Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
http://angouleme.catholique.fr/Parole-a-notre-eveque-du-23-septembre-2017
          Parole à notre évêque du 23 septembre 2017

Parole à notre évêque du 23 septembre 2017

Avec la grande consultation des chrétiens qui est lancée dans le diocèse d’Angoulême, Mgr Gosselin a abordé encore la situation actuelle. Il a insisté sur la dimension de solidarité.


Du 25 au 30 septembre, l’évêque d’Angoulême prêche une retraite dans la communauté de Tressaint. « J’ai accepté de le faire une fois par an. Cette semaine de retraite est complète et j’ai appris, avec joie, que beaucoup de Charentais y participaient. Une retraite, c’est toujours une belle aventure d’évangélisation, de conversion. On voit l’action de Dieu qui n’attend qu’une chose : qu’on lui accorde un peu de temps pour lui parler. Je suis très heureux de prêcher cette retraite, d’aller prier pour le diocèse et de continuer à former les chrétiens qui ont envie de prendre du temps. Je crois que c’est capital dans nos rythmes parfois un peu effrénés ou alors complètement désœuvrés, l’équilibre est difficile à trouver. Il y a besoin d’un rythme quotidien, d’un rythme de semaine. Je crois qu’une petite semaine au vert pour réfléchir à la parole de Dieu et l’accueillir est toujours bénéfique. »
Dans ces premières semaines de rentrée, Mgr Gosselin installe des prêtres dans le diocèse : le Père Pierre-Marie Robert à Cognac et le Père Jean-François Mondy à Jarnac. « Il s’agit, à chaque fois, d’un beau cadeau pour un évêque d’aller pour une célébration d’installation d’un curé. C’est vraiment une joie de pouvoir donner -et ce sont les mots que j’ai utilisés- la sainte Eglise en parlant aux communautés : la sainte Eglise de Dieu vous donne un nouveau curé. Evidemment, je crois qu’il y a un deuil à faire pour les communautés qui voient partir un prêtre qu’elles aimaient bien. Pour le prêtre, c’est d’ailleurs aussi un deuil de devoir s’arracher à un rocher qui pouvait être confortable et dans lequel il y avait tout un réseau qui fonctionnait bien. Cela nécessite aussi une conversion parce que je crois que, à l’arrivée, il faut que la greffe prenne. Il faut suffisamment de souplesse. Un nouveau curé signifie en effet qu’il va y avoir peut-être une autre manière de fonctionner, que le prêtre doit s’ajuster à la communauté et inversement ».

« Comment allons-nous vivre dans les années qui viennent ? »

« La satisfaction consiste aussi à considérer qu’une communauté où on peut installer un curé, c’est quand même une joie. Je l’ai bien rappelé : vous avez la chance qu’un curé s’installe chez vous. Ce n’est pas le cas partout dans le diocèse. Il y a donc des communautés qui vivent cette rentrée avec la perte d’un prêtre résident dans leur paroisse ou avec un curé qui sera beaucoup plus loin qu’avant. La joie qu’on a d’avoir installé un curé doit être vécue avec la solidarité des zones un peu plus pauvres. Je crois qu’il y a cette idée d’ensemble. Il faut vraiment avoir cette conscience diocésaine. Et nous prions particulièrement pour ceux pour qui c’est plus difficile », affirme l’évêque.
Le Père Michel Granger sera, lui, installé en octobre à Montmoreau, alors qu’il est déjà curé de Barbezieux. Il interviendra sur un grand secteur avec des prêtres collaborateurs, mais quand même en responsabilité élargie. « Il y a cette invitation à une forme de courage, à se dire aussi qu’on ne peut pas tout faire de la même manière. Il y a aussi une invitation à la conversion pour les communautés et à se questionner pour savoir comment nous allons vivre dans les années qui viennent. D’où cette grande consultation de tout le peuple de Dieu de Charente. Prêtres, diacres, laïcs, religieux, religieuses sont invités à s’exprimer sur une projection : comment imaginons-nous l’Eglise dans 10 ans ?Le questionnaire est assez précis, assez fourni. Nous conseillons de le remplir en équipe. Chacun peut s’approprier ce questionnaire et y répondre sur internet, de telle manière que l’on puisse tenir compte de l’avis des chrétiens. »

« Trouver une nouvelle manière de servir la parole de Dieu et l’évangélisation »

« On ne peut pas se plaindre quand il y a des événements difficiles et quand ils sont prévisibles. Dans 5 ans, il y aura moins de prêtres qu’aujourd’hui parce qu’il y aura peu d’ordinations. Nous savons donc que l’on va vers une forme d’appauvrissement, de faillite d’une certaine manière dans le sens d’effondrement. Mais, en même temps je crois que l’Esprit saint n’est pas au chômage et peut nous inviter à imaginer, avec lui et donc avec la grâce de Dieu, des nouveaux modes de fonctionnement. L’Église doit-elle être missionnaire ou alors doit-on rester à se lamenter ? Il faut que nous puissions trouver une nouvelle manière de servir la parole de Dieu et l’évangélisation. Ce n’est pas la structure, l’organisation qui va donner l’Esprit. Mais avec l’Esprit, nous pouvons, avec une organisation que nous allons mettre ensemble au point, nous centrer sur l’essentiel, l’accueil de la parole de Dieu et sa proclamation. L’idée, c’est la mission. Autrement dit : communiquer une bonne nouvelle, même si on a l’impression qu’il y a des dimensions qui disparaissent et c’est vrai. Nous ne parlons pas d’économique d’aujourd’hui, mais tout est lié. Dans tous les cas, nous ne manquons pas d’espérance », souligne Mgr Gosselin.
Aujourd’hui, le travail ensemble et la mutualisation s’imposent dans tous les domaines. Les politiques se construisent dans cet esprit-là. « L’an dernier, Agnès Bel, conseillère départementale et conseillère municipale, était venue devant le conseil presbytéral pour parler de la réorganisation des communes, de la façon dont les communes travaillent ensemble. Je fais le parallèle avec la vie de l’Eglise : comment les paroisses, les doyennés fonctionnent-ils ensemble ? Nous-mêmes, nous avons déjà mis en place et développé cette mutualisation des moyens pour réduire les coûts et être plus efficace. C’est une réalité déjà dans différents domaines et qui continuera à se développer. A l’avenir, une seule délégation du Secours Catholique sera en place pour les diocèses d’Angoulême et de La Rochelle et Saintes. Il n’empêche que des équipes locales continueront à fonctionner comme aujourd’hui avec une recherche de proximité plus importante. L’idée, c’est de mieux vivre la décentralisation avec un centre efficace. »
« Cette organisation pensée autrement se vit aussi pour l’Enseignement catholique. Se met en place une nouvelle organisation avec Charente, Charente-Maritime, Vienne et Deux-Sèvres. Ce que la société vit avec les communes, les communautés d’agglomération, nous le vivons aussi au niveau du lien entre les départements et entre les diocèses. Nous avons besoin les uns des autres dans la société comme pour les chrétiens, prêtres et laïcs. S’il y a des manques, c’est aussi l’affaire de tous dans son diocèse. D’où l’importance de cette consultation à laquelle tous les chrétiens sont appelés à participer avant le 15 décembre », conclut l’évêque.

Propos de l’émission de RCF Charente retranscrits par Erica Walter

En savoir plus

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

adresse Mgr Hervé Gosselin
Secrétariat : 05 45 91 86 89
226, rue de Bordeaux
16000 Angoulême
Mgr Gosselin
Secrétariat de Mgr GOSSELIN

NB : Les mails envoyés à l’adresse eveque chez dio16.fr ne sont plus consultés





-