Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Parole à notre évêque du 5 janvier 2019

Parole à notre évêque du 5 janvier 2019

Ce début d’année 2019 a déjà été marqué pour Mgr Gosselin par une journée partagée avec les évêques à Nevers autour de Bernadette et par une rencontre avec les catéchumènes du diocèse à Maumont. Les Journées mondiales de la jeunesse se profilent : le P. Benoît Lecomte et une Charentaise, Jessica, qui se rendent au Panama ont partagé autour des attentes de ce grand rassemblement.


Le vendredi 4 janvier, Mgr Gosselin partageait 24h à Nevers sous la forme d’un pèlerinage avec les évêques de France. Une initiative relancée depuis l’an dernier. Début 2018, cette journée s’était vécue à Pontmain en Mayenne. Cette journée permet à tous les évêques présents de se retrouver dans un contexte moins dense. Lorsqu’ils participent à leur assemblée à Lourdes, l’ordre du jour est toujours très chargé. « L’idée, c’est de vivre ces 24h avec un peu de gratuité, plus de fraternité si c’est possible et puis de porter dans la prière toutes nos intentions de l’Eglise de France, de nos diocèses. Nous étions à Nevers sur les pas de sainte Bernadette. » Mgr Gosselin se rendait pour la première fois dans le sanctuaire de sainte Bernadette. Durant cette journée, les évêques ont pu suivre sa vie, visité la cathédrale et partagé un temps fraternel, de prière et d’adoration.
Dans ce cadre, les échanges se font simplement lors des repas, en marchant, avec des apartés, des confidences des uns et des autres. Chacun peut ainsi évoquer ce qui le préoccupe dans son diocèse, par exemple sur la dimension missionnaire, la question des vocations ou des finances et faire part aussi d’expériences bonnes ou plus difficiles. « Nous nous rendons compte que les défis sont un peu semblables partout, même si un diocèse très urbain ou avec des métropoles importantes n’a pas du tout les mêmes problèmes qu’un diocèse plus rural comme le nôtre. Mais il y a quand même aussi beaucoup de similitudes. C’est donc un encouragement, une recherche de solutions et des préoccupations que nous voulons porter devant le Seigneur et se dire aussi qu’on ne s’en sort pas tout seul. Je dis toujours qu’un chrétien isolé est un chrétien en danger. Je pense qu’un diocèse isolé serait aussi un diocèse en danger. Nous ne pouvons pas nous en sortir seuls aujourd’hui. Je crois que cette idée de fraternité, de communion est essentielle pour rendre les choses plus acceptables et pouvoir présenter des vœux qui ne soient pas simplement des voeux pieux. Il s’agit d’affirmer une volonté de construire ensemble l’avenir de l’Eglise de France », insiste l’évêque.

Un temps fort au Panama

Samedi 5 janvier, Mgr Gosselin rencontrait les catéchumènes, ces adultes qui se préparent à recevoir le baptême, à l’abbaye de Maumont. L’équipe d’accompagnement qui assure le suivi de ces femmes et de ces hommes y participait également. Ce type de journée se vit chaque année avec tous ceux qui se sont déclarés comme catéchumènes. Pour l’évêque, cette rencontre est une occasion de les connaître. Chaque femme et homme lui écrira pour manifester son désir d’être appelé à recevoir le baptême. « Cette journée représente un moment précieux, heureux. Il s’agit là aussi d’un des fruits de la mission : ceux qui viennent frapper à la porte de l’Eglise pour demander le baptême », souligne Mgr Gosselin. Ces catéchumènes recevront leur sacrement dans les mois à venir, le plus souvent lors des veillées pascales dans les paroisses.
Des 18-35 ans du monde entier s’apprêtent à vivre en janvier un temps fort au Panama avec les Journées mondiales de la jeunesse. Etant donné que ce pays d’Amérique centrale est loin de notre pays et que ce grand rassemblement ne se situe pas dans une période de vacances, les Français sont peu à se rendre sur place. Ils sont quand même 1300, ce qui constitue la deuxième délégation européenne après la Pologne et avant les Italiens. Dans la Province de Poitiers, une vingtaine de jeunes partent au Panama avec l’évêque de Limoges et le Père Benoit Lecomte. « Cette rencontre mondiale constitue un événement qui nous concerne tous. Nous attendons les messages que le Pape va pouvoir nous donner. Nous prierons pour ces jeunes et nous leur demandons de prier pour nous. Que ces jeunes soient vraiment nos ambassadeurs pour dire notre communion avec l’Eglise universelle et qu’ils puissent nous ramener aussi des messages qui soient des messages d’espérance ! », confie l’évêque.

« J’avais envie de répondre à l’appel du Pape »

Dans la deuxième partie de l’émission, pour pouvoir représenter ce groupe de la Province qui part au Panama, deux invités : Jessica, une Charentaise d’origine qui travaille dans les Deux-Sèvres et le Père Benoït Lecomte. Avec ces Journées mondiales de la jeunesse organisées loin de la France et en janvier, seuls des jeunes professionnels ont a priori la possibilité de participer à cette rencontre, à l’image de Jessica qui a pris trois semaines de vacances. Le groupe de la Province de Poitiers rassemble des jeunes actifs d’une moyenne d’âge de 27 ans de milieux sociaux assez divers. Ces jeunes femmes et hommes se sont retrouvés lors d’un week-end en novembre pour se connaître et commencer à partager ensemble.
Jessica va participer pour la première fois à des Journées mondiales de la jeunesse. « J’avais envie de répondre à l’appel du Pape qui invitait les jeunes à sortir de leur canapé. Un matin, je me suis levée et je voulais me prouver des choses. Sur le chemin spirituel qui est le mien en ce moment, j’ai trouvé que c’était un beau projet. J’ai décidé de me lancer dans l’aventure, d’aller découvrir une culture, la manière dont est vécue la foi par des jeunes du monde entier et puis de prendre part à une aventure humaine de groupe, des rencontres des jeunes du Poitou-Charentes. Depuis un an, je vis des choses très fortes. Je me suis beaucoup rapprochée de Dieu. Je sais que c’est une étape mais dans une continuité finalement. Je sais que je ne serai pas seule, qu’il y aura des personnes qui m’ont quittée dernièrement mais qui seront là pour m’encourager et présentes à l’intérieur de moi très fortement. »
Pour cette vingtaine de jeunes de la Province, le programme au Panama s’articulera en deux temps. Pendant quelques jours, la délégation est accueillie dans une paroisse. Ces jeunes feront des activités écologiques, sociales, culturelles. Cette entrée en matière permettra de découvrir le pays, sa population, l’Eglise du Panama, de nouer quelques contacts et de s’immerger dans cette culture aux contours divers. Place ensuite à la semaine internationale à Panama City avec les jeunes du monde entier pour des catéchèses des évêques, le festival de la jeunesse, le forum des vocations, de grandes liturgies pour approfondir le thème qui veut, dans l’esprit du Pape, envoyer les jeunes vers l’avenir. Le Père Benoit Lecomte donne quelques pistes : « on repère que le Panama est la porte d’entrée de l’évangile dans les Amériques. C’est par ce qui deviendra le Panama que l’évangile est arrivé. La plus ancienne trace de l’évangile sur ce grand continent est au Panama. Aujourd’hui, nous entendons parler du Panama comme paradis fiscal, avec les Panama papers, le tourisme. Nous entendons aussi que, dans ce pays, 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Nous pouvons nous demander comment l’Evangile se vit encore aujourd’hui au Panama, qui a accueilli l’évangile il y a très longtemps, dans le partage des richesses, dans l’accueil de tous ? Il y a certainement quelque chose à découvrir et pourquoi pas un message à transmettre au Panama. C’est dans l’échange que tout se vit. »

Erica Walter

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