Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Parole à notre évêque, 22 septembre 2018

Parole à notre évêque, 22 septembre 2018

Mgr Gosselin a insisté, cette semaine, sur un départ, celui de l’économe du diocèse, et sur des installations de prêtres. Il a aussi dialogué, dans la deuxième partie de l’émission, avec Yolande Lallemand, responsable diocésaine des aumôneries de l’enseignement public.


Véronique Diaz, économe depuis 10 ans du diocèse, s’apprête à partir à la retraite. Elle sera remplacée par Alexis Join-Lambert. Mardi 18 septembre, une rencontre était organisée pour marquer son départ. « C’est une longue période qui a été marquée par un désir de réforme et de retrouver des finances saines dans notre diocèse. C’était l’occasion pour Véronique Diaz de rendre grâce. Elle a vraiment voulu vivre cette responsabilité de manière spirituelle reconnaissant que le rôle d’une économe est une mission d’Eglise. Comment gérons-nous ? Comment s’incarne notre foi ? Nous avons aussi à le vivre dans les dimensions très matérielles que nous trouvons au niveau d’un diocèse ou d’une paroisse. Le départ de Véronique Diaz est donc un événement célébré de manière très fraternelle, festive et spirituelle. Nous avons vraiment voulu la remercier pour sa compétence et tout ce qu’elle a pu mettre au service du diocèse pendant 10 ans. »
« L’économe doit pouvoir rendre compte de la gestion de l’argent qui nous est confié. Et, en même temps, nous dépensons l’argent que nous avons. Je pense que c’est le rôle de l’économe diocésain que de pouvoir avoir des signaux d’alerte et de nous dire stop. Voilà sa mission comme dans un dialogue avec l’évêque, le conseil épiscopal. Et il y a un lien très fort entre le vicaire général et l’économe diocésain. C’est l’occasion de pouvoir envisager des investissements ou de voir comment nous pouvons faire des économies pour pouvoir faire justement les investissements qui nous paraissent prioritaires. L’économe assume aussi un rôle très important pour l’unité du diocèse. La paroisse, par exemple, ne gère pas ses petites affaires. Il y a des dépenses collectives qu’il est important et juste de pouvoir répartir entre tous. Ainsi, une caisse commune est gérée par l’économe diocésain », éclaire l’évêque.

Reconnaître le prêtre et l’accueillir

Le dimanche 16 septembre, Mgr Gosselin installait le Père Claude Mouketé pour les paroisses de la Couronne-Saint Michel, de Roullet Saint Estèphe et de Mouthiers. « Il s’agit de le présenter à la communauté de manière un peu symbolique. On peut par exemple donner les clés de la paroisse pour signifier que c’est à lui d’ouvrir l’Eglise dans le sens fort du terme, d’animer la communauté et d’être à son service. Le Père Claude Mouketé vient du Cameroun dans un esprit fidei donum. S’exprime ainsi le don d’une Eglise à une Eglise, le don de vocation. La Charente a pu en bénéficier tout au long des siècles. C’est important de le reconnaître et c’est une joie pour une communauté d’accueillir son nouveau curé, celui qui va avoir la charge curiale, qui va être son pasteur. Même si c’est parfois difficile dans un endroit parce que le prêtre ne résidera plus ou qu’il y aura moins de prêtres. Nous sommes dans cette période de rentrée où les curés sont installés dans la charge d’une communauté. A eux d’être à son service, de reprendre son histoire et de la développer. Cette étape se vit pour Florian Marchand, Franck Certin, Patrice Zoma à Fléac. De nombreux prêtres se retrouvent avec une nouvelle charge. »
Jeudi 27 septembre, les prêtres vont se retrouver pour une journée de formation. « La question de la formation est importante pour tous les chrétiens et aussi pour les prêtres. Nous avons demandé à Mgr Batut, évêque de Blois, d’animer cette journée sur le thème : La place du ministère ordonné dans le redéploiement pastoral d’un diocèse. Dans nos nouvelles orientations, nous parlons beaucoup de l’importance de faire des fraternités dont les prêtres font partie et aussi de l’engagement des laïcs qui, au titre, de leur baptême sont missionnaires. Bien situer le ministère ordonné dans la vie de l’Eglise est quelque chose de capital. En complément, par extension, réfléchissons sur la place du ministère ordonné. Nous savons déjà ce qu’est un prêtre et, en même temps, le nouveau contexte fait qu’il y a des évolutions. Nous sommes dans un nouveau contexte de société qui fait que le ministère du prêtre n’est pas statique. Certaines dimensions traversent les siècles et d’autres peuvent changer. Vatican II, de manière très heureuse, propose cette collaboration prêtre-laïc pour une fécondité missionnaire mais il faut que les prêtres restent prêtres. Il n’y aura pas d’Eglise sans prêtre parce qu’il n’y a pas d’Eglise sans eucharistie. Et il y a besoin des prêtres pour célébrer l’eucharistie. En résumé, c’est cela, mais ce n’est pas uniquement autour de la messe que je le dis, mais au titre de cette mission qui est confiée à certains », affirme l’évêque.

Tout est parti des jeunes

Mgr Gosselin a pu échanger ensuite avec Yollande Lallemand, responsable diocésaine des aumôneries de l’enseignement public. Elle a mis en lumière le rassemblement Toussaint 2018 qui ouvre l’année. Du samedi 20 au lundi 22 octobre, des centaines de lycéens sont attendus à Bergerac. L’événement, porté avec l’Enseignement catholique, est cette fois organisé à l’échelle des deux provinces de Bordeaux et Poitiers. Il est pensé pour tous les lycéens même s’ils n’ont pas de lien direct avec l’Église. « Au départ, c’est quand même une initiative lancée à la demande des jeunes qui voulaient rencontrer d’autres jeunes en dehors du diocèse, de leurs frontières habituelles. Historiquement, nous avons voulu faire un événement provincial et il devient aujourd’hui inter-provincial », explique Yollande Lallemand.
Mgr Gosselin souligne une dimension « A Lourdes, en avril dernier, nous l’avons entendu avec le pèlerinage. Les jeunes ont envie d’avoir des temps forts où ils se rassemblent nombreux et où ils peuvent faire la fête… ce qui n’empêche pas les grands moments d’intériorité. » Dans ce rassemblement, l’histoire de Cyrano de Bergerac mise en valeur par Edmond Rostand sera évoquée. « C’est une histoire d’amour dont nous allons parler. Cyrano est très amoureux de Roxane mais n’ose pas lui dire parce qu’il se trouve moche. Comme il ne s’aime pas lui-même, il n’ose pas aimer pleinement l’autre. Nous allons mettre cette histoire en parallèle de textes de saint Paul, avec l’exemple du Christ qui nous montre, lui, que, aimer, c’est se donner pleinement et recevoir », souligne Yollande Lallemand. Les lycéens partageront jeux, rallyes, temps spirituels, festival des talents pour partager largement, veillée festive ou plus spirituelle, marche dans les vignes de Monbazillac, catéchèses sur le thème de l’amour en vérité assurées par les évêques. Pour l’évêque, « Toussaint 2018 est un temps de rencontre détendu, fraternel, joyeux, animé », conclut-il.

Erica Walter

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