Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Parole à notre évêque, 27 octobre 2018

Parole à notre évêque, 27 octobre 2018

Mgr Gosselin a tenu à évoquer le rassemblement des lycéens à Bergerac, à rappeler le sens de la Toussaint. Dans un deuxième temps, le Père Denis Trinez a partagé autour des Vendredis de la différence centrés sur l’accueil des personnes homosexuelles.


L’évêque a pris quelques jours de retraite personnelle du lundi 22 au samedi 27 octobre chez les Carmes du Broussey. « Comme je propose et je conseille à tous les chrétiens, prêtres et laïcs, de faire une retraite, je me suis dit que c’est important pour moi aussi. Programmer ce temps personnel, un temps pour et avec Dieu, est précieux pour pouvoir avoir des forces pour continuer. Il s’agit moins de penser à soi que de se retrouver soi-même. Lorsque les rythmes sont un peu denses, avec parfois un peu d’agitation, il faut se retrouver soi-même et cet intérieur que le Seigneur nous donne. Une retraite, c’est vraiment du temps pour Dieu. De la même manière que pour la semaine, le dimanche, il y a un jour consacré à se retrouver avec Dieu, dans l’année, nous pouvons offrir quelques jours au Seigneur. Nous recevons ainsi comme cadeau de pouvoir être mieux ancrés en nous-mêmes et d’être plus fidèles à l’appel que le Seigneur nous fait. En tout cas, être en forme pour pouvoir offrir aux autres de bons temps et une bonne présence représentent aussi une charité fraternelle. Je crois que la retraite est quelque chose d’important pour quelques jours au large et dans la prière. »
Avant cette retraite, Mgr Gosselin a participé au rassemblement des lycéens de la région à Bergerac. Dix évêques ont célébré la messe. Ces trois jours étaient répartis entre détente, partage, catéchèses d’évêques, temps festifs... En lien avec Cyrano de Bergerac, les jeunes ont pu approfondir le thème aimer avec panache. « Nous avons senti, de la part des jeunes, une très belle participation, une implication et une joie de pouvoir être ensemble. Aimer avec panache, c’est-à-dire pouvoir aimé en vérité. Aimer en vérité suppose d’avoir une attitude intérieure d’exigence pour ne pas se laisser avoir par quelques sirènes qui nous proposent à la fois le bonheur et l’amour, mais qui ne sont pas vraiment l’amour et le bonheur. Le secret pour être toujours heureux se trouve dans l’Evangile, c’est notre foi. La question est comment notre foi chrétienne éclaire ce chemin pour pouvoir aimer davantage », résume Mgr Gosselin.

« Heureux de pouvoir célébrer la sainteté »

Le dimanche 28 octobre était célébrée la naissance du doyenné Est-Charente. « Les chrétiens de ce vaste doyenné ne sont pas appelés à se retrouver très souvent. Mais là, nous voulons manifester notre unité et les orientations diocésaines qui doivent se décliner dans ce doyenné à travers les différents secteurs. Il ne restera plus que le dernier, le cinquième, le doyenné Sud-Charente. Mais ce territoire a cette particularité d’être parti en avance l’an dernier et de travailler déjà ensemble. Il ne s’agira pas vraiment d’une naissance, mais nous ferons la fête le 3 février. »
Les chrétiens ont fêté la Toussaint le 1er novembre. « C’est une grande fête qui nous rappelle le but que l’Eglise nous a donné, la sainteté. N’assimilons pas la Toussaint avec la visite des cimetières qui se fait le lendemain avec beaucoup d’espérance. Toussaint correspond à la fête de la sainteté qui est communiquée aux hommes. Pour cette fête, beaucoup de personnes, qui fréquentent parfois moins l’Eglise, se retrouvent pour la messe. Et tous ensemble, nous voulons nous tourner vers le ciel avec une orientation spirituelle pour dire : Dieu est là, Dieu est avec nous et nous donne ce qu’il nous demande. Puissions-nous être heureux de pouvoir célébrer la sainteté qui n’a d’autre équivalent que celui du bonheur et de l’amour pour reprendre le thème traité avec les lycéens à Bergerac. La sainteté, c’est vraiment être heureux en aimant. Si c’est le programme que nous nous donnons dans notre vie, cela mérite de recevoir ce rappel avec beaucoup d’attention et de joie », affirme l’évêque.
Mgr Gosselin recevait le Père Denis Trinez, dans la deuxième partie de l’émission, pour parler des Vendredis de la différence. Ce parcours de 4 soirées est porté par le diocèse à travers la pastorale familiale et le groupe Accueil et parole. « Ce groupe réfléchit à l’accueil des personnes homosexuelles et de celles qui sont confrontées à cette réalité qui nous pose aussi question en Eglise. Et nous voulons exprimer ce respect et cette grande attention que nous devons avoir les uns pour les autres en particulier lorsque nous manifestons une manière peut-être différente de vivre. Il y a les exigences de l’Evangile et cet accueil inconditionnel de l’autre tel que Jésus nous l’a appris lui-même : il a été vers tous pour révéler le meilleur d’eux-mêmes. Je crois que ces Vendredis de la différence permettent d’expliciter, de réaliser, de réfléchir sur comment s’accueillir les uns les autres avec nos différences et non pas malgré nos différences », éclaire l’évêque.

« Plus de vie, plus de dialogue dans la famille »

Depuis le 12 octobre et jusqu’au 23 novembre, 4 soirées se déroulent à Ma Campagne, à Angoulême. Avec ce parcours, le but est d’engager le dialogue avec des personnes concernées ou non mais qui s’interrogent et veulent faire Eglise. « J’ai été très frappé par le climat de ces rencontres entre écoute et bienveillance. Dans les deux premières soirées, une quarantaine de personnes ont partagé ensemble avec un désir de rencontrer l’autre, de comprendre ce que l’autre vit et d’avancer dans notre manière d’envisager cette question et ce qui tourne autour d’elle. Nous avons été globalement très touchés par la qualité des échanges et de la rencontre », indique le Père Denis Trinez. Un film a été diffusé sur le coming out d’un fils qui bouleverse la famille. « Cette réalité, une fois dite, va engendrer souvent une période de crise mais qui débouche sur plus de vie, plus de dialogue dans une famille. Cela rapproche et permet à chacun de grandir. Une personne pas directement concernée a témoigné et dit combien le fait de pouvoir dialoguer avec les personnes qui vivaient cette réalité lui avait permis, elle-même, de trouver son chemin de vérité personnelle et de grandir dans sa vie et dans sa manière d’exister pleinement. »
« Nous avons encore tout un travail à faire pour que les personnes qui sont homosexuelles se sentent vraiment accueillies en Eglise et membres de l’Eglise. Je crois aussi que c’est bien pour l’Eglise que ces personnes puissent prendre leur place parce qu’elles ont beaucoup à apporter. L’Eglise doit devenir vraiment universelle, chacun y a sa place. Plusieurs personnes ont dit : nous ne sommes pas directement intéressées par cette question en particulier, mais ceux qui vivent cette réalité et que nous accueillons pourraient être des femmes ou des hommes en situation de divorce, des migrants. Il s’agit d’accueillir la vie. C’est un thème qui nous a touchés parce qu’il permet de désenclaver nos regards sur la vie. Cette fois-ci sur cette question, mais sinon sur une autre », rapporte le Père Denis Trinez.

Erica Walter

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