Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Lundi 7/11 Repentance des évêques de France

Réunis à Lourdes en assemblée plénière, les évêques ont célébré une messe « pour le pardon des péchés » commis par les membres du clergé, dans un geste très fort à l’issue de cette année de la miséricorde.

Ils ont reconnu avoir « failli » dans leur mission en restant parfois silencieux, et se sont engagés à « déraciner l’arbre du mal » de la pédophilie dans l’Église, ainsi qu’à mieux écouter les victimes


Article extrait du journal "La Croix"

« Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà… » (Luc 17,1-6)

Interview de Mgr.Podvin-> ]

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L’Évangile de ce lundi 7 novembre n’avait pas été choisi pour l’occasion. Imposé par le calendrier liturgique, le texte du jour faisait pourtant singulièrement écho à la démarche inédite vécue par les évêques de France, à Lourdes.

L’épiscopat français a fait acte de repentance face au scandale des abus sexuels commis par des membres du clergé sur des enfants et des personnes vulnérables, et au silence qui les a couverts, au cours d’une messe célébrée lundi matin dans la basilique Notre-Dame du Rosaire. « Nous n’avons pas assez écouté les victimes comme elles l’attendaient et ne les avons pas toujours accompagnées avec la compassion nécessaire », a reconnu le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris qui présidait la célébration, en implorant « le pardon de Dieu ».

Ignorance et indifférence

« Nous n’avons pas accordé suffisamment de crédit à la parole de ceux qui ont été blessés et trahis » par un membre de l’Église, a-t-il poursuivi, confessant une forme « d’ignorance », « d’indifférence ». Au nom de la centaine d’évêques présents, il a demandé pardon pour leur « manque de courage et de discernement pour affronter le fléau des abus sexuels dans l’Église ».

« Oui, il nous faut oser regarder en face les scandales du péché qui atteignent l’Église tout entière. Oui, il nous faut sortir du trop long silence coupable de l’Église et de la société et entendre les souffrances des victimes », a lancé à sa suite Mgr Luc Crepy, responsable de la Commission permanente de lutte contre la pédophilie au sein de l’épiscopat.

Homélie ferme et lucide

Dans une homélie ferme et lucide, l’évêque du Puy a reconnu que l’épiscopat avait « failli » à sa mission « en n’étant pas meilleurs que le reste de la société » : « Nous avons pu en être complices, nous évêques, par notre silence, notre passivité ou notre difficulté à entendre et à comprendre la souffrance » des victimes. En cause : la volonté de « sauvegarder l’image de respectabilité de l’Église », « la peur du scandale ».

Pour autant, en matière de pédophilie, « il n’y a pas d’excuses ou de demi-mesures », a-t-il affirmé, alors que, quinze ans plus tôt, dans le même hémicycle, certains applaudissaient Mgr Pierre Pican, condamné en première instance pour avoir couvert les crimes de l’abbé Bissey.

Depuis, l’Église de France a fait du chemin dans la lutte contre la pédophilie, la prévention et la prise de conscience de la souffrance des victimes. Avec entre autres, la mise en place en avril dernier, après les révélations des abus du P. Preynat et les appels du pape François, de nouvelles mesures orientées vers une meilleure écoute des personnes abusées par un membre du clergé, notamment la création dans chaque diocèse d’une cellule d’écoute.

Pas de pardon sans justice

Face à la tentation de pardonner trop vite pour tourner la page d’affaires douloureuses, Mgr Crepy a rappelé que « le pardon ne peut être accordé au pécheur que s’il se repent » et que « pardonner n’est pas oublier ». Autrement dit, du côté des victimes, cela suppose un long chemin, « dans la mémoire douloureuse qu’ont vécue les victimes ».

Du côté de la hiérarchie, pas de pardon sans justice : « Pardonner est en premier lieu l’affaire des victimes, mais cela n’est possible que si les auteurs sortent de tout déni, prennent véritablement conscience du mal commis et manifestent un repentir qui ne soit pas seulement des mots, mais une profonde repentance et une volonté ferme d’un travail profond sur eux-mêmes », a-t-il souligné.

Par cette célébration commune, les évêques ont été appelés à « s’engager fermement » pour « déraciner l’arbre du mal » de la pédophilie dans l’Église, et pour avancer « sur un chemin de purification » et de « justice », ainsi que d’écoute des souffrances des victimes.

Après la messe, ils étaient invités à jeûner, signe fort de pénitence dans la tradition judéo-chrétienne. Certains avaient l’intention d’aller prier à la grotte avec des noms de personnes abusées. Tous devaient se retrouver dans l’après-midi pour des vêpres dont la prière universelle serait consacrée, là encore, aux victimes.

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