Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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            Samedi 23 juin 2018 : 11ème dimanche du TO B

Samedi 23 juin 2018 : 11ème dimanche du TO B




"Jean est son nom"


Mot d’accueil
L’Évangile aujourd’hui nous parle de la naissance de Jean-Baptiste.

Naissance vécue dans des circonstances un peu particulières, cet enfant que l’on n’attendait pas vient réjouir un vieux couple. Tout dans cette naissance semble rompre avec la tradition, bousculer les habitudes. Ce qui semblait noué se dénoue. Il y a bien une coupure, mais seulement pour préparer l’avenir, comme on passe d’une rive à l’autre.

L’histoire est en marche et le futur s’appuie nécessairement sur le passé.

Alors on s’interroge : "Que sera cet enfant ?". Cet enfant de la surprise prépare la venue de l’enfant de la promesse, il sera le relais, il sera la voix qui invite à écouter la Parole de l’Autre, il sera le doigt qui désigne l’Autre.

Prière universelle

- "Il s’appellera Jean"
Recevoir un prénom, c’est être reconnu pour une vie autonome à construire devant Dieu et les hommes.
Nous te présentons tous les enfants du monde et ceux de nos familles.
Entretiens en nous le souci de leur éducation et de leur bonheur. Que nous sachions accueillir leurs aspirations sans vouloir les enfermer dans nos catégories et qu’ils soient demain des acteurs équilibrés et engagés.

- "Jean est son nom"
Que des personnes dans notre monde fracturé n’ont pas de prénoms reconnus sont réduits à l’état de fiches et de numéros.
Donne-nous de reconnaître l’autre pour ce qu’il est, un homme, une femme, un enfant en quête d’identité.

- Donne-nous d’être fraternels avec ceux que nous côtoyons, d’être de ceux qui transmettent paix et sérénité malgré tous les aléas de notre société.

Livre d’Isaïe 49,1-6.

Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois. Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu. Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

Psaume 139(138),1-2.3b.13-14ab.14cd-15ab.

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées,
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Étonnantes sont tes œuvres
toute mon âme le sait.
Mes os n’étaient pas cachés pour toi
quand j’étais façonné dans le secret.

Livre des Actes des Apôtres 13,22-26.

En ces jours-là, dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, Paul disait aux Juifs : « Dieu a, pour nos pères, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : ‘J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés.’ De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus, dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël. Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.” » Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée. »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,57-66.80.

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

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