Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Parole à notre évêque du 20 octobre 2018

Parole à notre évêque du 20 octobre 2018

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Mgr Gosselin est revenu sur la journée de partage autour des projets pastoraux des différents doyennés. Il a aussi insisté sur la place des jeunes et la prise en compte de leurs paroles avant de dialoguer avec Pierre Piton, délégué diocésain pour le label Eglise verte.



Le samedi 13 octobre, des délégués des 5 doyennés du diocèse se sont retrouvés pour travailler sur le projet pastoral de chaque territoire. « Cette journée était attendue par les uns et les autres. Nous avons fait un premier bilan avec le conseil épiscopal et les doyens. Je crois que les échos sont favorables et positifs. L’idée était de rassembler les représentants de chaque doyenné avec leurs pasteurs, prêtres et diacres, et aussi des membres des EAP ou des conseils pastoraux déjà en place. Il fallait continuer à s’approprier les orientations diocésaines et élaborer un plan pastoral. Un plan pour essayer d’améliorer l’existant en tenant compte des paroisses, de la réforme en cours et en particulier aussi des 6 axes missionnaires. »
« Nous avons tous les orientations en commun mais chaque doyenné est appelé à rédiger son propre plan pastoral en fonction du contexte, de la population et aussi des priorités. Par exemple quand dans un doyenné, il existe un centre d’orientation pour migrants, il est important d’intégrer cette réalité. Les 5 doyennés ne peuvent donc pas avoir le même plan pastoral même si les orientations diocésaines restent les mêmes. Nous ne pouvons pas tout faire en même temps. Il faut mettre des priorités pour l’année, il s’agit d’un début de rédaction. Dans le meilleur des cas, les doyennés sont repartis de cette journée avec comme un cadre, un plan qui permet en particulier d’orienter ces axes : familles, solidarité, jeunes, formation, ressourcement et culture et société. Quand nous partageons, c’est une richesse. Dans certains doyennés, les uns et les autres faisaient connaissance et, d’un doyenné à l’autre, il est possible de se partager les bonnes pratiques ou ce qui est de l’ordre de l’échec », souligne l’évêque.

Considérer les jeunes et leur parole

Le 3 octobre s’est ouvert le Synode des Jeunes à Rome avec des représentants de l’épiscopat français et de tous les pays. « Je pense que la volonté du Pape est d’entendre, d’écouter les jeunes. Saint Benoît disait bien que les jeunes avaient aussi l’Esprit Saint et que nous avions tout intérêt à les écouter. Dans un diocèse, il nous faut, nous aussi, être à l’écoute des jeunes. Partout, nous entendons qu’il n’y a pas de jeunes ou alors nous sommes très contents parce qu’il y a des jeunes. Mais il ne suffit pas qu’il y ait des jeunes, il faut qu’ils soient partie prenante de la communauté chrétienne. Par exemple, le doyenné Sud-Charente a mis en place un conseil pastoral avec deux jeunes. Tout le monde a envie d’avoir des jeunes ; cependant dès qu’ils commencent à donner leurs idées, nous sommes moins d’accord. Nous souhaitons qu’ils fassent ce que nous avons envie qu’ils fassent. Or, je pense que la vitalité de l’Eglise, c’est lorsque nous permettons à ces jeunes de prendre leur juste place. »
« Beaucoup de textes sortent actuellement et nous sentons de bons échos qui nous arrivent de Rome qui montrent aussi cette jeunesse de l’Eglise qui se renouvelle. Nous avons tout intérêt à entendre ce qui se passe et à faire très attention à ce qui va être produit comme textes et comme orientations universelles. Quand nous parlons des plans pastoraux de nos doyennés, ils sont en lien avec nos orientations diocésaines qui sont, elles-mêmes, en lien avec la vie de l’Eglise universelle. Du 20 au 22 octobre, plusieurs centaines de lycéens des provinces de Poitiers et de Bordeaux étaient rassemblés à Bergerac pour Toussaint 2018. Mgr Gosselin y participait aussi. « C’est un rassemblement que j’espère festif et heureux et qui doit permettre de mettre en application ce que je viens de dire. Ecoutons ce que nos frères les plus jeunes ont à transmettre, à dire comme réserves, difficultés, souhaits pour l’Eglise d’aujourd’hui », insiste l’évêque.
Mgr Gosselin a dialogué dans la deuxième partie de l’émission avec Pierre Piton. Avec Soeur Anne-Marie Mabon, ils sont devenus délégués diocésains pour le label Eglise verte qui existe depuis septembre 2017. Le Pape parle d’écologie intégrale dans son encyclique Laudato Si, mais cette dimension est antérieure. L’Eglise a toujours dit qu’il fallait se préoccuper de la création. Pierre Piton insiste : « le Pape dit bien que nous ne pourrons pas changer tout ce qui va mal dans le monde, pauvreté ou dérèglement climatique par exemple, sans une conversion de chacun. Mais il faut aussi une conversion communautaire. L’un ne peut pas aller sans l’autre. Et il invite tous les chrétiens à le faire... Nos paroisses essaient-elles d’améliorer leur mode de vie communautaire ?

« Pour tout homme de bonne volonté »

L’évêque continue dans ce sens : « Effectivement, il y a un engagement citoyen, nous pouvons prendre soin de la planète ne serait-ce que par intérêt personnel. Mais le Pape dit qu’il faut être fidèle à l’Evangile et ce qui est remarquable dans Laudato Si, c’est qu’il lie les questions de la pauvreté aux questions aussi d’environnement. C’est donc notre engagement de chrétien dans le monde. » Pierre Piton poursuit : « Nos actions de chrétiens où nous sommes mus par notre foi rejoignent heureusement celles d’hommes et de femmes non croyants qui sont de bonne volonté, qui eux aussi peuvent avoir le souci de leurs frères, de leurs prochains, leurs compatriotes et des générations futures. Ce n’est pas l’apanage des croyants. Laudato Si a été écrit pour tout homme de bonne volonté. »
Selon Pierre Piton, « le label Eglise verte est plutôt un soutien. Il a été mis en place pour aider les communautés à avancer, à durer dans la démarche. » Chacun peut avoir de bonnes résolutions... Par exemple une paroisse veut se lancer dans l’économie de papier mais prise par le quotidien, la communauté n’a finalement rien fait 6 mois après. « La dynamique est difficile à entretenir. Et le label est justement fait pour ça. On rentre dans une dynamique, un réseau avec des aides. On a un éco-diagnostic à faire et on s’engage à progresser tous les ans. Des animateurs du réseau peuvent apporter des idées, pour encourager, rassurer, redynamiser si on est en panne. »
Mgr Gosselin pense que « dans l’enseignement catholique, il serait normal qu’il y ait un enseignement sur la création. Il ne s’agit pas seulement d’en parler, mais d’avoir ce contact très éducatif avec les éléments, avec la nature. Transmettre fait partie de notre responsabilité. » Pierre Piton complète cette approche : « Il n’y a pas que la catéchèse et les célébrations, il y a aussi tous nos modes de vie. Est-ce que je me soucie de réduire mon empreinte écologique ? » Il y a tout ce qui tourne autour de l’écologie, mais aussi d’autres domaines comme la finance. « Tout est lié, c’est une question de morale fondamentale, d’éthique chrétienne. Globalement, comment agissons-nous dans le sens du partage et de la solidarité ? Nous ne sommes pas seuls au monde. Nous ne faisons que passer. Pour que rien ne se perde, il y a des éléments à transmettre. C’est très précieux », conclut l’évêque.

Erica Walter

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