Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Parole à notre évêque du 30 septembre 2016

Parole à notre évêque du 30 septembre 2016

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Mgr Gosselin a fait une visite pastorale à Segonzac où rencontres et échanges ont été larges. Il a aussi pris le temps de parler à nouveau de la fête de Sainte-Thérèse à l’Abbaye de Bassac vécue le 2 octobre.


Mgr Gosselin était en visite pastorale à Segonzac du 24 au 26 septembre.
« C’était la première en tant que telle en paroisse prolongée et organisée. Je l’ai vécue avec un très bon accueil par la communauté de la paroisse de Segonzac et par Frère Henri et ses frères. L’idée, c’est vraiment de visiter les paroisses, d’entendre un peu ce que disent les uns et les autres, c’est une forme de rencontre où les chrétiens peuvent dire ce qu’ils vivent et peut-être leurs attentes concernant la vie diocésaine. Le samedi après-midi, il y avait un genre d’assemblée paroissiale où tout le monde était invité et des messes ont été célébrées dans différents lieux. En parallèle, j’ai pu partager une rencontre avec les équipes d’animation pastorale, le conseil pastoral et avec aussi la réalité du vignoble et de la production de Cognac. Là, j’ai été initié un peu plus dans cette réalité. Le lundi, j’ai rencontré des élèves dans les écoles de l’enseignement catholique, des personnes âgées dans une maison de retraite et les maires également de tout le canton. C’était à la fois riche et intéressant ».
« On tire aussi des conclusions d’une visite pastorale. C’est une paroisse dans laquelle les laïcs sont bien engagés, il y a beaucoup de bénévoles dans différents secteurs. On sent une vitalité, un dynamisme même si la visite de l’évêque en rajoute un peu mais on sent bien que les gens sont à leur place et que ce n’est pas surfait comme engagement. On peut sentir évidemment aussi les difficultés par exemple : comment toucher le monde des jeunes, comment répondre à certaines demandes de sacrements. Cette visite permet de faire un peu un panorama à un instant t et de voir comment les orientations diocésaines, le baptême, sont accueillis, comment vont être intégrées les propositions comme festi’jeunes. Et cette paroisse n’est pas un en-soi, le tout n’est pas de dire : la paroisse fonctionne bien, on est content. Une paroisse est située aussi dans un doyenné, elle doit travailler avec les paroisses d’à côté, avec d’autres doyennés, avec le diocèse. Cette visite permet donc de voir comment se situe aussi la paroisse avec les services de la pastorale diocésaine ».
« On parle avec les différents acteurs, le curé en particulier, mais aussi avec les membres des EAP, le conseil pastoral et on voit comment, justement, est perçue l’Eglise par les élus locaux. C’est très riche la manière dont ils ont pu s’exprimer. On sent vraiment d’authentiques serviteurs de leurs administrés et ces échanges ont bien montré les évolutions dans les mentalités très individualistes, un peu revendicatrices, et une forme de mauvais esprit dans le sens où on peut parfois se suspecter les uns les autres. Tout cela se sent au niveau de la vie quotidienne des communautés. Cette visite correspond à un temps où une forme de petite synthèse est comme présentée à l’occasion de la venue d’un évêque. L’évêque, de son côté, peut prendre en compte un peu la vie locale et voir ce qui peut être attendu, ce qui mérite d’évoluer. Après une telle visite, l’ensemble est repris par la communauté pour avancer ».

Le 2 octobre, Thérèse de Lisieux a été largement fêtée à Bassac.
« Nous avons la chance d’avoir ce site dans le diocèse. La présence des Frères missionnaire a fait que Sainte-Thérèse est venue se proposer à la vénération des fidèles. Il y a quand même des reliques de Sainte-Thérèse, des reliques des parents Martin. Il est bien normal que, à l’occasion de ce 2 octobre, les chrétiens de Charente puissent signifier leur grand attachement à Bassac avec un message de Thérèse extrêmement fort. Certains ont pu dire que la miséricorde, c’est un petit peu la clé d’interprétation et d’accueil des écrits de Sainte-Thérèse et de son message. Je crois que c’est vrai. C’est l’occasion pour nous, en cette année de la miséricorde, d’accentuer encore cette vénération avec une marche organisée vers Bassac et une messe largement ouverte. Et Sainte-Thérèse peut ainsi livrer son message à cette occasion. C’est un bon jour pour se retrouver là-bas ».
« C’est très intéressant de voir comment, dans son histoire, Thérèse a eu une crise de scrupules quand elle était jeune et avait quand même l’idée d’un père un peu fouettard et d’un Dieu qui la terrorisait mais elle a fait ensuite une réelle découverte. Celle d’un Dieu qui non seulement ne terrorise pas mais qui est plein de miséricorde. A travers elle, nous voyons comment, justement, quel que soit notre état, nous avons toujours à faire confiance au Dieu qui nous appelle. C’est elle qui dit : si j’avais commis tous les crimes du monde, je sais que ce ne serait qu’une goutte d’eau dans l’océan de sa miséricorde. Thérèse, par exemple dans son acte d’offrande, signifie qu’elle voit bien que l’amour de Dieu n’est pas reçu. En gros, elle dit : moi, j’accepte d’être aimée, tout simplement, je suis toute petite et à la limite si je suis restée sans faire de gros péché. Je crois que son père spirituel lui a confirmé qu’elle n’avait pas fait de péché mortel, ce qui l’a beaucoup rassurée. En même temps, après Thérèse a pensé : si je n’ai pas fait de péché aussi grave, ce n’est pas parce que je suis meilleure que les autres, mais c’est parce que j’ai été comme préservée et que le Seigneur m’a aidée à être préservée. Il y a vraiment, chez Thérèse, cette idée d’un accueil de l’amour de Dieu qui n’est pas simplement pardon et pardon des pêchers, mais un amour inconditionnel. C’est cela qu’elle signifie dans toute sa vie, dans tous ses écrits et dans l’acte d’offrande à l’amour miséricordieux ».
« Je crois que, dans cette année de la miséricorde, Thérèse de Lisieux fait vraiment partie des grands témoins modernes d’un enseignement simple et extrêmement fort montrant que la sainteté est pour tous et que nul ne peut dire : moi, je suis trop petit ou trop moche. La miséricorde est pour tous, d’où l’idée effectivement -et c’est cela que nous vivrons aussi dimanche (2 octobre)- le passage de la deuxième porte sainte du diocèse, après la Cathédrale, à Bassac. La porte de la miséricorde, c’est accueillir la miséricorde de Dieu. Et je vais faire le lien avec ce qui s’est passé vendredi (30 septembre), avec le trésor de la Cathédrale. Le vrai trésor, quand on rentre dans un édifice religieux catholique, c’est de découvrir que l’amour est miséricordieux. La, c’est un trésor hautement estimable, encore plus que tout ce que nous pouvons mettre comme dorures, même si les dorures ou les lieux sont extrêmement forts au niveau artistique, architectural, tout ce qui a pu être donné par les chrétiens voulant signifier la grandeur de Dieu. Le vrai trésor, c’est la miséricorde ».

Transcription de l’émission de RCF Charente par Erica Walter

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