Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Parole à notre évêque du 1er décembre 2018

Parole à notre évêque du 1er décembre 2018

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A la veillée de l’entrée dans l’Avent, Mgr Gosselin a redonné le sens de cette période liturgique. Il a aussi partagé sur les liens du diocèse avec la Corée grâce à Pierre Aumaitre et sur le conseil presbytéral avec le Père Florian Marchand.


Le dimanche 2 décembre, les chrétiens sont entrés dans la période de l’Avent pour se préparer à célébrer la venue du Christ. « Engageons-nous dans cette période avec beaucoup d’enthousiasme comme nous avons marqué la fête du Christ Roi une semaine auparavant. Comme toutes les histoires vraies, quand nous avons la fin de l’histoire, nous vivons un peu mieux le déroulement quand nous en faisons mémoire. Je crois que c’est tout à fait ce qui se passe en cette période liturgique où nous voyons la victoire de l’amour du Christ, mort et ressuscité pour nous, et aujourd’hui dans la gloire du Père. Du coup, revivre tous les événements qui le concernent, l’histoire de notre Salut, va nous permettre de vivre tous ces événements de manière très concrète dans l’incarnation. Nous pouvons vivre les événements difficiles concernant la société, l’Eglise, avec cet esprit de vainqueur. Il n’est pas question de vainqueur contraignant, qui s’impose mais d’une victoire qui fait que nous avons raison d’être plein d’espérance et de grandir dans la foi. Nous reprenons le début de l’histoire avec cet esprit d’allégresse. »
« Au carême, nous avons fait l’expérience que nous étions capables de pécher. Dans l’Avent, nous sommes plus dans une attente comme le peuple de l’alliance dans l’Ancien Testament. Ils attendent un messie parce qu’ils voient bien que quelque chose manque : on ne sait pas trop où on va, on ne sait pas pourquoi vivre, mourir, aimer a du sens. Nous attendons donc quelqu’un qui vienne nous éclairer et c’est moins lié au péché de l’homme. La venue du Seigneur va permettre, dans la lumière, d’identifier ce qui est bon et ce qui l’est moins. Dans le carême, nous sommes plus dans une démarche pénitentielle, avec l’Avent, nous sommes véritablement dans une période d’attente d’un avènement, d’où le terme d’Avent. C’est l’avènement, nous le savons, Il vient. Quelque part, il y a une joie d’une attente que nous savons être exhaussée », souligne l’évêque.

Pierre Aumaitre, un lien entre Charente et Corée

Du mardi 26 au vendredi 30 novembre, une délégation de neuf Coréens, a fait le déplacement à Angoulême. Ils voulaient passer du temps sur les traces de Pierre Aumaître qui est mort martyr en évangélisant en Corée. Un accord de jumelage a été signé entre les deux paroisses, charentaise et coréenne, liées par le saint charentais. « Je suis très admiratif des Coréens qui ont vraiment une reconnaissance vis à vis de Pierre Aumaitre et donc, par son biais, de la France. Il y a eu une volonté suite à notre dernier passage en Corée, avec le Père Benoit Lecomte, et une rencontre avec les curés, de mettre en place un jumelage entre les deux paroisses du nom du saint charentais. Ces Coréens sont donc venus et, jeudi (29 novembre), nous avons fait une célébration de jumelage, une action de grâce pour saint Pierre Aumaitre. Tout le monde a signé un accord de jumelage. C’est plus que du papier puisqu’il y a eu un esprit avant et qui se vit par la visite des pèlerins coréens. Nous pouvons espérer que des Charentais aient envie de visiter la Corée pour que les relations entre la Charente et ce diocèse puissent se fortifier. Nous sommes d’ailleurs invités, à nouveau, par la paroisse pour l’inauguration de leur nouvelle église. Et nous avons bien envoyé un Charentais en Corée, peut-être que la Corée enverra des prêtres en Charente... »
Dans la deuxième partie de l’émission, le Père Florian Marchand, secrétaire du conseil presbytéral, a dialogué avec Mgr Gosselin. Mardi 27 et mercredi 28 novembre, les prêtres étaient réunis à l’abbaye de Maumont pour continuer à travailler sur l’appropriation des orientations diocésaines. Ce conseil presbytéral se tenait après une récollection commencée le dimanche soir. Et selon le Père Florian Marchand : « une grande fraîcheur a soufflé sur ce conseil ». L’évêque précise : « Nous sommes dans une dynamique d’écriture des plans pastoraux. Les orientations se déclinent ainsi par doyenné. Dans cette optique nous cherchons donc tous ensemble comment mettre en pratique ces orientations dans les doyennés. Le Père Florian Marchand ajoute : « nous avons besoin de nous les approprier toujours davantage. Il était bon, en presbyterium, de les évoquer et plus que cela parce que des projets ou pré-projets sont déjà en train d’être mis en œuvre. Nous pouvons nous enrichir mutuellement les uns les autres. »

Des projets qui vont se concrétiser plus ou moins rapidement

Pour Mgr Gosselin, en fonction des 6 axes missionnaires des orientations diocésaines, il existe « des propositions diocésaines communes valables pour tous. C’est là où il faut jongler entre ces dimensions de diocèse et de doyenné. » Le Père Florian Marchand prend l’exemple de l’axe de la culture : « Angoulême est le centre de notre diocèse, avec la maison diocésaine au coeur, le Forum Magdalena est pensé comme un projet fédérateur pour l’ensemble de la Charente. Cette association a été créée tout récemment pour une ouverture à la société, à la vie d’Angoulême, du département. Il s’agit de mettre en place un lieu de partage, de colloque, d’exposition au cœur même de la maison en particulier dans la partie chapelle. » Tout ce projet doit s’articuler dans l’ancienne salle du trésor au-dessus de la salle synodale.
Dans le même esprit de propositions larges valables pour tous, dans l’axe ressourcement, le devenir de l’abbaye de Bassac a été évoqué. Le Père Florian Marchand explique : « après le départ des Frères missionnaires de Sainte-Thérèse, l’abbaye reste un lieu thérésien, il y a tout un projet de réhabilitation pour en faire véritablement un centre spirituel pour accueillir des récollections, des retraites, des célébrations. Cette abbaye doit être un lieu de prière qui soit aussi quotidien. D’ici trois ans, elle devrait pouvoir servir avec une hôtellerie. » L’évêque précise : « c’est un projet un peu indépendant mais qui a aussi une dimension spirituelle. Le diocèse n’est pas chargé d’investir financièrement, mais nous sommes partenaires pour pouvoir assurer une certaine animation spirituelle au cœur même de l’abbaye de Bassac. Nous sommes attentifs à l’évolution de ces lieux qui historiquement sont importants dans la vie de l’Eglise de Charente. »
Les autres axes missionnaires des orientations ont aussi été abordés dans ce conseil presbytéral. Pour l’axe solidarité, un couple de témoins de Bretagne a été invité à témoigner de qu’il a appelé le village Saint Joseph. Il s’agit de l’expérience d’un foyer qui accueille des personnes dépendantes de l’alcool, de la drogue, ou qui sortent de prison. Sur place est recréée une vie familiale autour du Seigneur, de la dimension du travail pour aider les personnes à se reconstruire. Pour l’évêque : « c’était un beau témoignage qui peut nous faire réfléchir. Une expérience qui n’est pas forcément reconductible, mais elle permet de voir comment nous sommes sensibles à ces pauvretés. Nous avons un service solidarité dans le diocèse. Il faut que nous soyons attentifs à la place que nous donnons aux pauvres dans l’Eglise. Et par l’expérience des autres, nous pouvons nous poser la question, comme dit le Pape, est-ce que nous avons une options préférentielle pour les pauvres ? »

Erica Walter

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