Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Parole à notre évêque, 16 juin 2018

Parole à notre évêque, 16 juin 2018

Le conseil épiscopal poursuit son travail d’inventaire sur l’immobilier dans le diocèse autour des bâtiments utilisés et propriétés ou non de l’Eglise. Mgr Gosselin a aussi mis en avant l’importance de la journée de presbyterium du 19 juin avant la mise en application des orientations diocésaines à la rentrée.


Le conseil épiscopal a récemment échangé sur le plan directeur immobilier du diocèse. Des échanges pendant deux jours et demi pour avancer sur cette réflexion. "Nous arrivons en quelque sorte au terme de toute une phase de diagnostic et d’inventaire de tous les biens à notre disposition. D’une certaine manière, c’est l’héritage de nos pères concernant la vie de l’Eglise. Nous avons répertorié tous les bâtiments que nous utilisons mais qui ne nous appartiennent pas, qui sont à une municipalité ou que nous louons. Nous avons aussi fait la liste des lieux de culte, toutes les chapelles qui sont attribuées à chaque doyenné. La liste est impressionnante : 440 églises au total. Parfois il y a des compteurs électriques qui entrainent des charges. Le conseil épiscopal était donc mobilisé pour ce travail avec les experts qui nous ont accompagnés pour pouvoir faire cet inventaire dans de bonnes conditions. Et nous avons invité chaque doyen et, par doyenné, nous avons vu l’existant et ce sur quoi nous interroger."
"Cette réflexion est guidée par l’idée d’économie, mais aussi plus largement d’une révision pour ajuster sans cesse l’immobilier aux réels besoins de l’activité pastorale. De ce point de vue là, nous avons un diagnostic très précis de l’état et des coûts : électricité, gaz, impôts, assurances. Nous savons ce que chaque bâtiment nous coûte et également ce qu’il peut rapporter parfois parce qu’il y a des produits. Par exemple, on entend souvent que la Maison diocésaine coûte très cher. Si vous regardez les chiffres, c’est faux, parce que la Maison diocésaine représente 1% des dépenses du diocèse au niveau de l’immobilier. Le bâtiment implique en effet un certain nombre de charges, maus aussi des produits avec locations de salles, offrandes. Du coup, cet inventaire nous sort un peu des clichés et d’idées un peu fausses", note l’évêque.

"En Eglise, nous n’avons pas vocation à être propriétaire"

"Certains bâtiments peuvent être un peu rentabilisés et d’autres coûtent très chers. Par exemple, si une grande salle sert deux fois par an dans un secteur, il faut se poser la question et se dire qu’il nous faut peut-être la laisser quitte à louer une salle municipale ou autre. Parfois les communes sont très bien équipées et on peut utiliser une salle en bel état. Je sais que dans le sud-Charente, ce choix a déjà été fait et les utilisateurs, les paroissiens sont très contents de cette solution. Nous répercutons donc des bonnes initiatives locales plus économiques que simplement avoir des bâtiments. Je pense que en Eglise, nous n’avons pas vocation à être propriétaire, à garder le capital. Il faut à la fois être sobre mais bien équipé."
"Nous avons travaillé ce diagnostic avec les doyennés et les doyens. Et les doyens vont maintenant réfléchir avec les autres prêtres, les conseils économiques, les communautés. Nous sommes sûrs que nous devons vendre certains bâtiments parce qu’ils ne servent plus, sont en mauvais état et peuvent être intéressants pour un particulier. Nous savons que nous pouvons vendre un terrain parce qu’il n ’est pas utilisé. D’autres bâtiments, nous nous disons que ce serait bien de se poser la question de la vente, mais il faut se laisser encore du temps. La majorité des biens, nous sommes encore en interrogation, nous ne sommes pas encore mûrs pour décider. Et enfin, dernière catégorie, nous sommes sûrs, nous gardons ces bâtiments car nous en avons besoin. Voilà le travail que nous avons fait pendant deux jours et demi avec tous ceux qui nous accompagnent pour ce plan directeur immobilier. Maintenant, nous savons où nous allons et le comité de pilotage nous a dit : faites des économies et ne vivez pas au-dessus de vos moyens. Il n’y a aucun intérêt à garder des bâtiments qui ne servent pas", indique Mgr Gosselin.

"Le changement concerne tout le monde"

Le mardi 19 juin, les prêtres se retrouvent autour de l’évêque pour une journée du presbytérium. Ils ont rendez-vous à Genac. "Auparavant, cette journée était en fait une soirée conviviale, fraternelle. Certes, nous sommes appelés à travailler ensemble, mais je pense qu’il ne faut pas oublier ces temps gratuits où nous pouvons nous retrouver, être dans un lieu sympathique autour d’un verre et d’un repas. L’aspect fraternel est capital, mais en même temps vu ce que nous vivons, nous avons un peu dérogé à la règle. Ce temps de détente est prévu le soir avec les prêtres, les diacres et leurs femmes. Dans la journée, nous aurons des temps pour pouvoir préparer l’année prochaine. C’est important d’être tous ensemble pour que nous puissions véritablement nous projeter à la rentrée avec les modifications importantes. Le changement concerne tout le monde. Il faut vraiment que nous soyons solidaires. On parle de communion fraternelle, il ne suffit pas d’en parler, il faut la vivre. D’où l’idée de cette journée du presbytérium un peu gratuite dans un climat détendu pour que nous puissions d’abord nous rencontrer. Les temps fraternels sont capitaux."
"Il est question de proximité, de fraternité dans les orientations diocésaines. Ces fraternités prêtres, laïcs, religieux, religieuses, gens mariés, célibataires, tout le monde ensemble, c’est la fraternité. Et puis il y a certains moments où se vit une dimension particulière... avec ce parallèle Jésus et ses apôtres, c’est aussi l’évêque et ses prêtres. Il y a quelque chose d’analogique dans cette dimension dans le sens où ceux qui ont charge d’être des ministres de la bonne parole se retrouvent pour créer la communion. Je pense à cette parole de Jésus : “qu’ils soient un pour que le monde croie”. Je crois que la mission en Charente sera féconde à partir du moment où le presbytérium fait son unité", conclut l’évêque.

Erica Walter

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adresse Mgr Hervé Gosselin
Secrétariat : 05 45 91 86 89
226, rue de Bordeaux
16000 Angoulême
Mgr Gosselin
Secrétariat de Mgr GOSSELIN

NB : Les mails envoyés à l’adresse eveque chez dio16.fr ne sont plus consultés





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