Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Parole à notre évêque du 29 septembre 2018

Parole à notre évêque du 29 septembre 2018

Mgr Gosselin a fait le point sur la réflexion autour de la bioéthique et sur les répercussions possibles. Il a aussi évoqué le Congrès Mission et dialogué cette semaine avec Sylvaine Lacrouts, responsable de la communication du diocèse.



Le mardi 25 septembre, le Comité consultatif national d’éthique a publié son rapport et a donné son avis attendu en particulier sur la PMA, la procréation médicalement assistée. « Je crois que c’est important que, nous-mêmes, nous puissions continuer à progresser dans notre réflexion. La semaine précédente, l’Eglise de France, avec une petite commission chargée de la bioéthique, a publié une lettre La dignité de la procréation. Une synthèse est à lire sur le site et permet de montrer que l’affaire n’est pas si simple. Je pense que, après la publication du rapport du CCNE -d’ailleurs un peu contraire par rapport à ce qu’il avait dit avant l’été- il faut que le débat continue. Il s’agit de ne pas être réducteur ni dans un sens ni dans l’autre. Je crois que c’est vraiment très important jusqu’au moment où le législateur se prononcera. Mais la grande question concerne la PMA. Au départ, elle était faite pour aider des couples infertiles à avoir un enfant, aujourd’hui elle pourrait être ouverte aux femmes seules et aux couples de femmes homosexuelles. »Retour ligne automatique
« Nous sentons qu’il y a des conséquences énormes qui doivent absolument être évaluées en dehors du fait que cette PMA sans père est un sujet de société qui va faire basculer un peu les comportements. Aujourd’hui, une femme seule qui veut avoir un enfant va à l’étranger car des législations le permettent. Aujourd’hui, la France va-t-elle le permettre ? Ce n’est pas simplement le désir d’un individu, ici la femme, il y a aussi les droits de l’enfant et aussi la question de l’image de la société que nous voulons avoir. Après les Etats généraux de la bioéthique, les Français se sont prononcés quand même avec presque deux tiers des avis pour dire : nous ne sommes pas favorables à ce que la PMA, technique coûteuse, puisse être ouverte à toutes comme le CCNE l’annonce. La réflexion continue », affirme l’évêque.

« Quelle société voulons-nous pour demain ? »

« L’Eglise s’est prononcée très clairement de manière défavorable à cette ouverture de la PMA à des personnes seules. Il faut absolument prendre en compte, pour l’intérêt de l’enfant, le fait d’avoir une lignée très clairement identifiée père et mère. Allons-nous exclure le père dans l’identité de la personne ? L’Eglise a sa réflexion mais je pense qu’en Eglise, il faut continuer à réfléchir et à entendre les personnes qui, de manière justifiée, peuvent exprimer leur désir d’avoir un enfant. Nous devons donc continuer le dialogue avec la société et pouvoir aussi, au sein même de l’Eglise, clarifier pour quelles raisons l’Eglise de France parle de la dignité de la procréation. Il ne s’agit pas seulement d’une technique pour avoir des enfants. On ne peut pas fabriquer un enfant et on voit bien les dérives qui vont forcément être les conséquences : le tri des embryons, la marchandisation. Vraisemblablement comme aujourd’hui il n’y a pas encore assez de sperme pour honorer toutes les demandes, il y aura certainement une contrepartie financière. Quelle société voulons-nous pour demain ? Que voulons-nous offrir à la génération suivante ? »Retour ligne automatique
Un Congrès Mission se tenait du 28 au 30 septembre à Paris. Il était ouvert à tous et devait permettre de pouvoir un peu partager des initiatives missionnaires et des expériences. « Ici, nous sommes d’autant plus intéressés que nous avons défini des axes missionnaires et que nous souhaitons qu’il y ait beaucoup de créativité », explique Mgr Gosselin. Le samedi, il participait à une table-ronde avec l’évêque de Gap et l’évêque d’Orléans sur le thème Evêque : missionnaire ou gestionnaire de faillite. « Je l’entends, d’une certaine manière, comme positif à savoir comment un évêque peut-il rester missionnaire avec tout qu’il a à gérer par ailleurs. Nous sommes une dizaine du diocèse à nous déplacer pour ce Congrès Mission pour entendre ce qui se fait ailleurs et avoir des bonnes idées que nous allons ramener par ici. Il s’agit d’être capable de reproduire et d’adapter ce que nous allons vivre à la mode charentaise. »

Charte graphique, logo...

Dans la deuxième partie de l’émission, Sylvaine Lacrouts, responsable de la communication du diocèse, était l’invitée. Elle intervenait alors que paraît le Journal de l’Eglise de Charente distribué dans toutes les paroisses à l’occasion de temps forts. Ici, il s’agit d’une lettre de rentrée sur la nouvelle organisation, les 5 doyennés, l’esprit avec le nouveau logo. Sylvaine Lacrouts explique : « Cette réalisation est le fruit de toute la réflexion que nous avons vécue sur 2017-2018 avec la consultation. Nous avons été amenés à nous dire : il y a un changement, nous arrivons à de nouvelles orientations diocésaines, proposées par notre évêque, pour les 10 ans à venir. Elles se devaient d’être accompagnées d’une forme ou d’une autre et, visuellement, c’était important que nous puissions nous appuyer sur quelque chose de concret, de visible et qui puisse rassembler. Cette lettre a pour but premier de présenter cette nouvelle charte graphique avec un logo qui n’est pas un en soi. C’est aussi la déclinaison sur les 5 doyennés que nous avons voulu reprendre et bien montrer que le diocèse vit avec les 5 doyennés. Chaque doyenné va avoir son projet pastoral, sa mission à déployer et donc aussi une identité particulière qui lui convenait d’avoir. Mgr Gosselin ajoute : « les orientations sont communes à tout le diocèse, mais il y a des applications en fonction des doyennés. Le logo suit et donc s’adapte. »Retour ligne automatique
« Le Journal de l’Église de la Charente est la communication du message principal que l’évêque veut nous donner. Tous missionnaires est donc son titre et vient comme une assise, comme un point de départ avec tout ce que nous avons à mettre en place derrière », éclaire Sylvaine Lacrouts. Le diocèse utilise d’autres moyens de communication notamment le site internet sous cette forme depuis 2011 et qui a su évoluer grâce à la contribution de tout un réseau de communicants répartis sur le territoire charentais. « L’enjeu et le défi des prochains mois, c’est de se mettre en concordance avec les nouveaux doyennés », précise-t-elle. Le diocèse a aussi développé une newsletter par e-mail avec de plus en plus d’abonnés et est présent aussi sur les réseaux sociaux. « Nous essayons en fait d’élargir au maximum pour qu’il y ait une visibilité et pour que chacun, en fonction de son lieu connecté ou pas, de sa génération, puisse être rejoint. »

Erica Walter

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