Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Samedi 2 décembre 2017 : 1er dimanche de l’Avent B

Samedi 2 décembre 2017 : 1er dimanche de l’Avent B


Seigneur, nous voici donc en chemin, personnellement et ensemble, pour vivre la rencontre avec toi en Jésus, ton Fils et notre frère, à travers le visage de tout homme en qui tu te laisses approcher.


Les décorations lumineuses ont habillé nos rues, les premiers éléments de la crèche commencent à prendre place dans notre église, même la neige a commencé à tomber non loin de chez nous… nous voici déjà en marche vers Noël.
Noël, fête de la lumière au milieu de la nuit, joie et excitation des enfants, temps de retrouvailles en familles, mais surtout, mystère d’une rencontre inouïe. Celle de Dieu avec l’humanité, celle de Dieu avec l’Homme en un homme, un bébé, Jésus. Un bébé, comme tant d’autres, qui pourrait passer inaperçu si notre cœur n’était pas ouvert, vigilant, tendu vers sa présence. Si notre cœur n’était pas en état de veille. « Veillez ! », alerte Jésus. Car cette rencontre de Noël, derrière les paillettes de la fête, est si grande et si infime à la fois, qu’on peut la louper et passer à côté. Elle requiert de notre part tant d’attention, car si elle est rencontre avec Dieu, elle se vit aussi par la rencontre avec les autres. Isaïe, déjà, en parlait dans sa prière : « Tu viens rencontrer celui qui pratique avec joie la justice, qui se souvient de toi en suivant tes chemins. »
Cette rencontre, nous allons nous y préparer ensemble tout au long de l’Avent par des rencontres. Nous habituer ensemble à nous décentrer, à ouvrir nos yeux, le cœur, les oreilles et les mains, à découvrir l’autre, à nous laisser surprendre, à accepter de nous laisser déplacer. L’homme parti en voyage dans l’évangile a « demandé au portier de veiller. » Nous sommes les portiers de la porte de notre cœur. Ne nous endormons pas la porte fermée, mais veillons, pour ouvrir cette porte aussi souvent et aussi grand que possible !
Nous commençons fort ce samedi soir avec la rencontre à la mosquée à l’occasion de la fête de Mawlid, l’anniversaire de la naissance de Mahomet. Rencontre de l’autre dans sa tradition religieuse. Ouverture à l’inconnu, peut-être à l’inattendu. Et si le Christ nous attendait déjà là, dans cet autre si étranger ? Dans ce respect mutuel, dans cette bienveillance si précieuse pour notre monde ? Rencontre dans les deux sens, puisque nos amis musulmans viendront à leur tour nous rencontrer lors de la messe de Noël pour partager notre joie de l’Incarnation de Dieu, si étrangère pourtant à leur foi.
Il y aura toute nos rencontres paroissiales. Ce matin déjà, lors de l’assemblée paroissiale, temps de parole confiante et fraternelle où le bien de la communauté chrétienne était au centre des préoccupations de tous et du souci commun. Samedi prochain, avec la Table Ouverte à Maumont, rencontre entre nos deux paroisses et avec les sœurs bénédictines dans un moment de simplicité évangélique et d’accueil mutuel, l’entrée en catéchuménat de Priscilla, samedi prochain aussi, et tant d’autres rencontres, grandes ou petites. Autant d’occasions de rester « vigilant » et en tenue de service.
Et si la rencontre est, d’après le dictionnaire Littré, « l’action d’aller vers quelqu’un qui vient », Saint Paul nous rappelle que « aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ. C’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout, et vous serez sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus Christ. Car Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur. »
Autrement dit, ce chemin de la rencontre n’est pas uniquement le fruit de nos actions. « Seigneur, c’est toi notre père. Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes : nous sommes tous l’ouvrage de ta main ». C’est Lui, Notre Père, qui nous conduit à la rencontre de son Fils. Ce « Notre Père » du nom de cette prière bimillénaire que nous avons à réapprendre aujourd’hui, à l’occasion d’une nouvelle traduction. Nous ne dirons plus « ne nous soumet » pas à la tentation », mais « ne nous laisse pas entrer en tentation. » Cette nouvelle traduction, peut-être plus ajustée aux paroles de Jésus, veut nous aider à éliminer toute mauvaise compréhension du Mystère du Père. Il n’est pas celui qui pourrait nous pousser à faire le mal et que nous devrions implorer pour qu’il ne nous y soumette pas. Dieu n’est pas à l’origine de notre faiblesse ou de la fermeture de notre porte intérieure. C’est bien nous, par l’exercice de notre liberté, qui sommes capables de choisir de faire le mal plutôt que de faire le bien. En demandant au Père de ne pas nous « laisser entrer en tentation », nous reconnaissons que Dieu est plus grand que notre cœur, qu’il est miséricordieux et qu’avec lui nous pouvons, par sa grâce, rester sur le chemin de la rencontre et de la communion avec Lui.
Seigneur, nous voici donc en chemin, personnellement et ensemble, pour vivre la rencontre avec toi en Jésus, ton Fils et notre frère, à travers le visage de tout homme en qui tu te laisses approcher. Dès le début de cette Avent-ure, libère-nous de nos peurs, de nos fatigues, de nos vieillesses, de nos habitudes. Ne laisse pas nos cœurs se fermer, mais donne-nous de les ouvrir tout grand, comme le sera cette crèche où tu te donneras à voir, à toucher, à contempler, à rencontrer. Crèche ouverte à tous les vents, aux vents de notre humanité et des défis de notre temps. Nous venons à toi, pèlerins de ce siècle, et tu viens chaque jour à nous, mystérieusement et fidèlement, par les chemins de nos vies.
Que ce temps d’Avent soit temps de « veille » et d’éveil de notre humanité à la présence de ta divinité en nous !
Amen.

P. Benoît Lecomte

Livre d’Isaïe 63,16b-17.19b.64,2b-7.

Pourtant, c’est toi notre père ! Abraham ne nous connaît pas, Israël ne nous reconnaît pas. C’est toi, Seigneur, notre père ; « Notre-rédempteur-depuis-toujours », tel est ton nom. Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de tes chemins ? Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir et ne plus te craindre ? Reviens, à cause de tes serviteurs, des tribus de ton héritage. Nous sommes comme des gens que tu n’aurais jamais gouvernés, sur lesquels ton nom n’est pas invoqué. Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes seraient ébranlées devant ta face, quand tu ferais des prodiges terrifiants que nous n’espérons plus.
Voici que tu es descendu : les montagnes furent ébranlées devant ta face. Jamais on n’a entendu, jamais on n’a ouï dire, nul œil n’a jamais vu un autre dieu que toi agir ainsi pour celui qui l’attend. Tu viens rencontrer celui qui pratique avec joie la justice, qui se souvient de toi en suivant tes chemins. Tu étais irrité, mais nous avons encore péché, et nous nous sommes égarés. Tous, nous étions comme des gens impurs, et tous nos actes justes n’étaient que linges souillés. Tous, nous étions desséchés comme des feuilles, et nos fautes, comme le vent, nous emportaient. Personne n’invoque plus ton nom, nul ne se réveille pour prendre appui sur toi. Car tu nous as caché ton visage, tu nous as livrés au pouvoir de nos fautes. Mais maintenant, Seigneur, c’est toi notre père. Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes : nous sommes tous l’ouvrage de ta main.

Psaume 80(79),2-3bc.15-16a.18-19.

Berger d’Israël, écoute,
toi qui conduis Joseph, ton troupeau :
resplendis au-dessus des Kéroubim,
Réveille ta vaillance

et viens nous sauver.
Dieu de l’univers reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,

celle qu’a plantée ta main puissante.
Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l’homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n’irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,3-9.

Frères, à vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ. Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour la grâce qu’il vous a donnée dans le Christ Jésus ; en lui vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la parole et de la connaissance de Dieu. Car le témoignage rendu au Christ s’est établi fermement parmi vous. Ainsi, aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ. C’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout, et vous serez sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus Christ. Car Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 13,33-37.

Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

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