Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Toussaint : fête de tous les saints

Toussaint : fête de tous les saints

Qui sont-ils ?
Focus sur deux saints de nos églises : Sainte Radegonde et Saint Martin.


A cause de la proximité du calendrier, la piété populaire assimile trop souvent la Toussaint à la fête des morts.


Mais la "Tous-saints" est au contraire la fête des vivants ! Et des vivants heureux.
En ce jour, l’Eglise célèbre, et unit dans sa prière, la foule innombrable de celles et ceux qui ont été amis de Jésus, témoins vivants et lumineux du Christ ressuscité.
Fidèles à l’Evangile, ils se sont mis au service des hommes et des femmes de leur temps.

Dans cette foule innombrable, focalisons notre regard sur deux d’entre eux, saints patrons de deux églises de la paroisse de Baignes : Sainte Radegonde et Saint Martin.

Sainte Radegonde

Fête : le 13 août.


Fille du roi de Thuringe, elle avait treize ans quand les fils de Clovis s’entendirent pour assassiner son père et s’emparer de son pays, en 531.
Elle échut comme butin de guerre à Clotaire, alors roi de Soissons qui voulut l’épouser. Elle s’enfuit, mais, rejointe, elle devint reine durant une vingtaine d’années, épouse d’un mari brutal et débauché. Elle ne tremblait pas devant lui, le laissant s’empiffrer et s’enivrer, tandis qu’à la même table elle mangeait sobrement ses lentilles et son pain sec.

Sainte Radegonde est une des grandes figures de sainteté du Poitou. Préférant renoncer à son titre de reine pour servir les pauvres, elle fonde un monastère à Poitiers après avoir fui le roi Clotaire son mari dont la soif de pouvoir l’a conduit à massacrer sa propre famille.
C’est précisément l’épisode de cette fuite qui est inscrit dans la mémoire collective des chrétiens et des habitants de la paroisse. En effet, pour échapper aux soldats envoyés pour la capturer, Radegonde aurait prié Dieu pour qu’il fasse pousser de l’avoine, lui permettant ainsi de se cacher du roi jaloux.
Cet événement aurait eu lieu à Marconnay dans la commune du Verger-sur-Dive où a été érigée une chapelle en son honneur.
Le sceau de la paroisse porte la Croix du Christ. Au-delà du symbole même de la Croix, cela nous rappelle que Radegonde, ayant pu se procurer une relique de la Vraie Croix, l’a déposée dans le monastère qu’elle avait fondé. Aujourd’hui cette relique peut être vénérée dans l’abbaye de ’Sainte Croix’ à la Cossonnière, commune de Saint Benoît, aux portes de Poitiers.


Sainte Radegonde est Patronne de Poitiers et Patronne secondaire de la France. Saint Fortunat fut son confident et futur évêque de Poitiers et composa le ’Vexilla Régis’ et d’autres hymnes chantées dans la liturgie romaine. Son monastère, l’Abbaye Sainte-Croix, existe toujours depuis 552. C’est le plus vieux monastère féminin ayant une histoire continue depuis plus de 14 siècles.
Une des deux églises de la commune de Baignes-Sainte Radegonde est consacrée à la sainte.

Saint Martin de Tours

Fête : le 11 novembre.

Cette année 2016 marque le 1700ème anniversaire de sa naissance.

Les Églises d’Orient l’appellent aussi "saint Martin le Miséricordieux". Il est né en Pannonie, l’actuelle Hongrie, sur les frontières de l’empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s’enrôler dans l’armée. Il est muté en Gaule et c’est là, qu’à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne la moitié de son manteau (1) et dont il apprend durant la nuit que c’est le Christ qui lui a fait cette demande.

(1) : Martin n’a donné que la moitié de son manteau. Chaque nouvelle recrue de l’armée Romaine recevait un don de l’empereur ou du sénat, correspondant à la moitié de son équipement, l’autre partie était payée par les deniers personnels. Martin n’a donné que la partie du manteau qui lui appartenait. L’autre partie était propriété de l’état romain."


Il hésitait à devenir chrétien, il s’y décide enfin. Il quitte l’armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C’est là qu’il sera enlevé par les habitants de Tours qui en feront leur évêque. Mais l’ancien soldat devenu chrétien ne s’enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera, parcourant les campagnes jusqu’à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, disant : "Seigneur, s’il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur."

Moine-évêque missionnaire, Apôtre de la Gaule, Saint Martin est le premier saint à être vénéré sans avoir subi le martyre.

C’est à la personnalité de son troisième évêque, saint Martin, que la cité de Tours, ainsi que le diocèse dont elle est le centre, doit son rayonnement durant un millénaire.


L’église de Touvérac est consacrée à Saint Martin.
Chaque année, une messe y est célébrée à une date proche du 11 novembre.
Cette année 2016, ce sera le dimanche 6 novembre à 10h30.

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