Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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27 mai 2017

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Mgr Gosselin a souligné et rappelé l’importance des 10 jours qui comptent entre l’Ascension et la Pentecôte. Il a notamment mis en évidence le sens de la prière.


Les 10 jours entre l’Ascension et la Pentecôte représentent un temps forcément particulier. « Je pense que ces 10 jours de la fin du temps pascal sont très importants. Ce qui est intéressant à voir pour nous, c’est que ce temps tout à fait particulier est, je crois, un temps très béni. Je me permets de faire un lien avec ce que nous avons vécu à Barbezieux avec Festi’Jeunes dans ce temps diocésain où, justement, le thème était : que tous soient un. Or, je crois que c’est vraiment l’Esprit saint qui fait l’unité, il nous faut donc le demander avec foi, espérance et conviction ».
« Nous avons certainement intérêt à faire référence à ce que nous avons lu dans la Bible. Nous le voyons très bien après l’Ascension, alors que Jésus était apparu à ses apôtres, il disparaît en disant : je monte vers mon Père et votre Père. Il est bon pour vous que je parte car si je pars, je vous enverrai l’Esprit saint… d’où cette période de 10 jours entre l’Ascension et la Pentecôte. 10 jours qui ne sont pas simplement un temps blanc où il faut se mettre dans une position d’attente, car c’est un temps extrêmement actif. Je pense que, aujourd’hui, pour ce que nous avons à vivre aussi bien dans notre vie diocésaine que dans la vie de notre pays et du monde, il est important que l’Eglise se mette en prière. C’est l’espérance en acte comme disait Benoît XVI. Et je pense qu’il faut se mettre en prière de manière encore plus ardente pendant ces 10 jours pour demander l’Esprit ».

« L’Esprit saint vient quand on l’attend »
« Il s’agit d’une démarche vraiment active, il faut y mettre du cœur. Ce n’est pas simplement quelque chose de formel où je fais ce qu’on me demande de faire, mais c’est d’être convaincu. C’est-à-dire que l’Esprit saint va nous être donné, mais en même temps l’Esprit saint vient quand on l’attend. D’où ce beau chant du Veni Creator : viens, esprit créateur nous visiter, viens, viens Esprit saint. Autrement dit : sans toi, nous ne pouvons pas nous en sortir. C’est vraiment cette prière que nous voulons faire monter vers le ciel et ainsi être sûrs que l’Esprit saint nous est donné. Il a été donné à Barbezieux pendant Festi’Jeunes, précisions que : attention, il est donné tous les jours. Pour autant, nous prenons conscience avec ce temps liturgique que, sans notre participation active à la prière, notre vie diocésaine ne peut pas se développer, la vie de notre pays ne peut pas trouver la paix. C’est-à-dire que la paix ne sera pas donnée à l’Eglise universelle et au monde entier. Cette unité dans l’Esprit saint est donc importante. On parle d’union, de communion, de compréhension mutuelle, c’est un enjeu. »
« La première définition de la prière d’oraison, c’est un temps consacré, où on ne fait donc rien d’autre. Ce qui ne veut pas dire que quand on fait quelque chose d’autre, on ne peut pas continuer à prier. Mais en tout cas être capable de s’arrêter pour prier est fondamental. Sinon, je pense que c’est trop dilué. Nous avons vécu cette consécration à la Vierge-Marie et nous avons rappelé le message de Fatima à Barbezieux. Que ce soit l’ange et la Vierge-Marie invitaient à faire le chapelet tous les jours. Comme on ne sait pas comment prier, l’idée est de se libérer l’esprit en disant des paroles répétitives qui permettent au cœur d’être en prière. Dire le chapelet pendant ces 10 jours me paraît d’une importance fondamentale. Il y a toujours des urgences qui nous appellent, nous sommes sollicités régulièrement. Je crois que les écrans de nos téléphones, de la télévision, de nos ordinateurs sont extrêmement chronophages et représentent aujourd’hui un danger. Mettons-nous l’important dans notre vie en premier ou se laisse-t-on uniquement gérer par nos urgences, par les appels du dernier moment ? Il faut prioriser sa vie. C’est comme dans une famille, si le père et mère ne décident pas d’avoir des temps en couple régulièrement, ils auront toujours quelque chose à faire. Ces temps se programment. Et, là, d’un point de vue liturgique, nous avons la chance de pouvoir programmer en disant, pendant ces 10 jours là particulièrement, je vais être attentif à ma vie de prière ».

« Le Renouveau comme une grande force au service de l’évangélisation »
Du 1er au 5 juin, Mgr Gosselin a rendez-vous à Rome parce qu’il fait partie du conseil épiscopal qui accompagne les mouvements et associations de fidèles. L’évêque est particulièrement chargé d’accompagner le Renouveau charismatique. « A ce titre, je vais à Rome au nom de mes frères évêques mais aussi invité par le Pape qui a invité tout le Renouveau charismatique pour le grand jubilé de ses 50 ans en 2017, à la Pentecôte, Place Saint-Pierre. C’est un rassemblement universel, oecuménique parce qu’il a aussi invité les protestants et les autres frères d’autres confessions à se rassembler. Dans les paroles du Pape et dans ce qu’il nous a donné aussi comme textes préparatoires, on voit qu’il reconnaît le Renouveau comme une grande force au service de l’évangélisation, il invite aussi les membres du Renouveau à ne pas être les contrôleurs de la grâce. C’est une chance pour l’Eglise, comme disait Paul VI. Les paroles des Papes vont toujours dans ce sens-là. L’émergence du Renouveau charismatique dans l’Eglise a véritablement été une chance, encouragée par Jean-Paul II qui avait fait aussi un rassemblement Place Saint-Pierre ou encore par le Pape Benoit XVI ».
« L’idée étant de vivre davantage l’union et d’être vraiment donné à l’Esprit. L’Esprit, nous l’avons reçu. Or, comme dit le Pape : libérez l’Esprit saint. Parce que nous recevons l’Esprit, mais nous aurions tendance à vouloir le mettre en cage et il ne se laissera pas mettre en cage. Par contre, nous l’avons en nous, mais nous n’en vivons pas. C’est la grâce du Renouveau. Le Pape demande que le Renouveau partage cette grâce du baptême dans l’Esprit saint qui est vraiment : laissez-vous conduire par l’Esprit, c’est ce que dit Saint-Paul, laissez-vous conduire par un Esprit renouvelé. Je crois que c’est la grâce de Pentecôte, renouvelé, continu. Je ne sais pas ce que nous allons vivre à Rome, j’y vais avec beaucoup de joie avec un petit groupe de Charente puisque tous les groupes de prière du Renouveau sont invités ».

Propos de l’émission de RCF Charente, recueillis par Erica Walter

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