Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Rencontre Chemin d’espérance 16

Groupes des personnes Séparées, Divorcées remariées ou non.

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« Les pièges de la solitude »

samedi 14 janvier 2017 de 14h30 à 17h00
(3e rencontre du parcours "Parole de Solitude". Il est possible de participer en cas d’absence lors des précédentes rencontres.)


Si la solitude fait partie de l’humain, la Bible nous invite à la dépasser et non à la cultiver : « il n’est pas bon que l’homme soit seul ».

Mais, apprendre à vivre seul, ça peut être aussi se donner un espace de repos et de régénération, et les moyens de sortir de la futilité, de la superficialité de ce monde matérialiste.
Elle a toujours été là la solitude, y compris lors des heurts dans le couple. La solitude réapparaît à des moments forts de notre vie. La vie de couple a fait croire à chacun qu’il n’était plus seul. L’épreuve est sans doute un appel à renouer avec sa solitude fondatrice ; ce qui est sûr, c’est qu’on ne surmontera pas l’épreuve en fuyant, en fondant un nouveau couple, en faisant un autre enfant.

Il existe des pièges face à la solitude, comme : se situer en victime, devenir agressif, la co-dépendance comme jouer au « bon samaritain », chercher refuge exclusivement dans le spirituel en niant les relations humaines, le repli sur soi en renonçant à aller vers l’autre et en cultivant sa douleur, en fuyant dans les paradis artificiels, la culpabilité, (car le premier travail est d’apprendre à s’accepter et à s’aimer), les fausses convictions, l’installation dans la routine avec des rites, un laisser-aller ou un débordement exagéré qui rétrécissent notre horizon .
N’oublions pas les pièges de la société comme le jeu, le luxe, la dissipation, le vin, l’ignorance, la médisance, l’envie, l’oubli de soi-même et de Dieu ou cette injonction au bonheur qui est sous-jacente et permanente dans notre société.

Des questions pour préparer notre rencontre :

  • Quels sont les pièges tendus par la solitude que j’ai distingués ?
  • Ai-je eu alors conscience d’être tombé dans ces pièges ?
  • Comment m’en suis-je rendu compte ?
  • Comment je me ressource ?

Avant la rencontre, nous vous invitons à lire ces paroles du Deutéronome 30, 9-20, en regardant les promesses que fait Dieu et les moyens qu’Il donne pour aller vers la Vie.

Le Seigneur te comblera de bonheur en toutes tes œuvres : il fera fructifier ta famille, ton bétail et ton sol ; oui, de nouveau le Seigneur prendra plaisir à ton bonheur, comme il prenait plaisir au bonheur de tes pères, pourvu que tu écoutes la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses commandements et ses décrets inscrits dans ce livre de la Loi, et que tu reviennes au Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme.
Car cette loi que je te prescris aujourd’hui n’est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte.
Elle n’est pas dans les cieux, pour que tu dises : « Qui montera aux cieux nous la chercher ? Qui nous la fera entendre, afin que nous la mettions en pratique ? »
Elle n’est pas au-delà des mers, pour que tu dises : « Qui se rendra au-delà des mers nous la chercher ? Qui nous la fera entendre, afin que nous la mettions en pratique ? »
Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique.
Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur.
Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession.
Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain.
Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.

Pour poursuivre notre réflexion :

« La solitude, paroles spirituelles » de Bruno Dardelet : La solitude, par Christian Delafon.

« Alors l’un des Douze, appelé Judas Iscariote, se rendit auprès des grands prêtres et leur dit :’Que voulez-vous me donner, et moi je vous le livrerai ?’ Ceux-ci lui versèrent trente pièces d’argent » (Mathieu 26, 14-15). Alors Judas qui l’avait livré, voyant qu’il avait été condamné, fut pris de remords et rapporta les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens : ‘J’ai péché, dit-il en livrant un sang innocent. ‘ Mais ils dirent : ‘Que nous importe ? A toi de voir.’ Jetant alors les pièces dans le sanctuaire, il se retira et s’en alla se pendre » (Mathieu 27, 3-5).
Judas vit un drame. Il faisait partie d’une équipe d’amis ; ils avaient tout quitté pour suivre le Maître ; il était bon, les instruisait, guérissait les malades, leur parlait d’un monde nouveau et mettait dans leur cœur une espérance, inconnue jusqu’alors. Mais Judas n’écoutait pas bien, son regard se voilait et son cœur hésitait ne s’étant pas ouvert profondément aux paroles de Jésus ; il aimait la vie facile et ses séductions, et il avait donc besoin d’argent. Il mesura trop tard les conséquences de son acte et de son autisme au message de l’envoyé de Dieu qu’en entendant la sentence du tribunal. Il ne la supporta pas, il ne se supporta pas non plus et, dans une solitude extrême, se donna la mort.
C’était il y a deux mille ans, mais c’est toujours aussi vrai, trop régulièrement, aujourd’hui. Pour ne pas avoir su discerner l’important de l’essentiel, combien de nos contemporains ont eux-mêmes vécu le drame de cette solitude pour s’être laissés attirer par un irrésistible miroir aux alouettes ?
 
La sagesse de Salomon, dans sa solitude de roi nous éclaire définitivement : « Dieu dit : ‘Demande ce que je dois te donner.’ Salomon répondit : ‘Tu as témoigné une grande bienveillance à ton serviteur David, mon père, étant donné que celui-ci a marché devant toi dans la fidélité, la justice et la droiture du cœur à ton égard ; … moi, je suis un tout jeune homme, je ne sais pas agir en chef… Donne à ton serviteur un cœur plein de jugement pour gouverner un peuple, pour discerner entre le bien et le mal, car qui pourrait gouverner ton peuple qui est si grand ?’ Il plut au regard du Seigneur que Salomon ait fait cette demande ; et Dieu lui dit :’Parce que tu as demandé cela, que tu n’as pas demandé pour toi de longs jours, ni la richesse, ni la vie de tes ennemis, mais que tu as demandé pour toi le discernement du jugement, voici que je fais ce que tu as dit : je te donne un cœur sage et intelligent comme personne ne l’a eu avant toi et comme personne ne l’aura après toi. Et même ce que tu n’as pas demandé, je te le donne aussi » (1 Rois 3,5-12).

En savoir plus

Contact : chemindesperance chez gmail.com - 06 62 00 85 64

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