Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Les signes du diaconat


Histoire d’une aube

Depuis le début du diaconat en Charente, il est de tradition que les frères diacres offrent au nouveau diacre son aube.
On peut se demander la signification de ce geste.
Par définition, l’aube s’impose car elle est le « vêtement liturgique blanc commun à tous les ministres ».
Dans les premiers temps l’achat de l’aube représentait malgré tout une charge supplémentaire pour la famille du futur ordonné (à l’époque Pierre Dufour, Jean Forgeas, Paul Mallet - 79/83/84) et nous avions décidé qu’à l’avenir, fraternellement, en équipe, nous assumerions cette dépense.
Ce geste avait une double signification : entraide matérielle, bien sûr, mais aussi reconnaissance de l’arrivée d’un nouveau frère, car celui-ci, revêtu de cette aube, devenait membre de la famille diaconale : nous étions ainsi revêtus de la même façon et « porteur » de la solidaire fraternité de nos frères nous ayant précédés sur ce chemin.
Daniel qui sera ordonné le 12 Février à Cognac sera donc, lui aussi, revêtu du vêtement de service, fruit du partage de ses frères.

Les diacres de Charente et leurs épouses, le 1er février 2017


L’étole des diacres

Le diacre, serviteur des petits…

« Le trésor de l’Église, le voilà » : en désignant les pauvres de son époque comme la vraie richesse de notre Église, le diacre Laurent fait écho à la Parole de Jésus : « La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ».
C’est à ce signe que Jésus demande de le reconnaître comme le Messie attendu. C’est à ce signe aujourd’hui encore que notre Église sera reconnue comme étant l’église du Christ : si la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres.

De cela, les diacres d’aujourd’hui, comme saint Laurent hier, sont les garants devant tous.
Jean Paul II rendait ainsi hommages aux diacres français en 1992 : « Le diacre est en quelque sorte interprète des besoins et des aspirations de la communauté chrétienne, animateur du service ou « diaconie » de l`Église auprès des communautés locales (…). Il reçoit la charge de servir : servir les pauvres (...). Il est le signe de l’Église servante au milieu des hommes ». (Visite ad limina des évêques français de la région centre 13/01/1992).

A propos de l’étole des diacres, beaucoup s’interrogent : « Pourquoi est-elle de travers cette étole ? » Un enfant disait un jour : « On dirait qu’il porte quelque chose au bout ? ». Et un autre d’ajouter : « On m’a dit que c’était l’argent pour les pauvres qu’il portait comme ça ».
L’étole diaconale vient en effet du service confié aux diacres de porter l’argent de la communauté aux plus pauvres : le cordon de leur besace portée en bandoulière est devenue l’étole liturgique qui les distingue à l’autel.

« La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres » : c’est à cela que vous reconnaîtrez ma venue, nous a averti Jésus.
Les diacres, présents et futurs, doivent garder vigilants et actifs les membres des communautés chrétiennes !

L’Evangile

Lors de son ordination l’Evêque dit au diacre en lui remettant l’évangéliaire :
« Recevez l’Evangile du Christ que vous avez la mission d’annoncer.
Soyez attentif à croire à la Parole que vous lirez,
à enseigner ce que vous avez cru,
à vivre ce que vous aurez enseigné.
 »
Toute la vie du diacre doit être marquée par cette phrase car comme ministre ordonné, il a mission et autorité pour annoncer la Parole. On ne peut annoncer la Parole que si l’on est façonnée par elle.

Et dans la célébration de la messe, c’est au diacre qu’est confiée la proclamation de L’Evangile.

Lorsqu’avant la proclamation de l’Evangile, il reçoit la bénédiction du président, il doit se souvenir de ces paroles qui lui ont été adressées lors de son ordination pour ne pas oublier qu’il peut être appelé à annoncer l’Evangile jusqu’à donner son sang.

Les diacres sont appelés à donner la vie, à mettre l’Eglise au service de cette vie qui lui vient d’un autre…

Un geste liturgique exprime cela fortement.

« Il revient au diacre d’élever le calice pendant la conclusion de la prière eucharistique (Par Lui, avec Lui, en Lui…). Comme figure du Christ Serviteur qui donne sa vie, qui répand son sang, le diacre, dans la célébration eucharistique est du côté du sang du Christ. C’est à lui aussi de donner le sang du Christ aux fidèles s’ils communient sous les deux espèces. Or le sang est le signe de la mort et du don de la vie par le Christ. Alors que le pain partagé est le signe de l’unité de tous rassemblés, membres du même corps du Christ. »
(Pierre Faure, in Célébrer n° 354 – Août / septembre 2007)

La liturgie met donc le prêtre plutôt du côté du corps, et le diacre du côté du sang.
Parce que le sang versé devient vie offerte, engendrement, – il n’y a pas de naissance sans verser de sang – le diacre atteste et manifeste que le service du frère culmine dans la vie offerte pour la multitude dans le sang du Christ.
Parce que l’Esprit continue à enfanter à travers notre Eglise, les diacres sont ordonnés pour donner la vie : par leur prédication, par leur baptême et leur mariage, par leur vie familiale et professionnelle, par l’élévation du calice à l’autel…

"Comme cette eau se mêle au vin…"

Juste au début de l’offertoire, le diacre verse quelques gouttes d’eau dans le vin du calice et prononce cette phrase qui me touche toujours profondément :
« Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance,
puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité. »
Voici que soudain l’eucharistie s’ouvre aux dimensions du monde.
Voici que se célèbre une « messe sur le monde » comme le dirait le père Teilhard de Chardin.
L’eau que verse le diacre est une eau à la fois claire et « terreuse », l’eau argileuse avec laquelle le potier de la Bible façonne l’humanité. L’eau qui apporte la vie de toutes les femmes et de tous les hommes qui à leur manière façonnent aussi le monde.

Jacques Bonnet, diacre en Charente

La mission

La mission confiée au diacre par l’évêque répond à un besoin d’annonce de la Bonne Nouvelle et de proximité de l’Église auprès de personnes et dans des lieux où elle n’est pas ou peu présente : milieu professionnel, personnes en situation de précarités, pastorales diverses (famille, santé, handicaps…)

En France, dans la plupart des cas l’évêque définit la mission du diacre dans une « lettre de mission. » Celle-ci est en général préparée avec l’aide des responsables diocésains du diaconat et sur les suggestions de l’équipe d’accompagnement. Elle est remise à la fin de la célébration d’ordination.

« La lettre de mission, qui est confiée pour un temps déterminé, permet de définir le ministère confié, d’en préciser l’orientation, les modalités d’exercice et les instances ou les lieux de concertation nécessaires. On sera attentif à ce que les différentes composantes du ministère diaconal (parole, charité mais aussi sacrements et liturgie) voient, elles aussi leur modes d’exercice bien précisés. » (Assemblée des Évêques, Lourdes, 1996).

Comme pour chaque serviteur de l’Église, la mission d’un diacre doit être relue périodiquement pour mieux s’ajuster à son environnement, pour suivre les évolutions de sa vie familiale et professionnelle, à ces occasions, la lettre de mission peut être actualisée.

(source : diaconat.catholique.fr)

En savoir plus

En savoir plus : diaconat.catholique.fr

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