Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          dimanche 26 novembre 2017 : fëte du Christ Roi

dimanche 26 novembre 2017 : fëte du Christ Roi


La Parole révèle la grandeur et le mystère de l’Homme, jusque dans ses contradictions


Voici la fin de l’année liturgique. Et avec elle, cette page du « Jugement dernier » Le pape Jean-Paul II rappelait que ce serait sur cette page, plus encore que sur notre connaissance des dogmes et des pratiques religieuses, que nous serions jugés à la fin des temps.
Incarnation terrible, qui nous ramène à notre responsabilité, au quotidien de notre vie, à tous ces gestes, toutes ces paroles et tous ces silences, toutes ces présences et toutes ces absences de chaque jour fait sans même en avoir conscience et à partir desquels, pourtant, tout se joue. Mystère de l’incarnation du quotidien, quand Dieu se laisse rencontrer, accueillir et refuser, alors même que nous ne le voyons pas. Mystère de l’incarnation poussée jusqu’à l’extrême puisqu’il est là, ce Dieu roi de l’univers, dans cet homme et cette femme, dans ce vieillard et cet enfant, alors même qu’ils ne me sont pas encore devenus frères et sœurs. Il est là, mendiant d’amour, de respect, de regard, silencieusement.
Cette page est terrible. Elle peut nous renvoyer à tant et tant de culpabilités conscientes et inconscientes ! Qui d’entre nous pourrait se situer du côté des brebis en toute confiance, sans avoir peur de ne jamais avoir été du côté des boucs ? Il y aurait tant et tant à dire sur les malheurs de notre monde et de nos sociétés, sur tous ces malheurs dont nous sommes forcément à un moment ou à un autre, complices ou acteurs ! Toutes les images de violence, d’injustice, de détresse viennent à notre mémoire, et elles sont si nombreuses ! Comment être sûr de ne pas tomber en disgrâce, nous, mendiants de la grâce ? Le couperet est cruel ! Quand, Seigneur, ne t’avons-nous pas aimé ? Nous oublieras-tu dans le « feu éternel » sans dialogue, ni pardon, ni miséricorde ? Notre cœur est inquiet, et si nous comprenons ton appel, à travers cette Parole, à ouvrir tout grand notre cœur, tu nous connais aussi, tu connais nos limites, notre péché, nos égoïsmes, nos impatiences, nos peurs… Tu nous connais mieux que nous mêmes. Tu connais nos intentions et tu sais qu’elles ne sont en général pas mauvaises !
Les paroles que rapporte le prophète Ezékiel viennent à notre secours. « La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit. » La justice de Dieu n’est pas celle des hommes. Son cœur est tendre et miséricordieux. Sa fidélité est sans partage. Sa puissance est infinie : il est le Roi, le Roi de l’univers, de cette royauté insoupçonnée qu’est la puissance de l’amour. Puissance de celui qui vient sauver, relever, guérir, délivrer, libérer. L’apôtre Paul étend cette puissance du Christ en en rendant tout homme bénéficiaire. « Dans le Christ, tous les hommes recevront la vie […] Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils, lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous. » But du but, finalité de l’Histoire et du temps, moment final du jugement dernier.
En cette fin d’année liturgique, la Parole révèle tout de l’homme et de Dieu, de notre responsabilité et de la sienne, de notre capacité et de sa puissance. Elle nous rappelle que nous avons le destin de notre humanité en main, que nous en sommes responsables. Qu’il n’y a pas d’amour de Dieu sans l’amour de nos frères et sœurs, qu’il n’y a pas de prière sans action du quotidien, pas d’eucharistie sans service des pauvres. Elle nous rappelle que nous avons la capacité de faire preuve de bonté, de générosité, de solidarité, d’attention, de chaleur, et nous mets en garde sur notre capacité, aussi, à nous fermer, à rejeter, à fermer les yeux, à avoir le cœur dur. La Parole révèle la grandeur et le mystère de l’Homme, jusque dans ses contradictions : la frontière entre ceux qui sont à droite et ceux qui sont à gauche passe à l’intérieur de chacun de nous.
Elle nous rappelle aussi, cette Parole, la royauté du Christ et la Puissance de Dieu, nous renvoyant à notre liberté et ne cessant de nous rechercher, de nous appeler, de nous inviter, de nous sauver, de nous aimer. Là est son Mystère, le mystère de Celui qui mène le monde à son accomplissement à travers et au-delà de toutes nos actions, le mystère de Celui qui a pris chair de notre chair pour que tout de notre humanité, tout l’homme et tous les hommes, découvrent la sublimité de notre vocation commune, à savoir d’être tous en Dieu, dans une communion éternelle, sous le pouvoir de l’amour plus fort que le mal et que la mort.
Le Christ est roi ! Il l’est à la manière d’un berger, d’un aimant, d’un guide, d’un fiancé épris de tout l’univers, et qu’il fait entrer en Alliance avec sa propre vie, dans la tendresse miséricordieuse du Père, par la grâce du souffle ténu de l’Esprit qui vit en nous. Que notre prière se fasse confiante, en Celui qui conduit l’univers et chacun de nous au bonheur sans fin.
Amen.

P. Benoît Lecomte

Livre d’Ézéchiel 34,11-12.15-17.

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles.
Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées.
C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu.
La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit.
Et toi, mon troupeau – ainsi parle le Seigneur Dieu –, voici que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs.

Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6.

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,20-26.28.

Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.
Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.
En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie,
mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent.
Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.
Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.
Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort,
Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils, lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,31-46.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”
Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

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