grün : Ouvre grand mon cœur - Editions Salvador

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