Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Parole à notre évêque du 19 novembre 2016

Parole à notre évêque du 19 novembre 2016

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Le conseil presbytéral, clôture de l’Année de la Miséricorde et équilibre entre l’art et la foi au menu de cette rencontre avec Mgr Hervé Gosselin.


Le conseil presbytéral s’est réuni pour la première fois sous une nouvelle forme les 15 et 16 novembre. « Nous avons voulu mettre en place ce nouveau conseil presbytéral. C’est d’abord une obligation d’avoir une telle entité pour un évêque car il doit être à l’écoute de ses prêtres pour pouvoir gouverner le diocèse. Ce n’est pas facultatif et après l’arrivée d’un nouvel évêque, il y a un nouveau conseil presbytéral. Nous disons nouvelle formule, parce que, du fait du nombre de prêtres en responsabilité ou en activité, la totalité des prêtres et des représentants des prêtres retirés sont appelés à se retrouver. Je le dis parce que, pour moi, voir tous les prêtres rassemblés pour pouvoir réfléchir ensemble a aussi été une grande source de joie. »
« Nous avons voté les nouveaux statuts, nous avons élu et mis en place un nouveau bureau qui va préparer les sessions et travailler entre les sessions. Laurent Maurin devient vice-président, Florian Marchand secrétaire et les membres sont le Père Honorat, le Père Bationo, le Père Emmanuel Granger et le Père Trinez. Au niveau des sujets abordés pendant ces deux jours, nous avons repris la situation économique du diocèse, nous avons fait un point sur le voyage en Corée parce qu’il était important d’entendre cette Eglise sœur un peu par le biais de Pierre Aumaître et nous avons commencé à réfléchir sur les orientations à donner pour notre diocèse. La pastorale arrive en premier, c’est ce qui nous préoccupe de faire un corps presbytéral et d’entendre bien aussi les laïcs. Samedi (19 novembre), une journée de formation est d’ailleurs organisée pour toutes les équipes d’animation pastorale. L’idée, c’est vraiment de trouver ce dynamisme qui va nous permettre de travailler au mieux dans cette église de Charente. C’est vraiment la priorité ».

« Maintenant, nous sommes bien décidés à vivre de la miséricorde »
Dimanche 20 novembre, l’Eglise célébrait la clôture de l’Année de la Miséricorde. « Nous, le 9 octobre, nous avons vécu une journée ensemble en diocèse et, là, ce sont les communautés paroissiales qui sont invitées à le faire localement. Il s’agit de célébrer la miséricorde que nous avons célébrée toute l’année et, comme nous l’avons vécu le 9 octobre, plus de rentrer pour rentrer dans l’Eglise, mais de passer des portes pour en sortir et aller trouver le monde. Si on ferme les portes de la miséricorde, cela signifie que l’Année jubilaire se termine, mais aussi, comme nous avons bien réfléchi à la miséricorde, nous avons compris et nous croyons que la miséricorde nous accompagne sans cesse. Ce n’est pas que nous n’allons plus parler de la miséricorde, c’est que maintenant nous sommes décidés à en vivre, voilà le sens même de cette fin de l’Année de la Miséricorde. La miséricorde, c’est plus que le pardon, c’est vraiment vivre de l’amour de Dieu, se sentir aimé par lui, faire une rencontre personnelle avec le Christ, savoir que le pêché peut être grave, mais que Dieu est plus grand que notre pêché. Et si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur. Il faut vraiment que nous intégrions cette réalité et nous pourrons en reparler comme une révélation de l’amour de Dieu pour tous les hommes ».

Dimanche 13 novembre, une peinture de 2 mètres sur 3 de Jean-Paul Ingrand était inaugurée et bénie derrière l’autel de l’église de Sigogne, près de Jarnac. « Moi, je crois que c’est très important parce que c’est la beauté. La beauté, c’est Dieu, la bonté c’est Dieu, l’amour c’est Dieu comme disait Marthe Robin. Nous avons besoin de nous rassasier de beauté, d’oeuvres aussi d’art qui nous élèvent un peu l’âme. Je pense que de ce point de vue là, le patrimoine architectural de Charente comme les œuvres qui ont ponctué les derniers siècles sont riches. Et l’époque moderne n’est pas exempte d’artistes et de commandes qui sont faites aussi à des artistes. Dans cette église Saint-Martin de Sigogne, il y a désormais ce magnifique tableau dans le fond de la nef qui fait le chœur même de l’édifice », explique Mgr Gosselin.
« Il y a vraiment une progression car, du fond, on voit un tableau un peu abstrait avec des couleurs extrêmement vives comme si il y avait un vitrail qui était là. Je ne vais pas dire que la tableau remplace le vitrail, mais l’idée, c’est d’avoir une source de lumière dans le chœur. Et puis, plus on s’approche, plus on voit des personnages et, sur ce tableau, est rappelé l’épisode de Saint-Martin qui donne une partie de son manteau à un pauvre. On fêtait Saint-Martin le 11 novembre, deux jours après, c’était la bénédiction de ce tableau que tous les chrétiens auront désormais sous les yeux pour pouvoir mieux célébrer le Seigneur. C’est vrai que cette scène est intéressante et je peux faire quand même le lien avec la miséricorde. Saint-Martin est une très belle figure de notre région pour parler de la miséricorde. La miséricorde, c’est aussi prendre en compte les pauvretés qui sont dans notre monde. Dimanche (20 novembre) sera la journée nationale du Secours Catholique. Nous n’oublions pas que nous avons des pauvres et que nous avons quelque chose à faire ».

« Une œuvre réussie, c’est lorsqu’on est un peu saisi »
« Je rappelle l’épisode bien connu qu’on retrouve sur la cathédrale d’Angoulême : Saint-Martin qui partage son manteau en deux et qui le donne à un pauvre. La nuit suivante, il a un songe et il entend Jésus qui dit : Martin, le catéchumène m’a donné son manteau. Et il voit Jésus recouvert du manteau qu’il avait donné au pauvre. Voyez le lien, c’est vraiment l’Evangile. Si vous avez donné un verre d’eau à quelqu’un qui a soif, c’est à moi que vous l’avez fait. Le manteau de Saint-Martin partagé a été le signe effectivement de cette miséricorde. A travers même des scènes de la vie des saints, comment justement habiller nos églises et faire en sorte que cela puisse être un sujet de méditation. Une œuvre réussie, c’est lorsqu’on est un peu saisi, lorsque on commence à réfléchir, lorsque, peut-être, notre réflexion se transforme en oraison. Et sur ce tableau, on voit bien comment la fracture du manteau a fait jaillir le Christ ressuscité au milieu. Cette belle œuvre est désormais dans l’église de Sigogne. Nous l’avons bénie le matin et était organisée aussi une célébration civile l’après-midi avec le sous-préfet de Cognac, le maire. Cette journée marquait la fin de la rénovation de l’édifice ».
« C’est très intéressant que l’artiste puisse aussi exprimer ce qu’il a voulu transmettre à travers ce message. Il y a eu un très beau moment de chant avec une cantatrice qui a donné une prière et l’Ave maria. Avec l’expression artistique, le chant, la peinture, la sculpture, l’architecture, les fleurs, les habits liturgique, nous avons besoin de beauté et qui n’est pas forcément très coûteuse. Je crois que le beau reste simple, donc rassasions nous de beauté parce que cela nous fait du bien. Quand cela arrive, réjouissons-nous et applaudissons comme nous avons applaudi le tableau. C’est vraiment un sujet : comment l’art est au service de la foi, comment la foi inspire des artistes et comment l’Esprit saint module des talents personnels que peuvent avoir les artistes pour aller au-delà même de ce qu’ils pourraient produire simplement par un talent uniquement naturel ».

/Propos de l’émission de RCF Charente retranscrits par Erica Walter/

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226, rue de Bordeaux
16000 Angoulême
Mgr Gosselin
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