Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Parole à notre évêque, 31 mars 2018

Parole à notre évêque, 31 mars 2018

A la veille de Pâques, Mgr Gosselin a mis en valeur le sens et la force des journées que sont le Jeudi saint, le Vendredi saint et le Samedi saint. Il a évidemment insisté sur la joie de Pâques et sur les catéchumènes qui s’apprêtaient à recevoir le baptême.


En Charente, la messe chrismale a une fois de plus été célébrée le mardi de la semaine sainte. Les chrétiens étaient rassemblés en nombre dans la cathédrale Saint-Pierre. Logiquement, la messe chrismale devrait être célébrée le Jeudi saint, mais dans beaucoup de diocèses, elle l’est avant. La journée de mardi, les prêtres charentais ont pris l’habitude de la passer ensemble. « Nous avons eu une journée de formation avec un théologien, Arnaud Join-Lambert de Louvain en Belgique. En visioconférence, il nous a parlé en direct sur le thème de la mission. Nous avons donc vécu ce temps de rassemblement entre prêtres. Nous étions vraiment le Jeudi saint d’une certaine manière, lors de la messe chrismale. »
« C’est Jésus qui rassemble ses apôtres et, au cours de ce dernier repas, il dit les paroles qui annoncent sa Passion. Cette messe correspond à la fête de l’eucharistie et à la fête du sacerdoce. Nous avons fêté nos frères qui avaient des jubilés. Les pères Michel Granger et Michel Hoang pour 25 ans, les pères Pierre Plantevigne et Maurice Proteau pour 50 ans, le père Yves Auriau pour 60 ans et le père Pierre Crémault pour 70 ans. Nous avons exprimé une grande joie pour célébrer et fêter les serviteurs de Dieu. Toute cette semaine sainte, la liturgie nous aide à rentrer dans le grand mystère du don que le Seigneur fait de lui-même. La messe chrismale est un lieu de rassemblement diocésain où nous étions particulièrement heureux de voir les futurs baptisés, les futurs confirmés. Le saint chrême qu’ils vont recevoir pour leur sacrement a été consacré », souligne l’évêque.

Intériorité, attente et espérance du Samedi saint

Mgr Gosselin a continué de rappeler ce que porte chaque journée. « Le Vendredi saint, tous les offices de la Passion et les chemins de croix nous invitent à plonger. Je pense que nous sommes bien chrétiens, que nous pouvons connaître la joie pascale que si nous prenons un peu de temps pour réfléchir au mystère de notre salut. Le Samedi saint est une journée très particulière qui est un peu la journée du tombeau. C’est une journée de silence. Pendant le Samedi saint, nous devons demeurer dans une grande intériorité. Nous devons méditer aussi la mort du Christ qui descend aux enfers, comme on le dit dans certaines prières, et qui vient rejoindre tous les hommes décédés de tous les temps. Et cette journée signifie le temps de l’espérance. Il y a des moments parfois un peu ténébreux en attendant la lumière de la résurrection. Le Samedi saint a une spiritualité très intéressante d’intériorité, d’attente, d’espérance. »
« Je crois que la Vierge Marie est là particulièrement pour nous aider à traverser ce temps-là, comme une bougie qui s’allume dans la nuit. Elle a gardé la foi alors même que son fils est mort. Elle est traumatisée par la veille, pourtant elle est sûre que quelque chose va se passer, peut-être qu’elle ne sait pas exactement quoi et comment, mais elle fait confiance. Je pense que dans certains événements de notre vie ou d’Eglise, cela peut être intéressant. Nous sommes dans la peine, dans la rupture du deuil. Nous avons encore l’image de la croix très présente. Et avec ce tombeau, il y a une forme de silence, une espèce de repos. Un repos douloureux mais plein d’espérance. Et dans la nuit de Pâques va éclater la joie pascale. Mais je crois que c’est s’y préparer que d’accepter d’accueillir un peu ces ténèbres », indique Mgr Gosselin.

« Un sommet pour eux et un nouveau départ »

Cette année, 3000 catéchumènes devaient être baptisés en France pour Pâques. En Charente, ils étaient une douzaine. « Nous nous sentons concernés par ce qui arrive à nos frères : ceux qui vont être baptisés pendant la veillée pascale ou un peu plus tard dans le temps pascal et aussi toute cette année. Nous avons en effet consacré le Saint-Chrême pour tous les enfants, y compris les bébés qui ne sont pas encore nés. Ces baptêmes de catéchumènes représentent un temps important pour toute la communauté chrétienne. Goûtons ces catéchumènes qui, demain, seront des néophytes. Leur parcours ne s’arrête pas au baptême, il faut aussi qu’ils continuent à être accompagnés par la communauté chrétienne pour toujours être mieux formés. Le baptême est en quelque sorte un sommet pour eux et un nouveau départ, une nouvelle naissance. En tout cas ces baptêmes sont beaucoup d’occasions de nous réjouir. »
« La joie de Pâques. Nous croyons déjà à ce que le Seigneur va manifester par le feu pascal qui éclatera, je l’espère, partout en Charente. Que s’allument les feux de la résurrection, c’est la joie dans la nuit. Et cette joie se prolonge et se poursuit, parce que je crois que le Seigneur et l’Eglise savent que nous sommes un peu résistants tant aux mauvaises qu’aux bonnes nouvelles. La bonne nouvelle de la résurrection est difficile à accueillir. Ce n’est pas simplement un sentiment, une émotion qu’on est capable de susciter avec une belle liturgie ou un beau rassemblement, c’est plus que cela. Le temps pascal dure en fait 50 jours jusqu’à Pentecôte. Résurrection et Pentecôte vont vraiment ensemble, le don de l’Esprit Saint va avec la résurrection. Et particulièrement aussi l’octave de Pâques, pendant 8 jours, on peut dire que c’est Pâques. On peut aller à la messe tous les jours, chanter des alléluia toute la journée, méditer des textes d’Evangile. Les conditions sont là pour nous aider à réaliser cette nouvelle qui est peut-être difficile à croire. Cela ne va pas de soi de croire en la résurrection. Il faut vraiment se donner les moyens de pouvoir accueillir cette nouvelle. Ne reprenons pas nos activités ordinaires de manière banale. Et la liturgie va nous y aider vraiment à travers les offices de la liturgie des heures et les messes. Ressuscitons si le Christ est ressuscité ! Et ayons, comme nous dit le Pape, des têtes de ressuscité ! Il n’est pas utile de garder nos têtes de carême. Et la joie de Pâques doit pouvoir se voir et se partager », conclut l’évêque.

Erica Walter

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