Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Parole à notre évêque du 13 octobre 2018

Parole à notre évêque du 13 octobre 2018

Mgr Gosselin a évoqué la naissance officielle du doyenné Grand Angoulême et la suite des orientations diocésaines. Il s’apprêtait aussi à rencontrer les diacres et a pu partager avec Nicole Brillet autour des réalités de la Pastorale de la santé.


Le dimanche 7 octobre, la communauté du Grand Angoulême se retrouvait pour célébrer la naissance de ce nouveau doyenné à la Cathédrale d’Angoulême. Trois adultes ont reçu le sacrement de confirmation lors de cette célébration. Un temps fraternel de pique-nique et une présentation des paroisses ont prolongé cette journée importante. Depuis la rentrée de septembre, c’est la 3ème journée qui se vit de la sorte après le Nord-Charente et l’Ouest-Charente. « Il y a d’abord eu les nominations comme une étape importante qui ont pris effet au 1er septembre mais un rassemblement des communautés était nécessaire, ne serait-ce que parce que les communautés peuvent ne pas se connaître. C’était un peu le cas dimanche (9 octobre). Chaque paroisse a pu se présenter de différentes manières. La spécificité pour Grand-Angoulême est que le Père Laurent Maurin, le doyen, est exclusivement au service de l’élaboration et de la construction de ce grand doyenné pour que l’ensemble s’harmonise. »
Le samedi 13 octobre s’est vécue une journée de réflexion. Chacun des 5 doyennés est en effet appelé à établir un plan pastoral. « Dans nos orientations l’an dernier, nous avons mis en place la définition de ce que nous appelons des axes missionnaires, six au total. Chaque doyenné va écrire son projet pastoral de l’année et cette démarche ne va pas forcément de soi. Nous avons donc mis en place une journée commune avec des témoignages, du temps pour pouvoir procéder à cette élaboration. Les prêtres avec des représentants des EAP vont travailler ensemble. Nous espérons un esprit commun. On se rassemble pour pouvoir parler ensemble de ce qui nous unit », confiait l’évêque à la veille de cette journée.

La dimension large de la pastorale de la santé

Dimanche 14 octobre, Mgr Gosselin a rencontré les diacres. Une journée qui a lieu chaque année. Ils ont vécu une célébration à l’église Saint-Cybard à Angoulême puis un temps de partage avec un thème de réflexion. « Il s’agit d’un lieu d’échange où les diacres pourront entendre ce que j’ai à leur dire et j’entendrai ce que les diacres ont à dire aujourd’hui. Les diacres, par définition, sont des serviteurs, prêts à toutes les missions que l’évêque va leur confier, mais tout dépend de leur âge, de leur activité professionnelle et de la vie de famille. En même temps, s’ils ont accepté cette ordination, c’est pour vraiment se mettre au service. Je rappelle que le diaconat, c‘est véritablement la dimension de service. Quand Jésus se met au pied de ses apôtres pour leur laver les pieds, ce geste signifie que l’Eglise est servante et particulièrement avec une option préférentielle pour les pauvres. Et les pauvretés ne manquent pas aujourd’hui dans l’Église. »
Dans la deuxième partie de l’émission, Nicole Brillet était invitée par l’évêque. Ancienne directrice de l’Enseignement catholique, elle est aujourd’hui responsable de la Pastorale de la santé qui concerne les patients dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou à domicile et tous ceux qui les accompagnent, qu’ils soient soignants ou bénévoles. Cette pastorale a fait sa rentrée le samedi 6 octobre. 70 personnes ont partagé ensemble autour de la présentation des différentes branches, des différents rendez-vous de l’année et d’un temps d’enseignement avec l’évêque autour de l’eucharistie et du fait de porter la communion, avant un envoi en mission. « Car tout ce monde-là n’a pas forcément l’habitude de travailler ensemble, même peut-être que certains secteurs ne se connaissent pas. L’intérêt de samedi, c’était de se sentir envoyé en mission dans la même Eglise. »
Une équipe est en train de se constituer autour de Bruno Lemaire, diacre, responsable de tout le secteur pastoral des personnes en situation de handicap, Alain Brigand, médecin, responsable de toutes les aumôneries des hôpitaux, Danielle Landreau, secrétaire. D’autres membres devraient rejoindre cette équipe pour ce qu’on appelle le Service évangélique des malades, avec un responsable pour chaque doyenné. Nicole Brillet rappelle que « toute l’intuition du Service évangélique des malades est de visiter les malades. La fine pointe consiste à pouvoir leur apporter la communion quand ils le demandent. Les aumônerie des hôpitaux sont beaucoup plus impliquées dans le monde hospitalier et travaillent de près avec les soignants, les médecins. »

Repérer les besoins et se former

« Le besoin de bénévoles est réel pour rejoindre toutes les personnes en situation de souffrance en établissement ou à domicile. Il est possible de continuer à se former en partie en commençant cette mission. La pastorale de la santé met sur pied des temps forts dont deux journées de formation à l’écoute. Et quand les personnes ont besoin d’une formation plus religieuse, spirituelle ou autre, elles peuvent s’adresser au service de la formation du diocèse. La grande question, c’est de repérer les besoins qu’on peut avoir et d’avoir le souci de se former », souligne Nicole Brillet. Mgr Gosselin en profite pour ajouter : « d’où l’importance, de manière générale, d’être formé dans sa foi pour pouvoir en parler, en témoigner, intervenir. Les établissements hospitaliers sont une administration avec des lois très particulières qu’il faut absolument apprendre pour ne pas être en décalage par rapport à ce qui est attendu. De plus, il est question ici d’approcher des malades, parfois gravement atteints. Il n’est pas possible d’agir en fonction de son impulsion, il faut être un peu formé à ce monde de la santé. En tant qu’évêque, il faut dire à l’Eglise diocésaine que nous nous sentons proches des malades. N’hésitez pas si vous êtes dans cette situation à contacter votre prêtre, votre paroisse ou le Service évangélique des malades pour demander une visite, la communion. Il faut que tous les chrétiens puissent trouver ce réconfort nécessaire et surtout ce lien avec l’Eglise, qu’on se sente relié et non pas seul. »
La Pastorale de la santé est également attentive à travailler avec les personnes qui accompagnent un proche à domicile. Une équipe mobile de soutien spirituel aux personnes proches aidantes a démarré avec le pilotage de Barbara Labaisse. Plusieurs temps forts rythmeront tout particulièrement cette année pour la Pastorale de la santé. A retenir évidemment la journée des malades le dimanche 10 février, mais aussi le 2 février avec la récollection à Maumont. Le 30 mars, aura lieu un colloque avec des personnes en situation de handicap ou prochainement, du 13 au 16 novembre, les Assises de la santé. « Je suis très heureux que ce service continue et se développe. C’est le souci aussi des pauvres. Nos axes missionnaires sont déjà pris en charge par ces personnes de la pastorale santé », conclut l’évêque.

Erica Walter

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