Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Samedi 11 février 2017 : 6ème dimanche TO A

Samedi 11 février 2017 : 6ème dimanche TO A


Une Bonne Nouvelle à accueillir : celle de la responsabilité de nos relations fraternelles et des liens que nous entretenons les uns avec les autres au quotidien.

Voilà le défi, l’enjeu, l’appel, l’invitation, notre vocation : la vie fraternelle.


Évangile incroyablement étrange, mystérieusement violent et dur.
A le prendre à la lettre, nous voilà découpés en morceaux, œil arraché et main tranchée.
Evangile d’une telle radicalité qu’il paraît impossible à être vécu. Qui pourrait se vanter de n’avoir jamais eu de colère au cœur, de regard accaparant, de parole malsaine, de pensée calculatrice ? Jésus met la barre bien haut : qui, pour l’atteindre ?
Alors cette page d’évangile : annonce d’un échec programmé, ou Bonne Nouvelle ?
Il y a, me semble-t-il, une Bonne Nouvelle à accueillir. Celle de la responsabilité de nos relations fraternelles et des liens que nous entretenons les uns avec les autres au quotidien.
L’enjeu est le rapport à l’autre… aux autres.
Et le corps à ne pas découper est l’Église – mais qu’on pourrait élargir à l’ensemble de l’humanité, car nos relations vont bien au-delà de cercles trop définis. L’Église – ou l’humanité – dont chacun est un membre indispensable.
Voilà le défi, l’enjeu, l’appel, l’invitation, notre vocation : la vie fraternelle.
La fraternité dont il a été question cette semaine lors de la rencontre des équipes d’accompagnement des familles en deuils de nos deux paroisses. Expérience d’accueil, d’écoute, de cheminement commun, de conversion de chacun grâce à une fraternité offerte.
Il en a aussi été question lors de la rencontre des équipes liturgiques pour préparer ensemble le temps du carême et de Pâques : notre temps de carême sera un temps donné pour vivre davantage de la fraternité, nous menant ainsi ensemble vers l’unité dans le mystère pascal.

Reste que la Parole de Jésus est dure et exigeante. Mais elle est avant tout nouvelle.
Nouvelle, parce que jusqu’à maintenant (jusqu’à ces paroles de Jésus, mais peut-être ne sommes-nous pas encore sortis de cette façon de comprendre et de vivre), les rapports entre les hommes – et entre les disciples – sont basés sur une loi, une morale. Il s’agit de répondre objectivement à des préceptes – tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu seras gentil avec ton frère, etc. Ces préceptes sont donnés par une loi à laquelle il convient de se conformer, ne serait-ce qu’extérieurement, pour être déclaré juste. L’on peut mettre en œuvre tous les préceptes et penser le contraire, peu importe, l’ordre moral est assuré. Et cela est vrai ! La paix sociale peut être ainsi atteinte. Mais le cœur et la vie de l’homme peuvent rester en tension, et la violence de nos rapports seulement tapis.
La nouveauté de la parole de Jésus, c’est de faire glisser ses auditeurs – et donc nous aussi - de l’invitation à obéir à la loi, à l’invitation à vivre intérieurement de l’Esprit. Radicalité de la grâce qui devient toute intérieure à l’homme… jusqu’à scruter les moindres mouvements du cœur et du regard, de la pensée et de la parole. Où est ton cœur ? En restes-tu à une obéissance extérieure, ou vis-tu dans le mouvement de l’Esprit qui nous est donné pour que nous ayons la vie ?
L’exigence de la parole de Jésus réside dans l’intériorité de notre vie. Une intériorité qui nous fait vibrer à l’ensemble des membres du corps pour que pas un ne se perde ni ne soit oublié.

Cette page d’évangile nous est offerte le jour de la journée mondiale des malades. Belle coïncidence, qui nous invite à regarder chacun de nos contemporains, et notamment les plus fragiles et les plus fatigués, avec une attention, une tendresse et un amour particulier. Le point de rencontre avec les autres, la ligne d’horizon de nos rapports et de nos échanges est bien dans cette vibration qui rappelle celle des Béatitudes, où le cœur, les larmes, la soif de justice, la douceur et la consolation viennent rejoindre l’autre depuis l’intérieur de nous-mêmes.
Invitation à passer d’une morale utile mais qui peut être stérile, à une incroyable communion dessinant une fraternité universelle.

Que l’Esprit de Jésus vienne lui-même nous conduire sur ce chemin de conversion et de vie, pour répondre à son appel… et entrer dans un divin bonheur.
Amen.

P. Benoît Lecomte

Livre de l’Ecclésiastique 15,15-20.

Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle. Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix. Car la sagesse du Seigneur est grande, fort est son pouvoir, et il voit tout. Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent, il connaît toutes les actions des hommes. Il n’a commandé à personne d’être impie, il n’a donné à personne la permission de pécher.

Psaume 119(118),1-2.4-5.17-18.33-34.

Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout cœur !

Toi, tu promulgues des préceptes
à observer entièrement.
Puissent mes voies s’affermir
à observer tes commandements !

Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai,
j’observerai ta parole.
Ouvre mes yeux,
que je contemple les merveilles de ta loi.

Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ;
à les garder, j’aurai ma récompense.
Montre-moi comment garder ta loi,
que je l’observe de tout cœur.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2,6-10.

Frères, c’est bien de sagesse que nous parlons devant ceux qui sont adultes dans la foi, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dirigent ce monde et qui vont à leur destruction. Au contraire, ce dont nous parlons, c’est de la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, établie par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire. Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture : ‘ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé.’ Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,17-37.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »
Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne commettras pas de meurtre’, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »
Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère.’ Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.
Il a été dit également : ‘Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation’. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. »
Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.’
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

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