Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Parole à notre évêque, 17 mars 2018

Parole à notre évêque, 17 mars 2018

Le 15 mars, le texte des orientations diocésaines a été publié sur le site internet du diocèse. « Pour que rien ne perde » est le résultat de la consultation lancée en septembre.


Pour que rien ne se perde est le titre du texte des orientations diocésaines que chacun peut lire et commencer à s’approprier. « Ce titre est une parole d’Evangile, précisément une parole de Jésus après la multiplication des pains lorsqu’il invite à récolter les morceaux qui restent. Ces orientations sont vraiment un événement. Les conseils presbytéral, épiscopal, pastoral ont mené tout un travail pour élaborer ces orientations à partir de la consultation. Ce texte n’a rien de révolutionnaire, mais il est extrêmement exigeant. La consultation a en effet d’abord émis ce souhait que nous travaillions en particulier le climat fraternel, la dimension de fraternité au cœur même de la vie de l’Eglise. »
Ce texte des orientations diocésaines s’organise en trois chapitres sur 13 pages. « Les premiers lecteurs ont dit que le texte était un peu dense. Il faut préciser que c’est un document de travail, donc il ne faut pas s’attendre à quelque chose d’extrêmement fluide. Il a fallu concentrer les idées pour que ce texte ne soit pas trop long. Je fais remarquer que nous partons de la proximité, de la base. Il y a évidemment des raisons. De la proximité, nous allons ensuite vers ce qui important pour une communauté la célébration du Dieu vivant, pour finir à une organisation », éclaire l’évêque.

« Il doit y avoir des fraternités dans toute vie d’Eglise à tous les niveaux »

Le premier chapitre s’intitule : Pour renouveler la vie fraternelle dans nos communautés. « Une exigence de fraternité suppose de se rencontrer et nous parlons de ces fraternités évangéliques qui partagent. Dans ce texte, nous avons cité Madeleine Delbrêl : pas de fraternité surnaturelle sans fraternité naturelle, donc humaine. Il ne s’agit pas d’avoir de grandes idées sur l’Eglise et la vie éternelle parce que ce que nous sommes appelés à vivre, ce sont des communautés chrétiennes vivantes. Cela passe par des cellules comme nous avons dans le corps d’une certaine manière. Il doit y avoir des fraternités dans toute vie d’Eglise à tous les niveaux : local, paroissial, de doyenné, du diocèse. Cela suppose une autre manière, peut-être une conversion, pour laisser accepter l’autre tel qu’il est, pour trouver une place au plus fragile, au plus petit, pour être dans une dimension de dialogue constructif et surtout pour accueillir la volonté de Dieu et la parole de Dieu en particulier la parole de Dieu dans l’Evangile et dans les textes bibliques. »
Le chapitre deux a pour titre : Pour célébrer notre foi commune. « Il correspond à la célébration des sacrements. Nous les avons tous cités, mais nous mettons en avant tout particulièrement l’eucharistie. Parce que les chrétiens de Charente formulent une juste attente, un juste désir, une juste inquiétude pour ce sacrement avec cette question : où allons-nous pouvoir avoir notre messe le dimanche ? Ils ont raison. Certes, vu le nombre de prêtres, le nombre de chrétiens et le nombre d’églises, on ne peut pas être partout pour célébrer l’eucharistie. Mais comme le dit Vatican II, l’eucharistie reste “source et sommet de notre vie chrétienne”. Ces dernières années, les orientations dans le diocèse avaient mis en avant particulièrement le baptême mais on n’oublie pas que l’eucharistie est “sacrement des sacrements”, souligne Mgr Gosselin.
« Nous privilégions l’eucharistie le dimanche mais nous encourageons vraiment d’avoir des temps de prière les autres jours pour se préparer et pour pouvoir vivre ensuite l’eucharistie. Le dimanche est jour du Seigneur et il n’y aura pas trop de concurrence à cette célébration eucharistique du dimanche. Evidemment, il faut faire plus d’efforts en déplacement quand on est à la campagne que lorsqu’on vit en ville. Mais je crois qu’il est vraiment essentiel qu’on garde et qu’on laisse le signe de l’eucharistie comme un signe important, ce don qui est fait à l’Eglise. Nous ne voulons pas mettre des équivalents qui seraient secondaires par rapport à la célébration de l’eucharistie. »

« Elaborer un plan pastoral pour les années à venir »

Le troisième chapitre de ce texte porte l’intitulé : Pour vivre de l’Evangile. Il y est question d’une nouvelle organisation : le diocèse sera bientôt découpé en 5 doyennés, au lieu de 13 actuellement. « Nous avons gardé le découpage actuel avec les doyennés qui ont l’habitude de travailler ensemble. Je pense qu’il n’y aura donc pas d’énormes changements. Un point est mis en avant avec le travail qui sera fait par les communautés durant l’année 2018-2019. Elles devront repenser les paroisses pour savoir si elles ont une pertinence. Le but n’est absolument pas de regrouper les paroisses et d’en faire moins. Si la paroisse, même sans prêtre résident, a une vitalité et les conditions de manière générale pour la définir comme paroisse, il faut la conserver. J’insisterai particulièrement sur le plan pastoral. Les doyennés, avec les doyens, les prêtres vicaires auxiliaires, les EAP seront invités à élaborer un plan pastoral pour les années à venir. Cette réflexion prendra un peu de temps, demande du travail. Il faut trouver une méthode. Nous aiderons les doyennés à pouvoir élaborer leur propre plan pastoral pour faire vivre les communautés et surtout les orientations missionnaires, c’est-à-dire d’avoir des axes de préoccupation où nous sommes moins tournés sur nous-mêmes pour faire tourner la boutique si on veut, mais d’être appelant, d’être missionnaire, de proposer la foi à ceux qui ne la connaissent pas », affirme l’évêque.
Ce texte des orientations diocésaines est accessible à tous sur le site internet du diocèse. Les délégués des 13 doyennés actuels l’ont reçu directement. « Charge à eux de répondre aux questions qui sont une mise en pratique concrète des orientations du texte. Les amendements ont déjà été faits par les conseils successifs, il s’agit de commencer à réfléchir les orientations pratiques. Le 5 mai, les délégués se retrouveront à Angoulême et nous mettrons en commun un certain nombre de mises en pratique de ces orientations pour terminer par une célébration. Tous les chrétiens de Charente seront invités à se rassembler à la Cathédrale. Nous promulguerons ce texte en quelque sorte qui sera un lancement pour travailler en communauté la réception et tout ce qu’il y a à venir. Nous espérons vraiment que ce soit un réveil missionnaire, que l’Eglise de Charente reçoive ce don et que rien ne se perde de ce qui nous a été donné. C’est notre enjeu, notre responsabilité. La dernière phrase de ce texte est : “donnez-leur vous-mêmes à manger”. Cette phrase de Jésus est une invitation pour nous-mêmes à nous convertir », conclut Mgr Gosselin.

Erica Walter

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