Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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dimanche 10 avril 2017 : messe des Rameaux

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Que nos rameaux soient signent de joie pour nous et autour de nous, qu’ils nous rappellent à la joie de vivre aujourd’hui, ici et maintenant, et de se savoir aimés inconditionnellement par Celui qui nous aime… jusqu’au bout.


Que dire ?
Que dire de plus qui n’ait été annoncé par la Parole divine reçue à travers ces récits ?
Que dire qui ne risquerait d’enfermer dans une image ou une dimension trop étroite, Celui qui reste l’Eternel, le Tout-Autre, le Tout-Don, le Tout-Donné ?
Que tu viennes par habitude, ou en te posant des questions sur Dieu, ou que tu sois là aujourd’hui par tradition, à l’occasion de la fête des rameaux, ouvre tes oreilles, tes yeux, ton cœur. Reviens à cette Parole. Fais là remonter à ta mémoire, tout à l’heure quand tu rentreras chez toi, ou dans la semaine ou plus tard encore, mais reviens-y.
Ce que nous venons d’entendre, sans grand discours mais avec le simple récit d’un homme livré à la violence et au non-sens des hommes, n’est autre que la Vérité de Dieu.
A toi qui l’implore pour changer le cours des choses quand tu voudrais qu’elles aillent mieux, à toi qui t’inquiète que Dieu ne fasse pas plus pour rendre notre monde et nos vies moins absurdes, voici la réponse de Dieu : Je suis là. Là ! Je ne suis pas un magicien qui jouerait avec la Création, non ! Je suis là. Là avec toi dans tes souffrances, jusque dans leur non-sens. Dans l’absurdité des déchaînements du mal. Je ne regarde pas le monde de haut. « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix », disait Saint Paul. Il ne te laisse pas seul, il te rejoint, amicalement, amoureusement, quoi que tu vives, pour que tu ne sois pas seul. Pour partager tes joies et tes peines.
Mystère du Dieu « Tout-Puissant »… Sa toute puissance est là.
Elle sera là bien plus encore dans le mystère de sa résurrection, au matin de Pâques ! Car il ne se contente pas de te rejoindre, comme pourrait le faire un bon ami. Il te libère ! Et comment pourrait-il te libérer de quoi que ce soit s’il ne te connaissait pas jusqu’à l’intime, s’il ne te rejoignait pas d’abord, amoureusement ? Alors, du plus profond de toi, saisissant tout de ta vie, il pourra t’emporter avec lui dans le tourbillon de Vie. D’une vie plus forte que tout, qui traverse tout, qui assume tout.
Jésus, acclamé comme un roi, mort comme un esclave pour nous rejoindre dans toutes nos morts et nos servitudes, pour nous tirer de là et nous emporter dans sa résurrection. Pas demain ! Aujourd’hui. Maintenant. C’est maintenant le moment favorable. Dieu n’attend pas. Il agit. Là. Et à chaque instant.
Et là, est sa joie et notre joie !
Si nous sommes venus ce matin avec nos rameaux, ce n’est pas pour singer une foule d’il y a 2000 ans à Jérusalem, c’est pour exprimer notre joie de connaître Dieu et d’être ainsi aimé par lui. C’est pour exprimer notre désir de le connaître davantage et de le recevoir au plus profond de nos cœurs. C’est pour lui redire qu’il a sa place en nous et que nous mettons notre espérance et notre confiance en Lui. C’est pour lui dire notre proximité avec Lui et notre joie qu’il soit ainsi à nos côtés.
C’est pour lui confier notre monde, avec ses angoisses, ses coups tordus, ses folies, ses oublis de l’Homme, et avec ses désirs, ses élans, ses bouillonnements de vie, ses espoirs et ses aspirations.
Que nos rameaux soient signent de joie pour nous et autour de nous. Encore une fois, je te le redis, n’en fait pas un gri-gri. Ils n’ont aucun pouvoir magique, même béni. Mais qu’ils nous rappellent à la joie de vivre aujourd’hui, ici et maintenant, et de se savoir aimés inconditionnellement par Celui qui nous aime… jusqu’au bout.
Amen.

P. Benoît Lecomte

Livre d’Isaïe 50,4-7.

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

Psaume 22(21),8-9.17-18a.19-20.22c-24a

Tous ceux qui me voient me bafouent,
ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !
Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

Oui, des chiens me cernent,
une bande de vauriens m’entoure.
Ils me percent les mains et les pieds ;
je peux compter tous mes os.

Ils partagent entre eux mes habits
et tirent au sort mon vêtement.
Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide !

Tu m’as répondu !
Et je proclame ton nom devant mes frères,
je te loue en pleine assemblée.
Vous qui le craignez, louez le Seigneur.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,6-11.

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers,
et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 26,14-75.27,1-66.

Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;
ils disaient : « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! »
De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant :
« Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui !
Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : “Je suis Fils de Dieu.” »
Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.
À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.
Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éli, Éli, lema sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »
Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire.
Les autres disaient : « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »
Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit.
Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent.
Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,
et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens.
À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »
Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir.
Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus.
Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette.
Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé,
et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla.
Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre.
Le lendemain, après le jour de la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate,
en disant : « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : “Trois jours après, je ressusciterai.”
Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : “Il est ressuscité d’entre les morts.” Cette dernière imposture serait pire que la première. »
Pilate leur déclara : « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! »
Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.

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