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        Les ONG chrétiennes organisent l’accueil des réfugiés

Les ONG chrétiennes organisent l’accueil des réfugiés

Près de 500 Syriens réfugiés au Liban devraient être pris en charge en France grâce à
la mobilisation de cinq organisations catholiques et protestantes.


Près de 500 Syriens réfugiés au Liban devraient être pris en charge en France grâce à
la mobilisation de cinq organisations catholiques et protestantes.Un protocole d’accord signé avec l’État doit être officialisé aujourd’hui pour lancer un « corridor humanitaire » sur le modèle italien.
Comment le « corridor humanitaire » va-t-il fonctionner ?
Les premiers Syriens – de toutes confessions – devraient arriver en France d’ici à
deux ou trois mois depuis le Liban. Près de 500 devraient être accueillis en dix-huit
mois, en région parisienne, dans le sud-ouest et en Alsace dans un premier temps. Ils
seront accueillis par cinq organisations chrétiennes signataires d’un « protocole
d’accord » avec l’État : la communauté Sant’Egidio, initiatrice du projet, le Secours
catholique, la Conférence des évêques de France, la fédération protestante de France,
et la fédération de l’entraide protestante. Voilà un an que ce collectif inédit, réuni en
comité de pilotage, se prépare.
Les réfugiés viendront grâce à des visas humanitaires accordés par le ministère de
l’intérieur en lien avec le ministère des affaires étrangères. Leur demande d’asile ne
sera examinée qu’ensuite, dans les trois mois.
En attendant l’obtention de leur statut et l’accès aux aides de droit commun, tous les
frais – coût du voyage, hébergement, aide alimentaire, accompagnement individuel,
etc. – seront pris en charge par les associations partenaires. Les enfants seront quant
à eux immédiatement scolarisés.
En quoi la démarche est-elle différente de ce qui se faisait jusque-là ?
Cette procédure d’accueil des Syriens diffère des opérations de « réinstallation »
menées jusque-là depuis le Liban, la Jordanie ou la Turquie, qui étaient à la charge
exclusive de l’État et des collectivités (1).
« Là, nous ne demandons pas un centime », explique Valérie Régnier, responsable
France de la communauté Sant’Egidio. « Bien sûr, l’argument financier a joué pour
convaincre le gouvernement, mais c’est ce que nous voulions dès le départ. La
solidarité ne doit pas toucher que le contribuable. Nous voyons notre initiative comme
un acte de résistance à la culture de l’indifférence », poursuit-elle.
Cette responsable lance un appel aux dons, aux solutions d’hébergement et au
bénévolat. Pour l’heure, les cinq associations ont déjà réuni de quoi accueillir les
cinquante premières personnes.
« Beaucoup de particuliers ont proposé d’accueillir les réfugiés chez eux, il y a aussi
des maires qui ont mis à disposition des logements », poursuit-elle. Le collectif
d’associations espère très vite concrétiser un partenariat avec Air France pour obtenir
des billets d’avion à bas coût.
Quelle place pourraient prendre ces « corridors humanitaires » au niveau européen ?
Rien n’est encore fait, mais le dispositif a déjà eu l’accord de plusieurs épiscopats en
Espagne, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Pologne. Reste à
convaincre les dirigeants politiques.
Le Secours catholique, qui a déjà le soutien d’une dizaine de délégations françaises,
veut jouer cette carte européenne, alors que plus de 5 000 personnes sont mortes
noyées l’an dernier en Méditerranée, selon le HCR.
« Depuis l’appel du pape François à agir pour les réfugiés, il y a une dynamique
intéressante des Églises qui pousse les gouvernements à élargir des voies d’accès à
l’Europe qui soient à la fois légales et sûres », explique Laurent Giovannoni,
responsable du « droit des étrangers » dans l’association.
Les cinq organisations ont pris contact avec Bruxelles. Elles ont déposé un dossier
de subventions européennes pour ce projet. « Nous voulons montrer qu’un accueil
organisé dans de bonnes conditions protège mieux que les murs érigés un peu
partout sur le continent », souligne Valérie Régnier.
Jean-Baptiste François
(1) L’an dernier, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a
« réinstallé » 3 200 réfugiés depuis le Moyen-Orient, contre 1 200 depuis le début de
l’année.

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