Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Parole à notre évêque du 24 novembre 2018

Parole à notre évêque du 24 novembre 2018

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Mgr Gosselin a donné le cadre et le sens de l’assemblée générale du Renouveau à laquelle il participait. Il a également souligné l’importance de la récollection des prêtres et des diacres et dialogué avec les 3 délégués de Charente qui ont participé aux Assises nationales de la pastorale de la santé à Lourdes.


Mgr Gosselin a participé les 24 et 25 novembre à l’assemblée générale du Renouveau à Tigery en Ile de France. Avec l’évêque de Laval, Mgr Thierry Scherrer, ils accompagnent tout particulièrement cette réalité au sein du Conseil Mouvements et associations de fidèles. Dans l’année, quelques rencontres sont organisées et une assemblée générale réunit aussi les groupes de prière du Renouveau et les communautés nouvelles. A Tigery, environ 150 personnes devaient être présentes. « A Rome, beaucoup de structures ont été réformées et le Pape a demandé que tout ce qui concerne le Renouveau soit rassemblé dans une seule instance, appelée Charis, qui naîtra à Pentecôte 2019. Nous préparons cette naissance en ajustant nos structures nationales. Il semble que la France ait un peu d’avance parce que les groupes de prière et les communautés nouvelles travaillent beaucoup ensemble. »
« L’idée, c’est d’entendre ce que le Pape nous dit : cette grâce du Renouveau doit être partagée avec toute l’Eglise. Une structure romaine universelle existe et, dans chaque conférence nationale, il y a ses applications. Cette assemblée générale constitue un moment fraternel, de prière, d’échanges, d’enseignement et d’expériences. Je crois qu’il faut être très attentif : au sein même du Renouveau comme ailleurs, des initiatives nouvelles naissent. Ecoutons-les et comme dit Saint-Paul : n’éteignez pas l’Esprit, mais examinez tout. C’est ce que nous allons essayer de faire ce week-end. Le Renouveau a sa place, mais comme tout mouvement ou toute réalité de l’Eglise, il faut une relecture, un accompagnement épiscopal pour veiller, encourager et éventuellement pour alerter si des difficultés sont constatées. L’Eglise institution veille à l’émergence de charismes parce que l’Eglise ne peut pas vivre sans les charismes que Dieu nous donne », affirme Mgr Gosselin.

« Une récollection pour souffler »

D’habitude, les prêtres et les diacres du diocèse se retrouvent pour une retraite en février, mais la prochaine est prévue seulement en novembre 2019. Une récollection leur a donc été proposée à Maumont le 26 novembre avant l’Avent pour profiter de la prière des Soeurs et du diocèse. « Une récollection pour souffler avec l’Evangile, la prière, le silence. J’ai souhaité un thème pour cette journée : « et Jésus mangeait avec les pécheurs ». Nous allons essayer de traiter ce thème. Je pense que c’est aussi la mission de l’Eglise. Aujourd’hui, on parle beaucoup des périphéries et des axes missionnaires. D’ailleurs, mardi et mercredi (27 et 28 novembre), le conseil presbytéral se concentrera dessus. Nous prendrons les 6 axes missionnaires pour voir véritablement ce qui pourrait être mis en place au niveau du diocèse et puis, de manière concrète, dans chaque doyenné avec quel axe prioritaire. Des témoignages d’expériences un peu nouvelles, pas forcément dans le diocèse, seront donnés. Elles ne seront pas forcément applicables dans le diocèse, mais il s’agit là aussi d’être attentif aux appels de l’Esprit pour être innovant, créatif pour ne pas rester simplement dans la gestion des biens et la volonté de maintenir de l’existant. Je crois que les changements sont tels dans la culture actuelle qu’il faut se permettre d’être audacieux. »
Dans la deuxième partie de l’émission, trois invités sont intervenus : le docteur Alain Brigand, responsable diocésain des aumôneries des établissements de santé, Bruno Lemaire, responsable de la pastorale des personnes en situation de handicap, Nicole Durand, du Service évangélique des malades. Ils ont participé au Assises nationales de la pastorale de la santé à Lourdes du 13 au 16 novembre. Plusieurs intervenants ont partagé avec les participants. Alain Brigand souligne ce qu’il en retient : « il faut définir notre valeur ajoutée par rapport aux autres professions. Parce que nous sommes en concurrence, par exemple, avec les accompagnants spirituels. Des formations permettent à des athées de faire des accompagnements de toutes les religions qui vont s’adapter à la demande de la personne malade. C’est possible, mais est-ce souhaitable ? Notre valeur ajoutée, c’est là qu’il faut qu’on la définisse. Un des intervenants disait que ce qu’on apportait, c’était la croix du Christ. »

« Il faut s’adapter aux personnes en face de nous »

Durant la 2ème journée de ces Assises, un philosophe a introduit la notion de société liquide. « Avant, la société était basée sur des valeurs solides. Aujourd’hui, tout va très vite et les jeunes n’ont plus de repères. Et face à cette situation, l’Eglise n’évolue pas très vite. Ce philosophe n’était pas très optimiste. Pour lui, il fallait évoluer vers les systèmes qualité actuels comme dans les entreprises : faire du retour sur ce qui a été fait dans l’année précédente pour le traiter et l’améliorer, mais aussi faire des actions en tant que laboratoire pour l’Eglise, faire du test avant d’amplifier », rapporte Alain Brigand. Concernant la fonction de la pastorale de la santé, il poursuit : « Nous, nous sommes là pour écouter, accompagner, aider les personnes. Voilà notre mission. Il faut s’adapter aux personnes en face de nous qui peuvent penser l’opposé de nous. Mais notre but n’est pas de convaincre, c’est d’écouter. D’où les notions de formation ».
Mgr Gosselin a souhaité rebondir : « dans une société liquide, il semble que l’Eglise n’est pas autre que les autres. Il y a aussi cette instabilité. C’est un constat, pas une condamnation. Il nous faut saisir cette opportunité pour ajuster notre vie, notre message, également nos structures à ce qui est en train de se passer. » Alain Brigand prend ainsi l’exemple de l’évolution de l’hôpital. « On ne reste plus dans un établissement de santé, c’est l’hospitalisation à domicile. Or, nos structures ne sont pas étudiées pour : un aumônier est attaché à un hôpital, il faut donc inventer une nouvelle structuration pour aller à domicile. C’est le travail en équipe ».
Pour la pastorale des personnes en situation de handicap, Bruno Lemaire retient, lui, deux aspects : savoir être humble et audacieux. « S’impose cette nécessité de réinventer et d’élargir nos lieux d’action. Pour notre pastorale, l’urgence c’est l’inclusion. Que ces femmes et ces hommes aient toute leur place et fassent bouger les rangs dans nos communautés, dans la société, pour y vivre pleinement », affirme-t-il. L’évêque a également tenu à préciser le rôle et la place du SEM comme Service évangélique des malades. « Ce service permet, entre autres, de porter la communion. Que les chrétiens se sentent aussi attentifs à aller visiter, à rendre service à ceux qui sont à domicile, malades. » Nicole Durand, active au sein du SEM, évoque une grande fraternité au sein de ces Assises de la santé. Elle parle de liens tissés, de l’aide partagée pour faciliter le service aux personnes et insiste sur la dimension de l’écoute.

Erica Walter

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