Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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            Samedi 1er décembre 2018 :er dimanche de l’Avent C

Samedi 1er décembre 2018 :er dimanche de l’Avent C


Se tenir debout devant le Fils de l’homme, dans l’émerveillement de sa présence et de sa proximité, dans la paix de son amitié, dans une fraternité qui n’a plus de limite.

Parce qu’ « en Lui est la Vie ».


La lecture de l’évangile d’aujourd’hui n’a rien à envier à la lecture d’un rapport du GIEC sur le climat ou d’une prospective de géopolitique internationale. On y trouve la même annonce de catastrophes en tous genres, tant humaine qu’environnementale, à l’échelle locale et mondiale. Et l’évangile de nous inviter, comme les autres rapports, à passer sérieusement et urgemment à l’action pour non pas éviter les phénomènes auxquels on ne pourra désormais plus échapper, mais au moins s’y préparer.
La fin de l’Evangile va pourtant attirer notre attention. Car il s’agit pour nous, à partir d’aujourd’hui, non pas de nous préparer à des catastrophes, mais à la fête de Noël. Cette fête de la douceur et de la joie, de la tendresse et de l’enfance si éloignée des malheurs dont on nous parle partout, et dans l’évangile aussi.
Et la fin de cette page nous dit, comme ouverture d’un chemin d’Avent qui commence : « Ainsi vous aurez la force de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »
Nous tenir debout devant le Fils de l’homme. Voilà le but annoncé. Non pas seulement le but de l’Avent, mais le but de notre existence.
Se tenir debout devant le Fils de l’homme, ce fils attendu dans la crèche, cet enfant Dieu, le Sauveur. Tenir debout devant lui, non pour lui tenir tête mais pour plonger notre regard dans le sien et, tels des amoureux, entrer dans une communion parfaite de confiance et de paix. Tenir debout et être vivant.
Tenir debout. Pas si simple dans le quotidien de nos vies. Combien de fois nous perdons pieds ! Combien de fois nous trébuchons, nous avons l’impression de couler, nous nous retrouvons à terre ! Mais non, tenir debout. Non pas tenir pour tenir, pour la petite gloire de tenir ! Christ accepte nos faiblesses et nos fragilités, lui qui est venu « non pour les bien portants mais pour les malades, non pour les justes mais pour les pécheurs. » Il accepte que nous tombions, que nous ne tenions pas, que nous n’arrivions pas à aimer. Si lui, le Tout Amour, ne l’acceptait plus, à qui irions-nous ? Sa présence et son pardon sont là pour nous relever et nous relever encore.
Mais tenir debout en étant vivant – car on n’est pas vivant en restant allongé toute la journée et en se laissant porter par le temps et les événements. Vivre en restant « éveillés », ouverts, alertes, accueillants. Vivre, en ayant confiance et en se laissant aimer. Et la parole de l’apôtre Paul vient nous réveiller : « que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant. Qu’il affermisse vos cœurs, les rendant irréprochables en sainteté. » Paul entre dans le concret de cette veille et de notre prière. Ce concret, c’est l’amour. L’amour entre nous, l’amour « à l’égard de tous les hommes ». Entrer dans le chemin de l’Avent, se préparer à la fête de Noël, tenir debout devant le Fils de l’homme n’est rien d’autre que ça : s’entraîner, avec lui, avec sa grâce, à aimer. On fait des calendriers de l’Avent pour décompter les jours jusqu’à la nuit très sainte. On pourrait faire ce calendrier en se demandant, chaque jour, chaque matin, ce que je peux faire, ou vivre, aujourd’hui, pour tenir debout devant le Fils de l’homme. Pour entrer dans la communion à laquelle il m’appelle.
Allons plus loin… et si cette posture vivante devant le Fils de l’homme, pour aller à sa rencontre alors qu’il vient à nous, n’était pas déjà un chemin pour devenir fils avec Lui ? Pour participer déjà à sa victoire de l’amour sur toutes les détresses et les catastrophes du monde et de nos vies ? Pour « échapper à tout ce qui doit arriver », non pas parce que nous aurions une recette miracle pour échapper à ce qui s’abat sur toute homme et toute vie, mais parce que par la veille et la prière, nous entrons dans la confiance du Fils de l’homme en Dieu son Père, et dans sa victoire sur toute mort.
Voilà déjà, dans cette page d’évangile, l’annonce de la Bonne Nouvelle de Noël. Celle que nous entendrons résonner au matin du jour de fête, celle que nous révélera l’enfant de la crèche : avec lui, nous devenons enfants de Dieu, avec lui nous sommes invités à devenir toujours davantage des vivants, avec lui nous entrons dans la confiance et l’amour du Père pour chacun de ses enfants, une confiance et un amour indestructibles.
Restons éveillés. Prions en tout temps, personnellement et ensemble. Laissons grandir l’amour entre nous et à l’égard de tous les hommes. Nous nous tenons ainsi debout devant le Fils de l’homme, dans l’émerveillement de sa présence et de sa proximité, dans la paix de son amitié, dans une fraternité qui n’a plus de limite. Parce qu’ « en Lui est la Vie ».
Amen.

P. Benoît Lecomte

Livre de Jérémie 33,14-16.

Voici venir des jours – oracle du Seigneur – où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda : En ces jours-là, en ce temps-là, je ferai germer pour David un Germe de Justice, et il exercera dans le pays le droit et la justice. En ces jours-là, Juda sera sauvé, Jérusalem habitera en sécurité, et voici comment on la nommera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. »

Psaume 25(24),4bc-5ab.8-9.10.14.

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

Les voies du Seigneur sont amour et vérité
pour qui veille à son alliance et à ses lois.
Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ;
à ceux-là, il fait connaître son alliance.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 3,12-13.4,1-2.

Frères, que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant, comme celui que nous avons pour vous.
Et qu’ainsi il affermisse vos cœurs, les rendant irréprochables en sainteté devant Dieu notre Père, lors de la venue de notre Seigneur Jésus avec tous les saints. Amen.
Pour le reste, frères, vous avez appris de nous comment il faut vous conduire pour plaire à Dieu ; et c’est ainsi que vous vous conduisez déjà. Faites donc de nouveaux progrès, nous vous le demandons, oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus.
Vous savez bien quelles instructions nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,25-28.34-36.

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »
Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

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